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15 mai 2015

Coupe des Jeunes Humanistes 2015 : Gloria victoribus !

Les 4e du collège Maupassant ont participé à la Coupe des Jeunes Humanistes de l'Académie de Limoges, comme plusieurs centaines de leurs camarades latinistes de toute la région. Cette année, je suis très fière d'annoncer que deux élèves se sont distingués en obtenant la 10e place : Tom GUERY et Léo LE NESTOUR de 4e3. Félicitations, Tom et Léo ! Laudationes vobis dandae sunt !

Tous les lauréats recevront leur prix lors de la cérémonie Mercredi 20 MAI dans l'amphithéâtre du collège Maurois, à 14h30. (Je sais que vous êtes en Espagne ce jour-là, j'irai chercher vos prix, ou bien vos camarades et vos parents peuvent y aller).

Félicitations également à Clémence BAUDE, lauréate du 14e prix de latin pour le niveau Seconde, ancienne et brillante élève du Collège Maupassant. :) Clémence, si tu repasses par ici, bravo ! sache que je suis très fière de toi !

Vous trouverez en pj le palmarès complet de tous les niveaux en grec et en latin.

Palmarès_LATIN_4e.pdf

Palmarès_LATIN_2de.pdf

Palmarès_GREC_3e.pdf

Palmarès_GREC_1ere.pdf

17:00 Écrit par Vega dans Latin, Latin 4ème | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  Imprimer |

13 avril 2015

Exercice de traduction : les devoirs d'un patron

Ouvre le document joint.

Version-patron-clients.doc

07:17 Écrit par Vega dans Latin 4ème | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | |  Imprimer |

01 décembre 2014

Traduire avec le logiciel Collatinus

Voici les deux textes à traduire :

pro ponte Sublicio stetit

aciem hostium solus sustinuit

armatus transnavit

tiré de Pseudo-Aurelius Victor, De viris illustribus Urbis Romae

 

Romanus sum civis ; C. Mucium vocant. Hostis hostem occidere volui.

Rex ira infensus periculoque conterritus

extrait fde tite-Live, Ab Urbe Condita, II, 2

08:16 Écrit par Vega dans Latin 4ème | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  Imprimer |

19 novembre 2014

Arria Marcella : Visite illustrée de Pompei avec Théophile Gautier

Dans la nouvelle de Théophile Gautier  Arria Marcella, qui se déroule à Pompéi au XIXe siècle, le héros Octavien visite Pompéi avec ses amis : en voici l'illustration en photos qui te permettra de voir ce qu'imaginait Gautier en écrivant.

"Il regardait d’un œil effaré ces ornières de char creusées dans le pavage cyclopéen des rues et qui paraissent dater d’hier tant l’empreinte en est fraîche ;photo 4.JPG

 ces inscriptions tracées en lettres rouges, d’un pinceau cursif, sur les parois des murailles : affiches de spectacle, demandes de location, formules votives, enseignes, annonces de toutes sortes, curieuses comme le serait dans deux mille ans, pour les peuples inconnus de l’avenir, un pan de mur de Paris retrouvé avec ses affiches et ses placards ;

photo 2 copie.JPGphoto 3 copie.JPGphoto 4 copie.JPG

 ces maisons aux toits effondrés laissant pénétrer d’un coup d’ œil tous ces mystères d’intérieur, tous ces détails domestiques que négligent les historiens et dont les civilisations emportent le secret avec elles ;pompei,arria marcela,théâtre,inscription,graffiti

ces fontaines à peine taries, ce forum surpris au milieu d’une réparation par la catastrophe, et dont les colonnes, les architraves toutes taillées, toutes sculptées, attendent dans leur pureté d’ arête qu’on les mette en place ;pompei,arria marcela,théâtre,inscription,graffiti

ces temples voués à des dieux passés à l’état mythologique et qui alors n’avaient pas un athée photo 5-1 copie.JPG; ces boutiques où ne manque que le marchand ;

