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12 septembre 2010

calendrier romain : La division du temps

Ouvre le fichier joint sur la division du temps, conçu par mon collègue de Grenoble Robert Delord (tu peux l'imprimer si besoin)

division du temps.pdf

et regardons ensemble comment les Romains concevaient le temps qui passe.

D'où viennent nos noms de mois ?

Si tu compares nos heures et les heures romaines , quels sont les points communs et les différences que tu constates ?

Quelles observations peux-tu faire sur le calendrier romain ?

ÉCRITURE pour jeudi 16 / 09 : à poster dans les commentaires.

Invente un court texte pour te présenter en indiquant la date du jour où tu postes et celle de ton anniversaire .

Aide grammaticale : si tu es né le jour pile d'une fête, emploie l'ablatif.

Si tu es né la veille d'une fête, emploie aussi l'ablatif.

Pour tous les autres jours, emploie ante + l'accusatif ( ex : ante diem tertium = le 3è jour avant…)

vocabulaire : Hodie : aujourd'hui ; natus sum si tu es un garçon,  / nata sum si tu es une fille.

23 mars 2009

23 mars, ante diem decimum Kalendas Apriles

Nouveau jour de fête pour l'armée : aujourd'hui c'est le Tubilustrium, jour de purification (lustratio) des trompettes (tubae).

09:58 Écrit par Vega dans Calendrier romain | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire |  Facebook | | |  Imprimer |

19 mars 2009

19 mars, ante diem quartumdecimum Kalendas Apriles

C'est aujourd'hui jour de fête : le Quinquatrus. Il s'agit d'un rite de purification (lustratio) de l'armée avant de reprendre les combats, car ils sont arrêtés depuis le 15 Octobre, jour de l'October Equus, le cheval d'Octobre. On ne combat en effet que durant la "belle saison".

Mars est le mois du dieu de la guerre : on a fêté 4 jours plus tôt les Equirria ; à présent toute l'armée est réunie au Champ de Mars . On mène une grande procession (pompa, d'où l'expression "en grandes pompes", qui n'a rien à voir avec les chaussures ) qui fait trois fois le tour de l'armée à purifier ; à la fin de cette pompa, on sacrifie un porc (sus), une brebis (ovis) et un taureau (taurus) pour clore la cérémonie, sacrifice qu'on nomme suovetaurile.

Sacrifice en l'honneur de Mars-

Marbre- Champ de Mars- vers 48 ap JC

 

sacrificemars.jpg

D'autres renseignements sur le suovetaurile sur le site faustula.free :http://faustula.free.fr/religion/suovetaurile.html

09:44 Écrit par Vega dans Calendrier romain | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire |  Facebook | | |  Imprimer |

17 mars 2009

17 Mars, ante diem sextumdecimum Kalendas Apriles

Les Ides étaient avant-hier, nous sommes donc le 16 ème jour des Kalendes d'Avril.
Rome fête le dieu Liber et l'arrivée du printemps en organisant les Liberalia. Liber Pater, dieu de la vigne, a été dès le début de la République romaine confondu avec Bacchus.
Ce jour-là, les jeunes garçons quittent définitivement l'enfance, la pueritia pour entrer dans le monde adulte.
Ils enlèvent leur bulla de cuir ( scortea) ou d'or (aurea) qu'ils portaient au cou
ainsi que leur toga praetexta, bordée d'une large bande pourpre comme les sénateurs; ils vont consacrer ces deux attributs de leur enfance aux dieux Lares de leur maison et prennent la toga virilis ou toga libera, toute blanche, un peu grisâtre en fait, qui sera leur costume de citoyen romain. Ce sont désormais des hommes et non plus des enfants: ils ont environ 17 ans, parfois moins si leur père le décide.
Le changement de costume symbolise la force nouvelle du jeune homme, qui le rend apte à se protéger lui-même, sans recours aux pouvoirs magiques de sa bulla.
Mais d'où leur vient cette bulla ? Revenons quelques années en arrière.

