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31 mars 2014

Comment débuter un récit ?

L'incipit est un moment important, où vous allez nouer un pacte avec votre lecteur et qui va conditionner la suite de sa lecture et l'atmosphère du récit. Voici quelques pistes pour écrire ce début :

I - Vous faites entrer les personnages en scène :

1 - Présentez les personnages et  décrivez-les, à l'imparfait, pour indiquer leur situation par la suite.
Modèle : conte de fées / Il était une fois ; narrateur externe / omniscient à la 3e personne.
puis : Vous continuez logiquement  avec la suite de l'action.
 
II - Vous vous intéressez au décor, au cadre spatio-temporel : 
 
2 - Vous présentez un élément du décor visuel pour comprendre l'action ou les personnages : modèle Balzac
3 - Vous présentez un élément du décor sonore pour entrer dans l'action, puis vous zoomez sur un détail de l'action.
 
III - Vous vous intéressez à l'action :
 
4 - Vous entrez directement dans l'action faite par un personnage, au passé simple. C'est une attaque "in medias res " qui possède l'avantage de plonger le lecteur directement au cœur de l'action.  Mais il vous faudra quand même délivrer des informations essentielles pour comprendre le récit, et cela rapidement, pour ne pas perdre votre lecteur en route. Ensuite trois possibilités s'offrent à vous  :
a) vous continuez avec cette action et ses conséquences, de façon chronologique et logique.
b) vous l'interrompez avec les pensées du narrateur- personnage. Modèle : Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier ou L'Ami retrouvé, Fred Uhlman
c) vous créez une analepse et vous revenez dans le passé de votre personnage.
 
5 - Vous rapportez des paroles directement par dialogue  ou indirectement.
 
6 - Vous entrez dans les pensées du narrateur- personnage
 
7 - Vous interpellez le lecteur réel (de l'auteur : un vrai lecteur de la vraie vie) ou supposé (du narrateur : c'est un personnage de votre histoire). Modèle : Jacques le Fataliste et son maître.
8 - Vous commencez par une remarque du narrateur, une réflexion. Modèle : Jane Austen, Orgueil et préjugés.
 

Comment écrire une rédaction ?

Voilà la question à se poser. Ces quelques  conseils simples vous permettront de réussir :

Lisez le sujet : les informations importantes sont dedans, ainsi que le type de texte attendu. Il vaut mieux y passer 5 minutes de plus que de risquer un Hors-Sujet qui vous privera de la moyenne.

Au brouillon :

1 - Analysez le sujet :

- quel type de texte?

Si vous choisissez le 2e sujet, (de réflexion), c'est un texte argumentatif qu'il vous faudra écrire. Au moins deux paragraphes détaillés, avec connecteurs, explications et exemples (trois, c'est encore mieux) plus l'intro et la conclusion pour arriver à 50 lignes.

Si vous choisissez le 1er sujet (d'imagination), vous devez faire attention : le type peut être :

a) Narratif : récit, roman, nouvelle, journal intime => quel narrateur ? 1ère personne ? 3e personne ? quel point de vue ? interne , omniscient, externe ?

b) Descriptif : à l’imparfait, avec une organisation de la description et des verbes de mouvement.

c) Théâtral : Pensez aux didascalies, (soulignées et entre parenthèses) et au nom de l’émetteur avant chaque réplique.

d) Dialogué : Attention à la ponctuation : Guillemets au début et à la fin des paroles ; tirets à partir du 2e interlocuteur.

Quelques incises mais pas trop, des verbes de paroles variés et utiles, (après une phrase interrogative, quel est l'intérêt d'écrire "demanda-t-il " ?)

Un dialogue qui fait avancer l’action ou livre les interrogations des personnages. Evitez les salamalecs, il n'y a que dans les parodies ou les mauvaise séries qu'on met dix lignes à se dire bonjour. Utilisez le discours indirect de temps et temps, et surtout le discours indirect libre qui donnera accès aux pensées des personnages. Je consacrerai un prochain billet à l'écriture du dialogue.

-Sur quel(s) thème(s) ? 

-A quelle personne ?

-A quels temps ? S'ils sont imposés par le sujet, notez-les et faites attention aux terminaisons.

Rappel : pour le passé simple : narrateur-personnage à la 1ère personne =  je …ai au 1er goupe, je…is au 2e, je …us / je…is au 3e et je …-ins pour les verbes en -enir.

