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15 mai 2015

Subordonnées de condition : autocorrection

Bonsoir les 3e, voici la correction promise pour que vous puissiez terminer votre travail (avant de partir en Espagne, chanceux :)

Ex 1 : Souligne les propositions subordonnées de condition et entoure le subordonnant : (je colorierai le subordonnant en bleu)

1) Ses parents ont accepté de le recevoir à condition qu’il ne parle pas de religion.

2) Si vous voulez continuer à vous voir, il faudra ne pas parler de religion.

3) Pour peu que le professeur adhère à ses idées, il pourra continuer ses brimades.

4) Je t’ai apporté le tract, au cas où tu ne l’aurais jamais lu.

5) Dès lors que vous aurez frappé un camarade, vous serez sanctionné.

Ex 2 : Recopie les phrases en conjuguant le verbe de la subordonnée aux temps et mode qui conviennent : (j'ajoute en complément ce que je vous aurais demandé en classe : l'identification du verbe et la valeur de la subordonnée de condition : potentiel / irréel du présent / irréel du passé)

1) Il viendra avec plaisir en classe, pour peu que vous sachiez être corrects. Présent du subjonctif. potentiel

2) Si ç' avait été possible, Hans aurait préféré ne pas se battre. plus-que parfait de l'indicatif. Irréel du passé

3) Au cas où Hans rencontrerait le groupe d’élèves, il serait préférable de les éviter. Conditionnel simple ou conditionnel présent, irréel du présent.

4) Conrad l’aurait aidé si Hans le lui avait demandé. Plus-que-parfait de l'indicatif, irréel du passé.

5) Il vous laissera entrer dans la classe à condition que vous respectiez les autres élèves. Présent du subjonctif . Potentiel

16:38 Écrit par Vega dans Français 3ème | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grammaire |  Facebook | | |  Imprimer |

11 mai 2015

Le théâtre est un genre

A ) Les origines antiques

Remets les éléments suivants à leur place dans le tableau placé en dessous :

- Apparu à la fin -VIe siècle, le genre domine au -Ve siècle

- Apparu en -486, lors des grandes Dyonisies (jeux comiques)

- « Corriger les hommes en les divertissant » Molière, Premier Placet sur Tartuffe

- Culte à Dionysos pour lequel on sacrifie un bouc (tragos en grec)

- Culte à Dionysos avec des cortèges (kômoi), où l'on entend des plaisanteries et des chansons

- Fin funeste, inévitable sanction des erreurs

- Fin heureuse

- « Par la pitié et la crainte [elle] purge ses semblables de ses passions » Aristote, Poétique VI, 2

- Personnages illustres, ils vivent des combats, des passions, des douleurs exceptionnelles

- Plaisanteries grossières, tirades satiriques contre les personnages publics, caricature des dieux

- Récits issus de la mythologie et de l’histoire antique

- Situation familiale associant amour, argent et quiproquos, types sociaux caricaturés, faciles à identifier (père avare, belle-mère acariâtre, etc.)

 

 

La tragédie

La comédie

Origines du genre

 

 

Date de création

 

 

Définition du genre

 

 

Thèmes

 

 

Personnages

 

 

La fin

 

 

 B) Le théâtre en Europe du XVIe au XVIIIe siècle : Commedia dell’arte, Baroque, classicisme

 Complète le tableau ci-dessous qui te permettra d’avoir une vue d’ensemble de ces trois mouvements et des genres théâtraux qu’ils ont produits.

- Apparaît à la fin du XVIe siècle

- Apparaît dans la 2e moitié du XVIIe siècle

- Concerne tous les arts (peinture, sculpture, littérature, architecture, musique)

- Les pièces se caractérisent par des intrigues à rebondissement, un mélange des tons (comique, tragique)

- Les pièces se conforment à la règle des trois unités formulée par le poète français Boileau dans Poétique : « Qu'en un lieu, qu'en un jour, un seul fait accompli / Tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli. »

- Mot d’origine portugaise qui désigne une perle ou une pierre irrégulière

- Mot italien qui signifie « théâtre interprété par des gens de l’art »

- Ne concerne que le théâtre

- Né en Italie, se répand en Europe

- Né en France, il concerne surtout ce pays

- Une règle de bienséance interdit ce qui peut choquer le spectateur (meurtre sur scène par ex.) ainsi que le mélange des genres (comédie, tragédie).

- Uniquement comiques, les pièces se composent de lazzis (plaisanteries burlesques, jeux de mots, grimaces, acrobaties)

 

Conseil : complète le tableau ligne par ligne, tu trouveras plus facilement les réponses.