Elle a été donnée au bébé au cours de la cérémonie de la Lustratio, jour du dies Lustricus, 8ème jour de vie pour les filles, 9 ème pour les garçons. Le paterfamilias , père, grand-père voire arrière grand-père paternel s'il est encore en vie, ou tout représentant qui puisse agir à sa place, a soulevé l'enfant de terre (tollere filium) pour le reconnaître et l'a pris dans ses bras: L'enfant a été purifié -lustratus- puis on lui a mis autour du cou la bulla, petit sac rempli d'amulettes qui le protégera toute son enfance et, enfin, on lui a donné son praenomen qui lui permet de devenir un individu au sein de sa gens.

A partir de là, une foule de divinités va veiller sur lui: Cuba sur son sommeil, Fabulinus sur sa parole ; Potina et Educa le feront bien boire et bien manger ; Abeona et Adeona guideront ses premiers pas, Iterduca le protégera lors de ses promenades dans la rue et Domiduca le ramènera à la maison.
007. Jeune enfant romain en toge, portant la bulla (1er s. p.C.).jpg

Jeune enfant romain en toge, portant la bulla (1er s. p.C.)enfant_bulla.jpg

Statue en bronze (premier quart du Ier s. av. J.-C.).
Paris, Louvre MNB br. 17
© I. Villeveygoux


Ayant quitté ses insignes d'enfance, le jeune homme fait ensuite un sacrifice aux dieux et se rend avec toute sa famille, les amis et clients de son père, sur le Capitole afin de faire un sacrifice dans la chapelle de Juventas, déesse de la Jeunesse; toute la ville est en fête. C'est une fête joyeuse, un peu carnavalesque.
Ovide raconte que de vieilles femmes couronnées de lierre, appelées "prêtresses de Liber Pater", vendent dans les rues du vin et des galettes chaudes, enduites de miel et pétrie : les liba. Ces prêtresses prélèvent une partie de la galette pour la brûler, au nom de l'acheteur, en l'honneur de Liber Pater, sur un foyer portatif (foculus).

00:00 Écrit par Vega dans Calendrier romain | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  Imprimer |

15 mars 2009

15 mars, die Idibus Martiis

Aujourd'hui Jour des Ides de Mars, c'est la fête des Equirria, fête équestre en l'honneur du dieu Mars, pendant laquelle on accomplit des rites de purification des chevaux.

Mais nous commémorons aussi et surtout la mort de Jules César, assassiné en 44 avant J.C.
La légende, Vox Populi et les cours d'histoire racontent qu'il est mort assassiné par des conjurés, parmi lesquels Brutus, son fils; ce qui lui aurait permis de dire cette phrase célébrissime entre toutes et incluse au Panthéon des grandes phrases: TU QUOQUE , FILI : toi aussi, mon fils. Goscinny et Uderzo reprennent la formule comme un gag récurrent, ici dans Astérix gladiateur:

tuquoque.jpg


Le hic, c' est qu'il l'a prononcée en grec, sa langue presque maternelle; César était bilingue latin- grec, comme tous les gens cultivés et bien éduqués de son époque. Suétone écrit ainsi dans la Vie des douze Césars, livre I, 82:
etsi tradiderunt quidam Marco Bruto irruenti dixisse: kai su teknon
Toutefois, quelques écrivains rapportent que, voyant s'avancer contre lui Marcus Brutus, il dit en grec: "Et toi aussi, mon fils!"