Narrateur à la 3e personne : il …a au 1er groupe, il …it au 2e, il…it ou il…ut au 3e et il …int pour les verbe en -enir

Si vous écrivez au présent de narration et passé composé, attention aux accords du participe passé ! 

2 - Faites un brouillon : pas un premier jet  qu’il faudra recopier (aucun intérêt) mais une recherche d’idées et de mots et un PLAN, avec des paragraphes. C’est à ce moment-là que vous prévoyez la fin de votre texte.  Dans un récit, prévoyez les étapes qui vous feront passer du début à la fin et demandez-vous si vous voulez les raconter dans l'ordre chronologique ou bien perturber la chronologie : une analepse (un retour en arrière) ou une anticipation créeront toujours un rythme intéressant et dynamique.

Prévoyez toujours la fin. Si vous êtes pressé par le temps, vous saurez au moins où vous irez et vous pourrez rendre un devoir complet. (Ce ne sera pas le cas si vous rédigez votre devoir au brouillon pour le recopier ensuite : 50 lignes, c’est long !)

Toujours au brouillon, rédigez l’introduction et la conclusion, même pour le sujet d’imagination. Courtes (4 lignes) mais bonnes.

L’introduction : Elle débute par un alinéa de 2 carreaux. L’intro du sujet 1 présente la situation, le décor ; l’intro du sujet 2 présente le thème et annonce le plan. Ensuite sautez une ligne.

La conclusion : Elle débute par un alinéa de 2 carreaux. La conclusion clôt le récit évoque une ouverture (par une question), donne des nouvelles du personnage des années plus tard ;  celle du sujet 2 résume vos idées générales et ouvre également (encore une question, ou une évocation d’un art, d’un autre domaine, d’un sujet proche … )

Le développement : le plus gros du travail. Faites toujours des paragraphes, avec des alinéas de 2 carreaux et des connecteurs logiques (de temps, d’opposition, de concession…) qui feront la transition entre vos idées. Même si vous écrivez  plusieurs paragraphes avec des thèmes différents, on doit pouvoir suivre le fil de votre pensée sans revenir au début : à vous de faire le lien pour votre lecteur.  A la fin du développement sautez une ligne. 

A ce moment de l'épreuve, vous êtes à la moitié du temps imparti.

Quand votre PLAN est très détaillé, très précis et que vous avez le début et la fin de votre texte, vous pouvez écrire "au propre" : c'est le moment de penser aux alinéas et aux saut s de ligne. Prenez le temps de penser vos phrases dans la tête, de tester une expression au brouillon

Vocabulaire : écrivez précis, utilisez le dictionnaire que vous avez apporté. Glissez des figures de style : comparaison, métaphore, périphrase, anaphore. Supprimez les répétitions maladroites, employez des pronoms relatifs, des verbes de mouvement, chassez être et avoir s'ils ne sont pas auxiliaires de conjugaison, surtout dans les passages descriptifs. Autorisez-vous un ou deux "Il y a", pas plus ! Vous manquez de verbes de mouvement ? de verbes de dialogue ? Vous avez oublié vos figures de style ? Voyez le magasin des mots ici : http://lateliercarpediem.midiblogs.com/le-magasin-des-mots/

Relisez-vous : faites comme si c’était un journal, le texte de quelqu’un d’autre : si vous trouvez ça intéressant, vous pouvez déjà être fier (ère) de vous !

Orthographe : Relisez-vous avant à nouveau de rendre votre devoir et corrigez les accords. Heureusement que vous écrivez à l'encre effaçable, pas avec un stylo-bille ou feutre :) 

On vous pardonnera de ne pas connaître un mot de vocabulaire, mais on attend de vous que vous sachiez accorder les nom-déterminant-adjectif du GN, le sujet et son verbe et les temps de la conjugaison : revoyez-les régulièrement. Ces règles sont toujours les mêmes. Vous devez non seulement les connaître mais surtout les appliquer.