 

 

Commedia dell’arte

Baroque

Classicisme

Origine du mot

 

 

Mot français qui vient de l’adjectif classique

Apparition du mouvement

Apparaît au XVe siècle

 

 

Lieu de naissance du mouvement

 

Né en Italie, se répand dans toute l’Europe

 

Arts concernés

 

 

Concerne tous les arts (peinture, sculpture, littérature, architecture, musique)

Caractéristiques

Les pièces se fondent sur l’improvisation des acteurs qui travaillent à partir d’une simple trame

 

 

Mélange des genres et des tons

 

On trouve aussi bien des combats à l’épée, des scènes d’amour que des scènes comiques

 

Si le tableau n'apparaît pas bien , tu peux télécharger le document  avec le lien ci-dessous et le compléter :

théâtre 17è.doc 

01 décembre 2014

De beaux modèles de description chez François Place et Timothée de Fombelle

Bonjour, 

 je te propose aujourd'hui d'embellir ton style par imitation, comme les peintres le font en allant copier des tableaux dans les musées. En guise de tableaux de maîtres, voici des extraits de François Place (Atlas des Géographes d'Orbae) et Timothée de Fombelle ( Le livre de Perle, son tout dernier roman - aucun spoiler ! )

Observe comment ils parviennent à rendre leur description vivante et dynamique :

1 - les objets inanimés sont presque tous sujets d'un verbe d'action.

Des rochers, qu’il fallait escalader, perçaient de leur masse sombre les feuillages.  François Place. 

 2 - Ici la description est organisée et présentée par des phrases nominales pleines de références aux sens.

La plage était large et blanche. Au-dessus d'elle le noir des forêts, en dessous les rouleaux de mer, la mousse éclatante, et partout le bruit de cette mer, la tiédeur de la nuit plus lumineuse que le jour.

 3 - des exemples de métaphore qui se présente comme une énigme et trouve sa résolution à la fin du paragraphe :

Une lumière apparut loin devant moi : une tache de lumière qui ondulait. C'était une forme carrée posée par terre dans le noir. Un petit tapis d'or liquide. Il bougeait. Je fermai les yeux. En les rouvrant je vis que le tapis était toujours là. Mais lorsque j'avançai vers lui, mes pieds s'enfoncèrent dans le sol. Je compris enfin ce qui se passait. Il y avait, juste là, une large rivière. Je l'entendais frémir. Et la tache de lumière aux carreaux d'or était le reflet d'une fenêtre éclairée dans l'eau.

4- Ici une personnification : par le verbe "devenir" la tristesse passe du statut d'inanimé à celui d'humain, puis Fombelle la caractérise par 3 éléments : l'alliance, la marche et l'apprivoisement.

Je n'avais pas oublié le désespoir qui m'avait jeté dans les bois. Cette tristesse devenait une alliée, elle marchait avec moi dans l'obscurité. Je l'apprivoisais.

Timothée de Fombelle, Le livre de Perle

27 mai 2014

L'Affiche Rouge / Strophes pour se souvenir, Louis Aragon

Etude conjointe poème et image : Manuel Magnard.

Pour ceux qui ont oublié leur manuel :

affiche rouge en très grand : ou ci-dessous 1

Texte du poème ici ou à télécharger : Strophes pour se souvenir.doc

Aragon, poète résistant, a rédigé en 1955  ce poème, soit 11 ans après le moment où la propagande nazie a placardé 150 000 affiches sur les murs de France. Conséquence voulue de cette propagande, 23 résistants ont été arrêtés et fusillés en février 1944.

diaporama étude de l' affiche :afficherouge.ppt

Questions pour l'étude du poème :

  1. Dans ce poème il y a 4 situations d'énonciation différentes : repère-les => qui parle à qui, quand, pourquoi ? +  n° des vers. 
  2. v 19 à 30 : quelles qualités du poète arménien Manouchian sont mises en valeur ?
  3. v.19 à 30 relève le champ lexical de la lumière. A quoi est-il lié ? Quelle figure de style reconnais-tu v. 21, 22 et 27 ?
  4. 2e strophe et dernière strophe : relève une comparaison+ une métaphore et explique-les.
  5. Pour quoi / pour qui  Aragon a-t-il écrit ce poème ?

 

 

Pour aller plus loin, lisez les pages - riches, intéressantes ! - que consacre à l'Affiche rouge Daniel Mermet dans son émission Là-bas si j'y suis, (vers 17 h sur France Inter)

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=216

écoutez l'interprétation de Léo Ferré qui a mis en musque le poème d'Aragon :

Paroles et clip de Léo Ferré - L'affiche Rouge

ou celle de Catherine Sauvage (chez vous, les vidéos ne sont pas lisibles au collège)

  1. Affiche_rouge_tgd.jpg

02 avril 2014

Comment écrire un dialogue ?

La qualité fondamentale d'un dialogue, c'est qu'il puisse faire avancer l'action, livrer des informations importantes sur les personnages : leur tempérament, leur passé. Qu'on y sente leur façon de s'exprimer.  Son défaut principal, par conséquent, c'est le bavardage : parler pour ne rien dire, mettre quatre répliques à se dire bonjour, répéter par un verbe de parole ce que la parole en question fait déjà comprendre. 

Lançons-nous dans le vif du sujet : dialogue de récit ou de théâtre, seules la forme et la ponctuation vont changer.

Tout d'abord, un peu de réflexion : demandez-vous quelle est la situation de communication entre vos personnages. Où cet échange  a-t-il lieu ? Quand ? Pourquoi  se parlent-ils ? C'est une rencontre ? Ils veulent entrer en contact. C'est une discussion ? Ils veulent obtenir des informations, faire agir l'autre.

Quel est le thème du dialogue ? Quel est son but ? Raconter, expliquer, exprimer des sentiments, argumenter, défendre une opinion, attaquer l'opinion de l'autre ?