ces cabarets où se voit encore sur le marbre la tache circulaire laissée par la tasse des buveurs ;pompei,arria marcela,théâtre,inscription,graffiti

cette caserne aux colonnes peintes d’ocre et de minium que les soldats ont égratignée de caricatures de combattants, et ces doubles théâtres de drame et de chant juxtaposés, qui pourraient reprendre leurs représentations, si la troupe qui les desservait, réduite à l’état d’argile, n’était pas occupée, peut-être, à luter le bondon d’un tonneau de bière ou à boucher une fente de mur, comme la poussière d’Alexandre et de César, selon la mélancolique réflexion d’Hamlet.

Fabio monta sur le thymelé du théâtre tragique tandis que Octavien et Max grimpaient jusqu’en haut des gradins,photo 5.JPG et là il se mit à débiter avec force gestes les morceaux de poésie qui lui venaient à la tête, au grand effroi des lézards, qui se dispersaient en frétillant de la queue et en se tapissant dans les fentes des assises ruinées ; et quoique les vases d’airain ou de terre, destinés à répercuter les sons, n’existassent plus, sa voix n’en résonnait pas moins pleine et vibrante. 

Toutes photos : ©Véronique Guillaume

18 novembre 2014

A la découverte de la villa de Poppée à Oplontis

     La Villa de l'impératrice Poppée, femme de l'empereur Néron, a été construite au milieu du premier siècle de notre ère et se trouve actuellement dans la ville de Torre Annunziata, au sud du Vésuve, près de la mer, entre le Vésuve et Pompéi. Elle est située dans une rue en pente, près d'une zone militaire qui ne sera jamais l'objet de fouilles. On accède donc au site archéologique par un large escalier qui nous mène directement au jardin de la villa et à l'arrière de la domus.

Voici les photos du jardin actuel, planté de grenadiers comme il devait l'être autrefois d'après les recherches des paléobotanistes :  (toutes photos : ©Véronique Guillaume)

 

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La grenade est l'un des attributs de Junon, épouse de Jupiter. On retrouvera ce fruit peint à fresque dans de nombreuses pièces de la maison.

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Nous voici dans le péristyle de la maison, qui donne sur un minuscule espace vert, petit jardin comme un patio, entouré de colonnes,

 

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qui donne visuellement sur l'atrium immense. On reconnaît au centre le bassin carré de l'impluvium qui accueillait les eaux de pluie et offrait un coin de fraîcheur à la pièce.

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La photo ci-dessus et les deux photos ci-dessous montrent des fresques typiques du IIe style. On y retrouve les couleurs très vives, particulièrement marquées dans cette dodus bien que presque 2000 ans aient passé depuis sa construction,  ainsi que le trompe-l'œil très présent dans  la façon dont les matières sont rendues. Bien que le mur soit peint à fresque, il donne l'impression d'être recouvert de plusieurs plaques de marbre coloré et varié en mosaïque.image.jpg

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 Désolée, la photo est de travers ! Nous sommes arrivés dans le caldarium, pièce chaude des bains de la maison. Il était très rare que les maisons romaines possédassent une salle de bains, encore moins des thermes privés comme ici : on y voit  la marque de la richesse et du statut social de la maîtresse de maison, mais aussi le début d'une évolution dans les mentalités qui commence à voir apparaître les thermes privés et les salles de bains individuelles. Ce luxe n'est pas du goût des philosophes de l'époque, comme Sénèque, qui vante dans une lettre à son ami Lucilius la sobriété de la salle de bains campagnarde de Scipion, le grand vainqueur de Carthage (voir le texte latin et sa traduction). Dans ce caldarium, on vient pour avoir chaud et transpirer, sous le regard d'Hercule, dans le décor du jardin des Hespérides. On reconnaît facilement le demi-dieu à la présence de la massue dans sa main gauche et de la peau du lion de Némée qui lui couvre le dos.