Tu peux lire ici le récit de sa mort chez Suétone:
L’assassinat de Jules César

Tandis qu’il s’asseyait, les conjurés l’entourèrent, sous prétexte de lui rendre hommage, et tout de suite Tillius Cimber, qui s’était chargé du premier rôle, s’approcha davantage, comme pour lui demander une faveur ; mais César faisant un signe de refus et le renvoyant à un autre moment, Tillius saisit sa toge aux deux épaules ; alors, comme César s’écriait : « Cette fois, c’est de la violence ! » l’un des deux Casca le blessa par derrière, un peu au-dessous de la gorge. César, lui ayant saisi le bras, le transperça de son poinçon, et essaya de s’élancer en avant, mais il fut arrêté par une autre blessure. S’apercevant alors que de toutes parts on l’attaquait, le poignard à la main, il enroula sa toge autour de sa tête, tandis que de sa main gauche il en faisait glisser les plis jusqu’au bas de ses jambes, pour tomber avec plus de décence, le corps voilé jusqu’en bas. Il fut ainsi percé de vingt-trois blessures, n’ayant poussé qu’un gémissement au premier coup, sans une parole ; pourtant, d’après certains, il aurait dit à Marcus Brutus qui se précipitait sur lui : « Toi aussi, mon fils ! » Tous s’enfuyant en désordre, assez longtemps il resta sur le sol, privé de vie, puis on le déposa sur une civière, un bras pendant, et trois simples esclaves le rapportèrent chez lui. Or, parmi tant de blessures, d’après le médecin Antistius, il ne s’en trouva pas de mortelle, excepté celle qu’il avait reçue à la poitrine, en second lieu.
Suétone , Vie des douze Césars, livre I


et là celui de ses funérailles

Quand la date des funérailles eut été annoncée, on dressa le bûcher sur le Champ de Mars, à côté du tombeau de Julie, et l’on édifia devant la tribune aux harangues une chapelle dorée sur le modèle du temple de Venus Genetrix ; à l’intérieur fut placé un lit d’ivoire tendu de pourpre et d’or, et à sa tête, un trophée avec les habits portés par César au moment du meurtre. Comme la journée ne paraissait pas devoir suffire au défilé des personnes portant des offrandes, on édicta que chacune d’elles, sans observer aucun ordre, les apporterait au Champ de Mars, en suivant l’itinéraire qu’il lui plairait.
Au cours des jeux funèbres, on chanta les vers propres à inspirer de la pitié pour César et de la haine contre ses assassins (…).
En guise d’éloge funèbre, le consul Antoine fit lire par un crieur le sénatus-consulte qui avait décerné collectivement à César tous les honneurs divins et humains, ainsi que le serment par lequel tous les sénateurs s’étaient engagés à défendre la vie du seul César ; il n’ajouta lui-même que fort peu de mots.
Le lit funèbre fut porté au forum devant la tribune aux harangues par des magistrats en exercice ou sortis de charge. Les uns voulaient qu’on le brûlât dans le sanctuaire de Jupiter Capitolin, les autres, dans la curie de Pompée, mais tout à coup deux hommes ayant un glaive à la ceinture et tenant chacun deux javelots y mirent le feu avec des cierges allumés et à l’instant la foule des spectateurs entassa autour de lui du bois sec, les banquettes et les tribunaux des juges, enfin tous les présents qu’elle pouvait trouver. Ensuite, des joueurs de flûte et des acteurs, se dépouillant des habits empruntés à l’appareil des triomphes, qu’ils avaient revêtus pour la circonstance, les déchirèrent et les jetèrent dans les flammes ; les vétérans de ses légions y jetèrent les armes dont ils s’étaient parés pour les funérailles ; et même un grand nombre de matrones, les bijoux qu’elles portaient, avec les bulles et les prétextes de leurs enfants. Outre ces manifestations solennelles de la douleur publique, les colonies étrangères prirent le deuil séparément, chacune à sa manière, tout spécialement les Juifs, qui allèrent jusqu’à se réunir plusieurs nuits de suite autour de son tombeau. (…)