Quel est le caractère de vos personnages ? Cela va influer sur leur façon de parler, de questionner ou de répondre, sur leur quantité de paroles aussi. Il faudra adapter leur niveau de langue et toujours éviter les grossièretés ou les  grosses familiarités.

Dans un récit, vous pouvez faire parler vos personnages de trois manières différentes :

1 - le discours direct : les paroles sont retranscrites exactement comme elles ont été dites. Côté ponctuation, il faut des guillemets au début et  à la fin des paroles et tirets à partir du 2e interlocuteur. Il est écrit aux temps du présent (d'énonciation), on y trouve aussi de l'imparfait, du passés opposé, du conditionnel, du plus-que-parfait. On y trouve des marques d'oralité :

=>Il ricana : "Franchement, qu'est-ce que ça peut bien me faire, maintenant, hein ? Elle est partie hier, ta frangine ! "

2 - le discours indirect : un verbe de parole suivi de que (il dit que , il répondit que, il objecta que...) qui introduit une subordonnée conjonctive complétive , ou demanda si et une subordonnée interrogative indirecte. Les paroles sont modifiées dans leurs temps, leurs personnes pour respecter la concordance des temps. Souvent  les adverbes d'énonciation sont modifiés (hier devient la veille etc.) et les marque d'oralité sont supprimées.

=>Il demanda ironiquement ce que ça pouvait bien lui faire à présent. Sa sœur était partie la veille.

3 - le discours indirect libre : il démarre par un verbe de parole, sans que et sans subordination. Les personnes et les temps sont modifiés pour respecter la concordance des temps. Mais on conserve le phrasé de l'oral, les marques d'oralité et les adverbes qui sont références à l'énonciation (les déictiques).

=>Il ricana. Qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire, maintenant, hein ? Elle était partie hier, sa frangine !

Pour démarrer votre dialogue une phrase représentation, narrative, permettra de comprendre la situation.

Un dialogue, c'est bien. Surtout s'il présente de l'intérêt.

Evitez absolument les salamalecs, du type :

" Bonjour !

- Bonjour !

- Ça va ?

 - Oui, ça va, et toi ?

- Ça va." 

Au final, vous avez gaspillé cinq lignes pour ne rien dire. Supprimez-les. Vous pouvez avantageusement les remplacer par un récit de paroles :

Ils se saluèrent.

Rapide, précis, rien d'inutile.

Variez les façons d'introduire la parole. Utilisez "dit-il" en incise, pas trop souvent non plus. Si vous n'avez que deux personnages, vous pouvez introduire la parole par une phrase narrative avant ou la récapituler après.

Choisissez quelques verbes de paroles, et les bons.  Pas de redondances. Regardez cet exemple :

" Je vais te dire une bonne chose, annonça Jules.

- Ah ? quoi donc ? demanda  Jim.

-J'en ai vraiment assez, j'arrête, ça fait des heures qu'on marche, répondit Jules.

La première phrase est une annonce : annonça est une redondance ; ensuite la réplique suivant est une question : le point d'interrogation nous a déjà donné l'information. Inutile d'ajouter "demanda", d'autant que la question n'est pas importante, elle n'est là que pour maintenir le contact entre les deux locuteurs. Et puisque la réplique de Jules vient juste après, c'est forcément une réponse. Là aussi, le verbe est inutile, il n'apporte aucune précision.  Cet échange pourrait s'écrire ainsi :

" Je vais te dire une bonne chose", annonça Jules. J'en ai vraiment assez, j'arrête, ça fait des heures qu'on marche."

Utilisez ces verbes , ou d'autres, s'ils apportent une vraie information : le ton de la voix, le volume, le rythme. Si les actions et les paroles disent la même chose, enlevez l'une ou l'autre. Voyez ici :

http://lateliercarpediem.midiblogs.com/archive/2009/06/24/verbes-pour-enrichir-les-dialogues.html

Par exemple :

Romain était hors de lui. Il frappa la table d'un violent coup de poing.

" Retire tes sales pattes de là ! hurla-t-il avec colère.  Tu me fais honte ! "

Le lecteur sait déjà que le personnage est hors de lui et qu'il a frappé la table. Inutile d'ajouter avec colère : on a compris son émotion. Inutile aussi de préciser qu'il hurle : le coup de poing et le point d'exclamation nous l'ont déjà dit, on se doute bien que dans un pareil état il ne va pas parler normalement ni calmement. On pourrait donc écrire à la place :

Romain était hors de lui. Il frappa la table d'un violent coup de poing.

" Retire tes sales pattes de là ! Tu me fais honte ! "

Conséquence : utilisez tous les signes de ponctuation qui vous permettront de traduire les intentions ou les intonations de vos personnages.

Alternez les répliques longues et les répliques courtes pour donner du rythme au dialogue.

Glissez de courts passages narratifs ou descriptifs entre les paroles rapportées.

Et surtout : lisez des auteurs qui écrivent bien. Agatha Christie, Fred Vargas écrivent de bons dialogues : prenez modèle sur elles.

 

31 mars 2014

Comment débuter un récit ?