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 Que raconte cette fresque ? Hercule, le héros fils d'Alcmène et de Jupiter se trouve devant un arbre magnifique, au feuillage léger, comme on en trouve dans le bassin méditerranéen. Il est venu chercher les pommes d'or sur l'ordre de son cousin le roi Eurysthée. C'est une épreuve supplémentaire que lui donne le roi de Mycènes car, parmi les dix autres travaux déjà effectués, Hercule s'est fait aider deux fois, donc huit de ses travaux seulement sont "validés". Eurysthée charge  Hercule de dérober les pommes d'or de ce mystérieux jardin, situé très loin au-delà des terres habitées par les Grecs, aux confins du monde connu, dans une région qu'aucun mortel n'a fréquentée. Hercule part d'abord vers le nord de la Grèce et après un chemin semé de nouvelles épreuves et de héros à aider ou de monstres à affronter, il en vient à délivrer Prométhée qui lui conseille d'aller de l'autre côté de la péninsule ibérique pour rencontrer le géant Atlas. En effet, c'est Atlas qui pourra l'aider à cueillir les pommes, car le jardin est gardé par le serpent Ladon, une forme de dragon qu'Héra a offert aux Hespérides, les filles de l'Occident, pour protéger les pommes de leur jardin. Mais Atlas porte le monde sur ses épaules, et c'est un lourd fardeau qu'il ne peut pas emporter au jardin : il demande donc à Hercule de le remplacer - momentanément, dit-il. Hercule accepte en toute confiance, et Atlas, tout heureux, savoure sa liberté. Il demande tout de même d'abord à Hercule de tuer le serpent effrayant puis cueille les pommes, comme promis,  mais envisage de les rapporter lui-même à Eurysthée. Hercule, qui a bien compris qu'Atlas n'a pas du tout l'intention de récupérer son fardeau, utilise une ruse : il demande à Atlas de reprendre quelques instants sa place, le temps pour Hercule de chercher un coussin pour soulager sa nuque. Mais le héros n'a pas du tout l'intention de faire le travail d'Atlas, et le géant berné s'aperçoit bien vite qu'il est de nouveau obligé, pour toujours, de porter le monde sur ses épaules. 

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Voici enfin les pommes tant convoitées : elles sont représentées par des grenades, qui, tout comme le paon, sont des références à  la déesse Junon. 

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Ci-dessus, nous entrons dans la cuisine dont il reste les fourneaux. On chauffait au bois

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03 novembre 2014

Paestum, une cité grecque en terre italienne

Salve,

Nous sommes allés visiter Paestum mardi 14 Octobre dans l'après-midi. Le terme d'enchantement n'est pas trop fort pour décrire ce que nous avons pu ressentir. La taille gigantesque des temples, échelle divine au milieu des humains, le cadre bucolique, la taille de l'ancienne cité grecque, plus d'un kilomètre et demi entre le temple d'Athéna et celui d'Héra, la plongée dans le temps archéologique, tout concourt à nous faire croire à un sortilège.

Voici quelques images que j'en rapporte : celles du temple d'Athéna pour commencer.

 

image.jpg La façade hexastyle (à six colonnes, du grec hexa, six et stylos, colonne) du temple est bien visible sur cette photo, de même que son caractère périptère : il est entièrement entouré de colonnes.