 

Le culte de l'empereur

Retrouve les images de ces monuments ici :

toutes les constructions demandées par Auguste :

http://www.unicaen.fr/services/cireve/rome/pdr_maquette.php?fichier=visite_historique

puis > le Haut empire > Auguste

l'Ara pacis : 

Sa localisation dans Rome :

http://www.unicaen.fr/services/cireve/rome/pdr_maquette.php?fichier=visite_autel_paix

Les photos des façades, cliquables, avec des très gros plans :

http://arachne.uni-koeln.de/arapacis/index.html

un site complet pour comprendre l'Ara paris et la volonté impérial d'Auguste :

http://www.ac-orleans-tours.fr/lang_anciennes/arapacis/monument/arapacsommairearapac.htm

 

la colonne trajane : 

sa localisation dans Rome :

http://www.unicaen.fr/services/cireve/rome/pdr_maquette.php?fichier=visite_colonne_trajan

http://www.rome-roma.net/colonne-trajane.html

Les détails de la frise sont ici :

http://www.rome-roma.net/empire-romain/roma/colonne-trajane.html

Lecture du jour : Une belle vie à la campagne

Clausae fenestrae manent. Cogito ad verbum scribenti emendantique similis. Notarium voco et die amisso quae formaveram dicto ; abit rursusque revocatur rursusque dimittitur. Ubi hora quarta vel quinta, ut dies suasit, in xystum me vel in cryptoporticum confero, reliqua meditor et dicto. Vehiculum ascendo. Iterum ambulo, unguor, exerceor, lavor. Inveniunt amici ex proximis oppidis, interdumque lasso mihi opportuna interpellatione subveniunt. Venor aliquando, sed non sine pugillaribus. Datur et colonis, ut videtur ipsis, non satis temporis, quorum mihi agrestes querelae litteras nostras et haec urbana opera commendant.

Pline le Jeune (61-114 ap. J.-C.), Lettres , IX, 36

 

Colle ce texte dans Collatinus et lis-le, mot après mot, en t'aidant des infobulles.

D'après ta lecture, Pline se rend-il dans sa villa pour travailler ou pour se détendre ?

07:27 Écrit par Vega dans Latin 3ème | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook | | |  Imprimer |

26 mars 2014

Jupiter, un époux modèle ?

13:43 Écrit par Vega dans Latin 5ème | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  Imprimer |

12 mars 2014

Comment parler d'un livre ?

L'objectif est d'éviter les adjectifs banals et triviaux qui complimentent ou détruisent en bloc sans dire précisément les choses. (Du type « c'est bien, c'est génial, c'est nul, c'est bof »)

Dans un avis personnel, on cherche avant tout à être précis, nuancé.

 

 

I – Si le livre t'a plu, c'est que tu y as trouvé le plaisir que tu cherchais :

 

1 – Des émotions, de la sensibilité :

  • Il est émouvant, poignant, intense, sensible, tendre, gai, joyeux, optimiste, frais ;

  •  

  • les personnages sont attachants, réalistes, bien campés ; tu t'es identifié(e) aux personnages , ils sont denses, complexes, vivants, vrais ;

  •  

  • le livre t'a fait rire, c'est un livre drôle, comique, et même hilarant, plein de fantaisie, sa lecture est tonifiante

2 – de l'aventure :

  • l'histoire est dépaysante si elle te permet de découvrir d'autres univers, d'autres paysages ;
  • elle est palpitante, prenante, captivante, pleine de suspense, à rebondissements

3 – de l'intrigue (roman à énigme, roman policier) :

  • l'histoire est captivante, pleine de suspense, à rebondissements, bien / habilement construite, ingénieuse, bien ficelée (fam.),
  • la chute est surprenante, inattendue, l'intrigue est habile

4 – de l'évasion :

  • c'est un livre distrayant, il est d'une lecture divertissante, dépaysante, exotique, pittoresque

5 – des connaissances nouvelles :

  • il est intéressant, instructif, érudit, bien documenté, original, sa lecture est stimulante, fructueuse, utile.

 

Tu as vraiment beaucoup aimé le livre : il est passionnant, fascinant, foisonnant, magnifique ; tu l'as lu d'une traite, il t'a captivé(e), ensorcelé(e).

 

 

II – Si le livre t'a déplu, c'est peut-être que tu l'as trouvé :

 

  • difficile d'accès : il parle de choses difficiles à comprendre à ton âge, il emploie un vocabulaire ancien car il a été écrit il y a plusieurs siècles ; l'intrigue confuse, embrouillée

  • décevant : tu t'attendais à mieux ; il est inégal : parfois agréable et vif, parfois ennuyeux et raté ;

  • mal écrit, truffé de fautes, lourd, répétitif ;

  • ennuyeux, sans épaisseur : les personnages manquent de vie, ils sont peu fouillés, inconsistants ; personne ne se conduit comme ça.