L'incipit est un moment important, où vous allez nouer un pacte avec votre lecteur et qui va conditionner la suite de sa lecture et l'atmosphère du récit. Voici quelques pistes pour écrire ce début :

I - Vous faites entrer les personnages en scène :

1 - Présentez les personnages et  décrivez-les, à l'imparfait, pour indiquer leur situation par la suite.
Modèle : conte de fées / Il était une fois ; narrateur externe / omniscient à la 3e personne.
puis : Vous continuez logiquement  avec la suite de l'action.
 
II - Vous vous intéressez au décor, au cadre spatio-temporel : 
 
2 - Vous présentez un élément du décor visuel pour comprendre l'action ou les personnages : modèle Balzac
3 - Vous présentez un élément du décor sonore pour entrer dans l'action, puis vous zoomez sur un détail de l'action.
 
III - Vous vous intéressez à l'action :
 
4 - Vous entrez directement dans l'action faite par un personnage, au passé simple. C'est une attaque "in medias res " qui possède l'avantage de plonger le lecteur directement au cœur de l'action.  Mais il vous faudra quand même délivrer des informations essentielles pour comprendre le récit, et cela rapidement, pour ne pas perdre votre lecteur en route. Ensuite trois possibilités s'offrent à vous  :
a) vous continuez avec cette action et ses conséquences, de façon chronologique et logique.
b) vous l'interrompez avec les pensées du narrateur- personnage. Modèle : Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier ou L'Ami retrouvé, Fred Uhlman
c) vous créez une analepse et vous revenez dans le passé de votre personnage.
 
5 - Vous rapportez des paroles directement par dialogue  ou indirectement.
 
6 - Vous entrez dans les pensées du narrateur- personnage
 
7 - Vous interpellez le lecteur réel (de l'auteur : un vrai lecteur de la vraie vie) ou supposé (du narrateur : c'est un personnage de votre histoire). Modèle : Jacques le Fataliste et son maître.
8 - Vous commencez par une remarque du narrateur, une réflexion. Modèle : Jane Austen, Orgueil et préjugés.
 

Comment écrire une rédaction ?

Voilà la question à se poser. Ces quelques  conseils simples vous permettront de réussir :

Lisez le sujet : les informations importantes sont dedans, ainsi que le type de texte attendu. Il vaut mieux y passer 5 minutes de plus que de risquer un Hors-Sujet qui vous privera de la moyenne.

Au brouillon :

1 - Analysez le sujet :

- quel type de texte?

Si vous choisissez le 2e sujet, (de réflexion), c'est un texte argumentatif qu'il vous faudra écrire. Au moins deux paragraphes détaillés, avec connecteurs, explications et exemples (trois, c'est encore mieux) plus l'intro et la conclusion pour arriver à 50 lignes.

Si vous choisissez le 1er sujet (d'imagination), vous devez faire attention : le type peut être :

a) Narratif : récit, roman, nouvelle, journal intime => quel narrateur ? 1ère personne ? 3e personne ? quel point de vue ? interne , omniscient, externe ?

b) Descriptif : à l’imparfait, avec une organisation de la description et des verbes de mouvement.

c) Théâtral : Pensez aux didascalies, (soulignées et entre parenthèses) et au nom de l’émetteur avant chaque réplique.

d) Dialogué : Attention à la ponctuation : Guillemets au début et à la fin des paroles ; tirets à partir du 2e interlocuteur.

Quelques incises mais pas trop, des verbes de paroles variés et utiles, (après une phrase interrogative, quel est l'intérêt d'écrire "demanda-t-il " ?)

Un dialogue qui fait avancer l’action ou livre les interrogations des personnages. Evitez les salamalecs, il n'y a que dans les parodies ou les mauvaise séries qu'on met dix lignes à se dire bonjour. Utilisez le discours indirect de temps et temps, et surtout le discours indirect libre qui donnera accès aux pensées des personnages. Je consacrerai un prochain billet à l'écriture du dialogue.

-Sur quel(s) thème(s) ? 

-A quelle personne ?

-A quels temps ? S'ils sont imposés par le sujet, notez-les et faites attention aux terminaisons.

Rappel : pour le passé simple : narrateur-personnage à la 1ère personne =  je …ai au 1er goupe, je…is au 2e, je …us / je…is au 3e et je …-ins pour les verbes en -enir.

Narrateur à la 3e personne : il …a au 1er groupe, il …it au 2e, il…it ou il…ut au 3e et il …int pour les verbe en -enir

Si vous écrivez au présent de narration et passé composé, attention aux accords du participe passé ! 

2 - Faites un brouillon : pas un premier jet  qu’il faudra recopier (aucun intérêt) mais une recherche d’idées et de mots et un PLAN, avec des paragraphes. C’est à ce moment-là que vous prévoyez la fin de votre texte.  Dans un récit, prévoyez les étapes qui vous feront passer du début à la fin et demandez-vous si vous voulez les raconter dans l'ordre chronologique ou bien perturber la chronologie : une analepse (un retour en arrière) ou une anticipation créeront toujours un rythme intéressant et dynamique.

Prévoyez toujours la fin. Si vous êtes pressé par le temps, vous saurez au moins où vous irez et vous pourrez rendre un devoir complet. (Ce ne sera pas le cas si vous rédigez votre devoir au brouillon pour le recopier ensuite : 50 lignes, c’est long !)

