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13 juin 2010

Un mythe céleste : Phaéton

Lisez en ligne le mythe raconté par Ovide dans les Métamorphoses sur le site de la BCS. : Ovide, Met, livre II v. 1 à 332.

Pour l'instant, on ne lira que la traduction. Relevez les éléments intéressants pour montrer quelle était la conception du ciel des Romains (astres, positions, fonction/ rôle etc.) Coloriez les mots.

Tous les mots en bleu sont des appels de note : cliquez dessus pour lire la note correspondante.

Pour mercredi : finir la lecture en ligne et le relevé.

Vous pouvez aussi télécharger la traduction ici (v 1- 271, attention il manque les vers 272 à 332) et l'imprimer.

phaéton-blog.doc

 

22:25 Écrit par Vega dans Latin 4ème | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | | |  Imprimer |

Commentaires

Chère madame, permettez-moi de vous fournir la suite du mythe:

Cependant la Terre nourricière, environnée par l'océan, placée entre les eaux de la mer et les sources partout réduites, qui s'étaient cachées dans les entrailles impénétrables de leur mère, la Terre aride souleva jusqu'au cou seulement son visage oppressé; elle mit sa main devant son front et ébranlant tout par l'intensité de ses tremblements, elle s'affaissa un peu au-dessous de sa place ordinaire; puis, de sa voix sainte, elle s'exprima ainsi :
" Si tel est ton arrêt et si je l'ai mérité, pourquoi ta foudre reste-t-elle oisive, ô souverain des dieux?
Si je dois périr par le feu, qu'il me soit permis de périr par le tien et d'alléger mon infortune en songeant que tu en es l'auteur. C'est à peine si je puis entrouvrir ma gorge pour exhaler ces paroles (la chaleur lui avait fermé la bouche); tiens, regarde mes cheveux ravagés par la flamme, toute cette cendre brûlante qui couvre mes yeux et mon visage.
Est-ce là ma récompense, est-ce là le prix dont tu m'honores pour ma fertilité et mes bienfaits, moi qui supporte les blessures du soc recourbé et de la herse, moi qui me laisse travailler toute l'année, moi qui fournis aux troupeaux le feuillage, au genre humain des récoltes d'où il tire une douce nourriture, et à vous-mêmes de l'encens?
Mais pourtant suppose que j'aie mérité ma ruine : quel châtiment ont mérité les eaux et ton frère? Pourquoi voit-on les mers, que le sort lui a attribuées, décroître et descendre plus bas au-dessous des airs?
Si nous n'avons pas, ton frère et moi, assez de crédit auprès de toi pour te toucher, du moins aie pitié de ton ciel; regarde les deux pôles; tous deux fument déjà; si le feu les gagne, vos palais s'écrouleront.
Voici Atlas lui-même qui souffre et peut à peine soutenir sur ses épaules l'axe du monde incandescent.
Si la mer, si la terre, si le palais du ciel périssent, nous retombons dans la confusion de l'antique chaos.
Arrache aux flammes ce qui subsiste et veille au salut de l'univers. " La Terre n'en dit pas davantage; car elle ne put supporter plus longtemps la chaleur ni poursuivre son discours; elle retira sa tête dans son propre sein et dans des antres voisins des mânes.
( Jupiter se décide à agir )
Alors le père tout-puissant, ayant pris à témoin les dieux du ciel, même celui qui avait prêté son char, que le monde, s'il ne venait à son secours, allait périr victime d'un cruel destin, monte à ce sommet de l'empyrée d'où il a coutume d'étendre les nuages sur la vaste terre, d'où il agite le tonnerre, d'où il brandit et lance la foudre.
Mais alors il ne trouva point de nuages à étendre sur la terre, ni de pluies à répandre du ciel. Il tonne et, balançant la foudre du côté de son oreille droite, il l'envoie contre l'aurige; il lui enlève à la fois la vie et le char et arrête les progrès du feu sous ses feux terribles.
Les chevaux épouvantés bondissent en sens contraire; ils retirent leur cou du joug, brisent leurs harnais et s'y dérobent.
Ici gisent les rênes, là l'essieu arraché du timon; ailleurs sont épars sur un large espace les rayons des roues brisées et les restes du char mis en pièces.
Phaéthon, sa chevelure rutilante ravagée par la flamme, roule précipité à travers les airs, où il laisse en passant une longue traînée, semblable à celle que produit parfois une étoile au milieu d'un ciel serein, lorsque sans tomber en effet, elle peut paraître tomber.
Bien loin de sa patrie, dans l'hémisphère opposé, il est reçu par le grand Éridan, qui baigne son visage fimant.
Les Naïades de l'Hespérie déposent dans un tombeau son corps qui fume, consumé par la flamme aux trois dards, et elles inscrivent ces vers sur la pierre: " Ci-gît Phaéthon, conducteur du char de son père; s'il ne réussit pas à le gouverner, du moins il est tombé victime d'une noble audace. "
Le malheureux père, accablé de douleur, avait caché son visage sous un voile de deuil; s'il faut en croire la tradition, un jour s'écoula sans soleil; l'incendie seul éclaira le monde, qui trouva ainsi quelque utilité dans ce désastre.

trés bonne semaine à vous

Écrit par : Felin | 15 juin 2010

Merci Swann ! Tu me rends grand service ! A demain.
Vega

Écrit par : Vega | 15 juin 2010

Au fait, de qui est cette traduction ?

Écrit par : Vega | 15 juin 2010

Les commentaires sont fermés.