  • dépourvu d'intérêt, bête, stupide, inepte, pitoyable ( il fait pitié) ; médiocre, fade, banal, trivial, commun, insipide, superficiel

  • pénible, sa lecture est fastidieuse, il est inintéressant, soporifique, bavard ;

  •  

  • invraisemblable, on n'y croit pas une seconde,

  •  

  • mièvre (syn. fam : gnangnan), simplet ;

  • inquiétant, sinistre ; sa lecture t'a mis(e) mal à l'aise, gêné(e), dégoûté(e) ; tu as trouvé le livre répugnant

  • énervant, agaçant, horripilant

 

 

Si tu n'as pas compris, il ne t'a ni plu ni déplu, tu ne peux pas donner ton avis.

11 mars 2014

Méthode pour réussir la dictée

La dictée nécessite de votre part concentration et méthode de relecture. Voici les six grands pièges dans lesquels les élèves tombent chaque année :

  • 1- Les fautes d'accord : sujet-verbe , déterminant-nom-adjectif
  • 2- les terminaisons des verbes
  • 3- L'orthographe des verbes et participes passés se terminant par le son "é" ou "è"
  • 4- Les consonnes doubles
  • 5- Les mots peu ou mal connus, y compris les invariables
  • 6 - Les oublis de mots

MÉTHODE DE TRAVAIL

1- Pendant la dictée :   Soyez très concentrés, notamment pendant la première lecture du professeur ; il lit avec "le ton", fait entendre les liaisons. Repérez- les à l'écoute et attendez-vous à les retrouver pour bien écrire les consonnes finales. C'est pendant cette première lecture que vous découvrirez des difficultés évidentes. Ne décrochez pas votre attention, vous risqueriez de paniquer.   Si vous ne savez pas comment orthographier un mot, mettez un  ? à côté pour  revenir lors de vos relectures. Par exemple : En cet* journée, l'ombre des pilliers(?) permettaient* de trouvé* un peu de fraîcheur.   Espacez      vos      mots      pour      avoir     la      place de    les       corriger         ensuite.                                         

2- Pendant la relecture du texte dicté par le professeur :   Soyez vigilants, ajoutez tout de suite les mots oubliés. Ex : En cet* chaude journée, l'ombre des pilliers (?) permettaient de trouvé* un peu de fraîcheur . Corrigez aussi les fautes évidentes repérées qui sont liées aux accords dans le groupe nominal, avec des mots qui se suivent : En cette chaude journée, l'ombre des pilliers (?) permettaient de trouvé un peu de fraîcheur.   Puis soulignez au crayon les mots sur lesquels vous hésitez encore. Ex : En cette chaude journée, l'ombre des pilliers (?) permettaient de trouvé* un peu de fraîcheur.

3- Au moment de votre relecture personnelle :     

 a)Vérifiez les accords, en reliant mentalement chaque sujet avec son verbe, chaque nom avec son adjectif . Ex : En cette chaude journée, l'ombre des pilliers (?) permettait de trouvé un peu de fraîcheur.                         

b) Cherchez ensuite à remplacer tous les sons en "é" qui posent problème par un verbe du 3è groupe, vouloir par exemple ; dans l'exemple, cela donne "permettait de vouloir"; donc j'écris un infinitif,  trouver avec -e-r. Ex : En cette chaude journée, l'ombre des pilliers ? permettait de trouver un peu de fraîcheur.    

c) Puis prenez une décision pour vos dernières difficultés. Demandez-vous quels mots vous  connaissez qui appartiennent à la même famille que pilliers ? : pile, empiler ; le nom prend donc un seul l. Ex : En cette chaude journée, l'ombre des piliers permettait de trouver un peu de fraîcheur.     

d)Gommez les traces de crayon, les mots soulignés : Ex : En cette chaude journée, l'ombre des piliers permettait de trouver un peu de fraîcheur.

 

Exercice

Que de fautes !  En te souvenant des six grands pièges de la dictée, applique un raisonnement logique à l'orthographe de ce texte et corrige les 31  erreurs qui y sont semées.

Cette dictée comporte trop de faute. Une relecture atentive vous permettrez de les corrigées. Mais hélas ! Vous n'êtes pas concentrer. Il est absolumant nécésaire de vous mettre au calme. Si vous  aviez eu à écrire le mot antropologue ou le mot mysentrope, je comprendré vos ésitations léjitimes ! Mais là, il n'enait rien. Avec un  peu de métode,vous pourrié réusir dans cet matière et comblées vos lacune. vos notes serait s'en nulle doute meilleure. Alors, ses dicters que vous avé toujour temps redouté ne vous feront plus peur et n'aurons plus aucuns secrets pour vous.