Toujours au brouillon, rédigez l’introduction et la conclusion, même pour le sujet d’imagination. Courtes (4 lignes) mais bonnes.

L’introduction : Elle débute par un alinéa de 2 carreaux. L’intro du sujet 1 présente la situation, le décor ; l’intro du sujet 2 présente le thème et annonce le plan. Ensuite sautez une ligne.

La conclusion : Elle débute par un alinéa de 2 carreaux. La conclusion clôt le récit évoque une ouverture (par une question), donne des nouvelles du personnage des années plus tard ;  celle du sujet 2 résume vos idées générales et ouvre également (encore une question, ou une évocation d’un art, d’un autre domaine, d’un sujet proche … )

Le développement : le plus gros du travail. Faites toujours des paragraphes, avec des alinéas de 2 carreaux et des connecteurs logiques (de temps, d’opposition, de concession…) qui feront la transition entre vos idées. Même si vous écrivez  plusieurs paragraphes avec des thèmes différents, on doit pouvoir suivre le fil de votre pensée sans revenir au début : à vous de faire le lien pour votre lecteur.  A la fin du développement sautez une ligne. 

A ce moment de l'épreuve, vous êtes à la moitié du temps imparti.

Quand votre PLAN est très détaillé, très précis et que vous avez le début et la fin de votre texte, vous pouvez écrire "au propre" : c'est le moment de penser aux alinéas et aux saut s de ligne. Prenez le temps de penser vos phrases dans la tête, de tester une expression au brouillon

Vocabulaire : écrivez précis, utilisez le dictionnaire que vous avez apporté. Glissez des figures de style : comparaison, métaphore, périphrase, anaphore. Supprimez les répétitions maladroites, employez des pronoms relatifs, des verbes de mouvement, chassez être et avoir s'ils ne sont pas auxiliaires de conjugaison, surtout dans les passages descriptifs. Autorisez-vous un ou deux "Il y a", pas plus ! Vous manquez de verbes de mouvement ? de verbes de dialogue ? Vous avez oublié vos figures de style ? Voyez le magasin des mots ici : http://lateliercarpediem.midiblogs.com/le-magasin-des-mots/

Relisez-vous : faites comme si c’était un journal, le texte de quelqu’un d’autre : si vous trouvez ça intéressant, vous pouvez déjà être fier (ère) de vous !

Orthographe : Relisez-vous avant à nouveau de rendre votre devoir et corrigez les accords. Heureusement que vous écrivez à l'encre effaçable, pas avec un stylo-bille ou feutre :) 

On vous pardonnera de ne pas connaître un mot de vocabulaire, mais on attend de vous que vous sachiez accorder les nom-déterminant-adjectif du GN, le sujet et son verbe et les temps de la conjugaison : revoyez-les régulièrement. Ces règles sont toujours les mêmes. Vous devez non seulement les connaître mais surtout les appliquer.

 

12 mars 2014

Comment parler d'un livre ?

L'objectif est d'éviter les adjectifs banals et triviaux qui complimentent ou détruisent en bloc sans dire précisément les choses. (Du type « c'est bien, c'est génial, c'est nul, c'est bof »)

Dans un avis personnel, on cherche avant tout à être précis, nuancé.

 

 

I – Si le livre t'a plu, c'est que tu y as trouvé le plaisir que tu cherchais :

 

1 – Des émotions, de la sensibilité :

  • Il est émouvant, poignant, intense, sensible, tendre, gai, joyeux, optimiste, frais ;

  •  

  • les personnages sont attachants, réalistes, bien campés ; tu t'es identifié(e) aux personnages , ils sont denses, complexes, vivants, vrais ;

  •  

  • le livre t'a fait rire, c'est un livre drôle, comique, et même hilarant, plein de fantaisie, sa lecture est tonifiante

2 – de l'aventure :

  • l'histoire est dépaysante si elle te permet de découvrir d'autres univers, d'autres paysages ;
  • elle est palpitante, prenante, captivante, pleine de suspense, à rebondissements

3 – de l'intrigue (roman à énigme, roman policier) :

  • l'histoire est captivante, pleine de suspense, à rebondissements, bien / habilement construite, ingénieuse, bien ficelée (fam.),
  • la chute est surprenante, inattendue, l'intrigue est habile

4 – de l'évasion :

  • c'est un livre distrayant, il est d'une lecture divertissante, dépaysante, exotique, pittoresque

5 – des connaissances nouvelles :

  • il est intéressant, instructif, érudit, bien documenté, original, sa lecture est stimulante, fructueuse, utile.

 

Tu as vraiment beaucoup aimé le livre : il est passionnant, fascinant, foisonnant, magnifique ; tu l'as lu d'une traite, il t'a captivé(e), ensorcelé(e).

 

 

II – Si le livre t'a déplu, c'est peut-être que tu l'as trouvé :

 

  • difficile d'accès : il parle de choses difficiles à comprendre à ton âge, il emploie un vocabulaire ancien car il a été écrit il y a plusieurs siècles ; l'intrigue confuse, embrouillée

  • décevant : tu t'attendais à mieux ; il est inégal : parfois agréable et vif, parfois ennuyeux et raté ;

  • mal écrit, truffé de fautes, lourd, répétitif ;

  • ennuyeux, sans épaisseur : les personnages manquent de vie, ils sont peu fouillés, inconsistants ; personne ne se conduit comme ça.