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Quelques centaines de mètres plus loin, nous découvrons le temple de Poséidon. On distingue très nettement le pronaos, une seconde colonnade à l'intérieur du temple, qui servait de vestibule à la demeure du dieu, le naos (en grec) ou la cella ( en latin).image.jpg
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Dans l'étude des realia  antiques, c'est difficile de prendre conscience des dimensions des objets quand on n'a que des ruines pour se faire une idée. A Paestum, le visiteur n'a pas ce problème. Les temples sont dans un état de conservation qui permet de se rendre vraiment compte du rapport entre l'être humain et la divinité, et notamment du rapport de taille. Vous voyez ces petits êtres qui n'atteignent même pas la dernière marche du temple de Poséidon ? Un humain, c'est ça. Imaginez la statue gigantesque qui devait se trouver dans la cella : ce vertige qui vous saisit, les Romains avaient un mot particulier pour le nommer : ils l'appelaient la religio, un sentiment proche du respectus.image.jpg

02 novembre 2014

Visite au musée de Naples : la divine collection

Bonjour,

Je partage avec vous les photos que j'ai prises des œuvres du Musée. Pour l'instant elles sont volontairement sans légende : le premier objectif est d'identifier les divinités ci dessous. Le deuxième est le jeu de "A quoi tu penses ? " Essayez de les faire parler, d'imaginer leurs pensées. Vous pouvez répondre par les commentaires en précisant quels indices vous ont aidé à découvrir le dieu ou la déesse : je publierai au fur et à mesure ce que vous proposez dès que l'identification est juste. Bien entendu, concernant leurs pensées, il n'y a pas de mauvaise réponse : tout dépend de votre imagination.

Photo 1

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Photo 2

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 Photo 3

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 Photo 4

 

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 Photos 5 et 6

 

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08 octobre 2014

Père et fils ??

image.jpg Qui sont ces deux êtres représentés sur ce vase grec ? On dirait un père et son fils, mais peut être pas ...

05 octobre 2014

Les lieux de spectacle en Campanie : le théâtre de Pompéi

Salve, 

Nous partons aujourd'hui à Pompéi et Pouzzoles découvrir les points communs et surtout les différences entre théâtre et amphithéâtre.

Comme pour toute question, il est intéressant de remonter à l'origine des mots. Point commun évident : l'étymologie, qui est grecque - on reconnait le th qui correspond au theta grec-. Le mot theatrum signifie "le lieu où l'on regarde un spectacle". Ce sont donc des lieux de spectacle, mais on ne va pas voir du tout les mêmes choses : le théâtre montre des comédies et des tragédies tandis que l'amphithéâtre accueille des combats de gladiateurs, avec ou sans animaux.

Le théâtre de Pompéi est construit en s'adaptant à la disposition naturelle du lieu, comme les théâtres grecs ; on voyait ainsi au fond le paysage de la campagne et le Vésuve. Quant à son architecture, c'est un modèle de théâtre romain

theatre-pompei.jpgsource de l'image

On y retrouve les éléments suivants :

1 - le mur de scène, frons scaenae, ornée de colonnes,  qui offrait un décor permettant  à toutes les pièces d'utiliser des machineries et des trucages dont les Romains raffolaient. Le frons scaenae est percé de trois portes pour faire entrer et sortir les acteurs ;

2 - le devant de la scène ou proscenium, estrade large et basse sur laquelle jouaient les acteurs ;

3 - le pulpitum , tréteaux ou base du proscenium ;

4 - l'orchestra, espace semi-circulaire hérité du théâtre grec ; ce sont les officiels qui y prennent place, les sénateurs (senatores), les consuls ;

5 - la cavea, gradins disposés en hémicycle où s'asseyait le public. Il ne reste que l'ima cavea, les gradins inférieur, où étaient logés les plus riches et les plus importants dans l'ordre social : sénateurs (senatores) et chevaliers (équités). Au milieu se tenaient les citoyens, en haut le peuple.

6 - les vomitoria, galeries en réseau qui permettaient d'accéder aux gradins de la cavea en descendant ensuite des escaliers.

Ce théâtre pouvait contenir 5000 spectateurs.

Exercice : sur le document 1, indique la légende en recopiant les mots en gras et reporte sur l'image les numéros correspondant aux parties du théâtre romain.