César mourut dans sa cinquante-sixième année et fut mis au nombre des dieux, non point seulement par un décision toute formelle des sénateurs, mais suivant la conviction intime du vulgaire. En effet, au cours des premiers jeux que célébrait en son honneur, après son apothéose, Auguste, son héritier, une comète, qui apparaissait vers la onzième heure, brilla pendant sept jours consécutifs et l’on crut que c’était l’âme de César admis au ciel : voilà pourquoi on le représente avec une étoile au-dessus de sa tête. On décida de murer la curie où il avait été assassiné, de nommer les ides de Mars « Jour parricide », et d’interdire à tout jamais au sénat de se réunir à cette date.
Quant à ses meurtriers, aucun, ou peut s’en faut, ne lui survécut plus de trois ans et ne périt de mort naturelle.
Suétone, Vie des douze Césars, Livre I, LXXXIV-LXXXIX
Traduction de Henri Ailloud, ed. Folio

Après la mort de César, Brutus, son fils adoptif, s'adresse aux Romains; voici le discours que Shakespeare lui prête:

" Romains, concitoyens, amis ! [...] Jugez-moi dans votre sagesse, et réveillez vos sens pour être meilleurs juges. Que s'il est dans cette assemblée quelque ami de César, je lui dis : Brutus n'aimait pas moins que vous César. Que si cet ami me demande pourquoi Brutus se leva contre César, voici ma réponse : j'aimais César autant, mais j'aimais Rome davantage. Préféreriez-vous César vivant, qui vous ferait tous mourir esclaves, à César mort, qui vous fait tous vivre libres ? César m'aimait, je le pleure; il fut fortuné, je m'en réjouis; il fut vaillant, je l'honore; il fut ambitieux, je le tue. Voici des larmes pour son amitié, de la joie pour sa fortune, de l'honneur pour sa vaillance et, pour son ambition, la mort. Qui est assez bas ici pour vouloir être un esclave ? S'il y en a un, qu'il parle : je l'ai offensé. Qui est ici assez sauvage pour ne pas vouloir être Romain ? S'il y en a un, qu'il parle : je l'ai offensé; Qui est ici assez vil pour ne pas aimer sa patrie ? S'il y en a un, qu'il parle : je l'ai offensé. "

Shakespeare, J. César, III, 2 (trad. E. Fleg, éd. Pléiade)

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01 mars 2009

1er Mars, die Kalendis Martiis

Aujourd'hui jour des Kalendes de Mars, c'est la fête des mères à Rome!
Les Matronalia sont l'occasion d'offrir des présents et de formuler des voeux en leur honneur.
(Ça ne vous rappelle rien?)

15:22 Écrit par Vega dans Calendrier romain | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  Imprimer |

15 février 2009

15 février, die Idibus Februariis

Jour des Ides de Février, c'est la fête des Lupercalia . Fête de la Fécondité et de la purification du territoire, on y accomplit un curieux rite.
On y rencontre d'abord 12 Luperques, prêtres dont la création passe pour antérieure à Romulus. Ils sont traditionnellement recrutés dans deux grandes gentes: les Quinctilii et les Fabii. Tous les ans , ils exécutent des rituels magiques pour défendre les bergeries contre les loups. Puis ils parcourent les rues de Rome presque nus et frappent avec des fouets faits de lanières de cuir de bouc toutes les femmes qui désirent des enfants, mais aussi des troupeaux ou de bonnes récoltes.
Ces fêtes de la Fécondité ont été instaurées en l'honneur de Lupercus, le loup-cervier, également nommé Faunus, plus tard assimilé au dieu Pan des Grecs.

16:33 Écrit par Vega dans Calendrier romain | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  Imprimer |

13 février 2009

du 13 février , d. Idibus Februariis ,au 21 Février, les Feralia

Période des Feralia, journées des morts. On attribue son institution à Enée. Pendant 9 jours, tout Rome rend publiquement hommage aux Mânes, les âmes des morts. Aucune affaire publique n'est traitée, les élections sont suspendues, les célébrations de mariage sont interdites, les temples sont fermés.

16:47 Écrit par Vega dans Calendrier romain | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  Imprimer |