  • dépourvu d'intérêt, bête, stupide, inepte, pitoyable ( il fait pitié) ; médiocre, fade, banal, trivial, commun, insipide, superficiel

  • pénible, sa lecture est fastidieuse, il est inintéressant, soporifique, bavard ;

  •  

  • invraisemblable, on n'y croit pas une seconde,

  •  

  • mièvre (syn. fam : gnangnan), simplet ;

  • inquiétant, sinistre ; sa lecture t'a mis(e) mal à l'aise, gêné(e), dégoûté(e) ; tu as trouvé le livre répugnant

  • énervant, agaçant, horripilant

 

 

Si tu n'as pas compris, il ne t'a ni plu ni déplu, tu ne peux pas donner ton avis.

11 mars 2014

Méthode pour réussir la dictée

La dictée nécessite de votre part concentration et méthode de relecture. Voici les six grands pièges dans lesquels les élèves tombent chaque année :

  • 1- Les fautes d'accord : sujet-verbe , déterminant-nom-adjectif
  • 2- les terminaisons des verbes
  • 3- L'orthographe des verbes et participes passés se terminant par le son "é" ou "è"
  • 4- Les consonnes doubles
  • 5- Les mots peu ou mal connus, y compris les invariables
  • 6 - Les oublis de mots

MÉTHODE DE TRAVAIL

1- Pendant la dictée :   Soyez très concentrés, notamment pendant la première lecture du professeur ; il lit avec "le ton", fait entendre les liaisons. Repérez- les à l'écoute et attendez-vous à les retrouver pour bien écrire les consonnes finales. C'est pendant cette première lecture que vous découvrirez des difficultés évidentes. Ne décrochez pas votre attention, vous risqueriez de paniquer.   Si vous ne savez pas comment orthographier un mot, mettez un  ? à côté pour  revenir lors de vos relectures. Par exemple : En cet* journée, l'ombre des pilliers(?) permettaient* de trouvé* un peu de fraîcheur.   Espacez      vos      mots      pour      avoir     la      place de    les       corriger         ensuite.                                         

2- Pendant la relecture du texte dicté par le professeur :   Soyez vigilants, ajoutez tout de suite les mots oubliés. Ex : En cet* chaude journée, l'ombre des pilliers (?) permettaient de trouvé* un peu de fraîcheur . Corrigez aussi les fautes évidentes repérées qui sont liées aux accords dans le groupe nominal, avec des mots qui se suivent : En cette chaude journée, l'ombre des pilliers (?) permettaient de trouvé un peu de fraîcheur.   Puis soulignez au crayon les mots sur lesquels vous hésitez encore. Ex : En cette chaude journée, l'ombre des pilliers (?) permettaient de trouvé* un peu de fraîcheur.

3- Au moment de votre relecture personnelle :     

 a)Vérifiez les accords, en reliant mentalement chaque sujet avec son verbe, chaque nom avec son adjectif . Ex : En cette chaude journée, l'ombre des pilliers (?) permettait de trouvé un peu de fraîcheur.                         

b) Cherchez ensuite à remplacer tous les sons en "é" qui posent problème par un verbe du 3è groupe, vouloir par exemple ; dans l'exemple, cela donne "permettait de vouloir"; donc j'écris un infinitif,  trouver avec -e-r. Ex : En cette chaude journée, l'ombre des pilliers ? permettait de trouver un peu de fraîcheur.    

c) Puis prenez une décision pour vos dernières difficultés. Demandez-vous quels mots vous  connaissez qui appartiennent à la même famille que pilliers ? : pile, empiler ; le nom prend donc un seul l. Ex : En cette chaude journée, l'ombre des piliers permettait de trouver un peu de fraîcheur.     

d)Gommez les traces de crayon, les mots soulignés : Ex : En cette chaude journée, l'ombre des piliers permettait de trouver un peu de fraîcheur.

 

Exercice

Que de fautes !  En te souvenant des six grands pièges de la dictée, applique un raisonnement logique à l'orthographe de ce texte et corrige les 31  erreurs qui y sont semées.

Cette dictée comporte trop de faute. Une relecture atentive vous permettrez de les corrigées. Mais hélas ! Vous n'êtes pas concentrer. Il est absolumant nécésaire de vous mettre au calme. Si vous  aviez eu à écrire le mot antropologue ou le mot mysentrope, je comprendré vos ésitations léjitimes ! Mais là, il n'enait rien. Avec un  peu de métode,vous pourrié réusir dans cet matière et comblées vos lacune. vos notes serait s'en nulle doute meilleure. Alors, ses dicters que vous avé toujour temps redouté ne vous feront plus peur et n'aurons plus aucuns secrets pour vous.

30 avril 2013

Le Brevet nouveau est arrivé !

Le Brevet de français session 2013 a commencé dans les lycées français de l'étranger. Hier c'est   Pondichéry qui a ouvert le bal, voici le sujet :

http://pedagogie.ac-toulouse.fr/lyc-francais-pondichery/e...

Lisez-le, faites-le, vous verrez qu'il n'est pas si difficile et que c'est à votre portée. Bon courage pour les révisions !

12:51 Écrit par Vega dans Français 3ème | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  Imprimer |

12 juin 2012

Question pour un champion 2

Je suis un mouvement artistique et littéraire issu de l'art conceptuel du dadaïsme et des recherches de Sigmund Freud.
Je crois en une réalité supérieure à la réalité du monde ordinaire.
J'utilise tous les moyens de création et d'expression qui utilise les forces psychiques l'automatisme,le rêve, l'inconscient libéré du contrôle de la raison. Je suis souvent en lutte contre les valeurs traditionnelles.
Mon maître à penser est André Breton.
Les premiers poètes qui se sont joints à mon mouvement sont Louis Aragon Paul Éluard Pierre Reverdy Philippe Soupault.
Mon idée de révolution sociale pousse la plupart des artistes qui croient en moi à s'engager dans le parti communiste français.
Mouvement international qui utilise des techniques d'écriture qui permette de libérer l'inconscient. Par exemple
l'écriture automatique : elle cherche à échapper aux contraintes de la logique pour faire s'exprimer une voix intérieure inconsciente
le cadavre exquis : un autre jeu d'écriture collectif qui fait intervenir le hasard
Ma devise : "transformer le monde, a dit Marx , changer la vie,a dit Rimbaud : ces deux mots d'ordre pour nous n'en font  qu'un  ." André Breton

Qui suis- je ?

Question pour un champion 1

Je suis un mouvement décisif pour l'Art moderne.
Je suis né avant la première guerre mondiale et je meurs après la première guerre mondiale.
Mon nom vient d'une réflexion de Henri Matisse à propos d'un tableau de Georges Braque.
Mon concept vient d'une  lettre de Paul  Cézanne.
Ma démarche s'inspire des masques africains et du besoin de représenter le réel autrement, en insistant sur la profondeur.
 Je suis popularisé par Guillaume Apollinaire et Pablo Picasso.
Le premier grand tableau qui me représente est Les demoiselles d'Avignon le tableau Picasso.

Qui suis - je ?

10 juin 2012

Histoire des arts : un moral d'acier pour préparer l'oral

Bonsoir,
Je synthétiserai ici les conseils que je vous ai donnés oralement.
Avant tout, bien sûr qu' il faut avoir appris ses cours. Mais si vous êtes en train de me lire, ca veut dire que vous avez fait votre travail, n'est-ce pas ?

Première chose : confiance en vous. Vous ne partez pas de rien, vous avez vos cours, et vous savez tous parler. Un oral de 5 minutes, finalement, ce n'est pas très long : même durée que pour l'oral de stage en avril. Donc vous pouvez tous y arriver. Chez vous, faites quelques exercices de detente : respirez profondément avec le nez, en gonflant le ventre (et pas les épaules !) et rappelez- vous les exercices de yoga pour se détendre que j'ai enseignés en latin et en théâtre : la détente des articulations, des épaules et du cou.
Arrivez détendu, respirez tranquillement, regardez tranquillement la salle, votre place, le jury dans lez yeux, souriez. Personne ne va vous juger : nous allons évaluer seulement votre travail et vos compétences.

Deuxième chose :Entraînez- vous. La réussite vient avec la multiplication des essais. Revoyez vos leçons, même celles que vous pensez bien savoir. Ce qui est "surappris" resiste mieux à l'oubli.
Préparez - vous en visualisant ce qui va arriver : vous, souriant, en train de parler avec aisance, conviction, culture, et vos profs en face qui approuvent, sourient. Imaginez- vous en train de réussir ! Si vous avez du mal à sortir la tête de vos notes, écrivez les mots importants en gros, sans copier de phrases, et parlez à votre miroir ( il y en a bien un dans la salle de bains...). Vous devez à tout prix parler en vous regardant dans les yeux : ce sont eux le siège de la communication entre humains, c'est grâce à eux que vous pouvez convaincre ou émouvoir autrui et que vous repèrerez les signes d'approbation ou d'inquiétude. Vous êtes interrogés par une terreur ? Imaginez -le ou- la en position difficile, ridicule, pour faire retomber votre tension. ( souvenez- vous de la défense que choisit Neville contre les détraquées dans le 3 eme Harry Potter : il affuble par la pensée le professeur Rogue avec les habits saugrenus de sa grand -mère. )

Ça vous aide ? Vous avez d'autres idées à partager, même si vous n'êtes pas en 3ème ? D'autres inquiétudes à calmer ? Jetez- vous sur les commentaires !


09 juin 2012

Histoire des Arts : dernière ligne droite

Bonjour, 

 je vous livre les deux documents , en carte heuristique.pdf concernant O'Brother, dont je vous ai parlé en cours vendredi. Ils complètent le cours de M. Feynerol et concernent l'analyse du film et non son contexte historique ou artistique.

O'BROTHER 1.pdf

O'BROTHER 2.pdf

 Concernant le déroulement de l'épreuve, vous devez parler seul pendant 5 minutes. Chronométrez-vous pendant ce week-end. Le plan de cet exposé peut être à peu près identique quelle que soit l'oeuvre :

 Introduction : présentez l'oeuvre façon carte d'identité : nom, auteur, date de création, support, lieu d'exposition éventuel, mouvement dans lequel elle s'inscrit, public de destination (une oeuvre de commande ≠ une oeuvre née spontanément).

1ère partie : situez le contexte historique, artistique et culturel dans lequel elle apparaît (c'est ce qu'on appelle l'horizon d'attente)

2ème partie : analysez l'oeuvre. C'est le moment d'étaler votre culture : mots techniques, références intertextuelles, symboles : ALLEZ-Y !

. N'oubliez pas non plus de faire référence à d'autres arts. De toute façon, pas d'inquiétude si vous oubliez : le jury vous le demandera.

Conclusion : insistez sur ce qui est essentiel à comprendre, à retenir, les particularités artistiques de l'oeuvre, 

Et surtout, pas de panique ou de stress inutile : vous pouvez tous réussir !

Je ferai un billet spécial concernant la préparation corporelle et mentale. A bientôt. Si vous avez des remarques ou des questions, j'attends vos commentaires.

21 mai 2012

littérature et cinéma : Darcy et Elizabeth sous la pluie

Elizabeth refuse la demande en mariage de Darcy. Pourquoi ?

Dans la suite de cette scène sous la puie, Darcy continue en se justifiant . Quelles explications donne-t-il à sa conduite ? A quelle révélation Elizabeth et le lecteur / spectateur assistent-ils ?

 Cette scène est-elle fidèle au roman de Jande AUSTEN ?

20 mai 2012

La poésie ? Qu'est-ce que c'est ?

Définir la poésie est pratiquement impossible.
Alors essayons de le faire quand même !

Poemios au vent méchant Jean SICCARDI : Définir la poésie est pratiquement impossible mais, si je dois le faire, je dirai que c'est une suite de mots qui se "rapprochent" le plus près possible de l'image pour faire vivre une émotion, un sentiment.

Guth JOLY : La poésie, pour moi, c'est un cri ; un cri qui correspond à la vie, à un moment souvent très fort de bonheur ou de malheur que l'on va écrire très juste et très fort.

Jean joubert
La poésie est une pomme
et c'est toujours septembre
sur les vergers de la parole :
soleil serré, suc de la terre,
saveur d'enfance.

Michel Cosem :
Il peut y en avoir de multiples. Pour moi, c'est un moment de plaisir (parfois de bonheur) où je peux mettre en mots une rencontre forte avec la nature, des idées, d'autres humains et cela grâce à la magie du langage.
La poésie sert aussi parfois à sauver de l'oubli (pour soi, pour les autres) des moments de la vie."

Caravane d'Oradour. Louis Aragon

Nous n'irons plus à Compostelle

Des coquilles à nos bâtons

A saints nouveaux nouveaux autels

Et comme nos chansons nouvelles

Les enseignes que nous portons

 

Que nos caravanes s'avancent

Vers ces lieux marqués par le sang

Une plaie au coeur de la France

Y rappelle à l'indifférence

Le massacre des Innocents

 

Vous qui survivez à vos fils

En vain vous priez jour et nuit

Que le châtiment s'accomplisse

Et la terre en vain crie justice

Le ciel lui refuse la pluie

 

O mamans restées sans amour

Sur les tombes de vos héros

La même lumière du jour

Baigne les ruines d'Oradour

Et les yeux vivants des bourreaux

 

Aux berceaux d'Oradour demain

Pour qu'on ne revoie plus la guerre

Semer la mort comme naguère

Dans le monde entier se liguèrent

Près d'un milliard de coeurs humains

 

Que la paix ouvre enfin ses vannes

Et le peuple dicte ses lois

Nous les faiseurs de caravanes

T'apportons Oradour-sur-Glane

La colombe en guise de croix .

                                      

                                           Juin 1949

15 mai 2012

Poésie : jour promenade

"Poésie, parole mémorable ." Claude Roy

Va te promener en ville et regarde les textes des affiches, enseignes, panneaux...que tu croises. Note- les tous. De retour chez toi, assemble-les, compose un poème dans l'ordre que tu veux, sans rien d'autre que ces textes et, au début, la date de ta promenade.

11:57 Écrit par Vega dans Français 3ème | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  Imprimer |

Poésie : jour respiration

" Les blancs font partie du vers. Ils ne font pas, ou ne font que secondairement, partie de la prose." Jacques Roubaud.
Voici un texte " compacté", où les blancs et sauts de ligne ont été supprimés. À toi de le découper , de le disposer dans l'espace, pour introduire un rythme, une respiration:

C'est la pluie au dehors et moi je suis soleil un grand désert blanc une caravane y passe et trois chameaux fenêtre ouverte un peu d'air frais j'ai la gorge seche mon rêve est le plus fort et je n'ai pas fini la traversée j'ouvre les yeux je ne reconnais pas le paysage je ne suis pas d'ici et là- bas plus de traces j'ai disparu

11:52 Écrit par Vega dans Français 3ème | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  Imprimer |

Poésie : jour aujourd'hui

Cherche un poème d'un poète contemporain et apprends- le par cœur.
Recopie- le sur ton cahier.