Il existe un autre théâtre à Pompéi, plus petit, l'Odéon, où se jouaient les spectacles lyriques : des recitationes publiques de poèmes accompagnés de musique.

odeon-pompei.jpgsource de l'image

Synthèse personnelle : à l'aide d'une carte heuristique, de schémas, de dessins ou d'un paragraphe, note sur ton cahier ce que tu as retenu.

02 octobre 2014

Vocabulaire latin de base : les mots à connaître en fin de 5e

Salve,

pour t'aider à inventer textes, phrases et histoires en latin, voici la liste des mots à connaître en fin de 5e/ début de 4e. Utilise-les à ta guise, tu en apprendras d'autres cette année et je les classerai dans un nouvel article.

En bleu foncé : les noms ; ils se présentent sous la forme habituelle : nominatif, génitif, genre et sens.

— Acies, aciei, f., « ligne de bataille » ; 
─ adulescens, adulescentis, m., « jeune homme » ; 
─ ætas, ætatis, f., « vie, âge, époque » ; 
─ ager, agri, m., « champ » ; 
─ agmen, agminis, n., « armée en marche, colonne de soldats » ; 
─ animus, animi, m., « esprit, courage » ; 
─ annus, anni, m., « année » ; 
─ aqua, aquæ, f., « eau » ; 
─ ara, aræ, f. « autel » ; 
─ arma, armorum, n., « armes » ; 
─ augur, auguris, m., « augure » ; 
─ avis, avis, m., « oiseau » ; 
─ auspicium, auspicii, n., « auspice » ; 
─ avus, avi, m., « grand-père, aïeul » ; 
─ bellum, belli, n., « guerre » ; 
─ cædes, cædis, f., « meurtre, massacre » ; 
─ cælum, cæli, n., « ciel » ; 
─ campus, campi, m., « plaine, champ » ; 
─ castra, castrorum, n., « camp militaire » ; 
─ centurio, centurionis, m., « centurion » ; 
─ civis, civis, m., « citoyen » ; 
─ civitas, civitatis, f., « cité » ; 
─ clades, cladis, f., « blessure, perte, désastre » ; 
─ conjux, conjugis, m. ou f., « époux, épouse » ; 
─ consilium, consilii, n., « conseil, avis, projet » ; 
─ consul, consulis, m., « consul » ; 
─ corpus, corporis, m., « corps » ; 
─ dea, deæ, f., « déesse » ; 
─ deus, dei, m., « dieu » ; 
─ decus, decoris, n., « gloire, honneur » ; 
─ dies, diei, m. et f., « jour » ; 
─ domus, domus, f., « maison » ; 
─ dux, ducis, m., « chef » ; 
─ equus, equi, m., « cheval » ; 
─ fama, famæ, f., « réputation, rumeur » ; 
─ familia, familiæ, f., « famille, maisonnée » ; 
─ fides, fidei, f., « foi, loyauté, promesse » ; 
─ filia, filiæ, f., « fille » ; 
─ filius, filii, m., « fils » ; 
─ fines, finium, f., « frontières, territoire » ; 
─ flumen, fluminis, n., « fleuve » ; 
─ forum, fori, n., « forum » ; 
─ frater, fratris, m., « frère » ; 
─ fuga, fugæ, f., « fuite » ; 
─ gens, gentis, f., « famille, peuple » ; 
─ gloria, gloriæ, f., « gloire, renom » ; 
─ hiems, hiemis, m., « hiver » ; 
─ homo, hominis, m., « homme, humain » ; 
─ hortus, horti, m., « jardin » ; 
─ hostis, hostis, m., « ennemi » ; 
─ ignis, ignis, m., « feu » ; 
─ imago, imaginis, f., « imitation, image » ; 
─ imperator, imperatoris, m., « général en chef » ; 
─ ingenium, ingenii, n., « talent, qualités innées, intelligence » ; 
─ iter, itineris, n., « chemin » ; 
─ juvenis, juvenis, m., « jeune homme » ; 
─ laus, laudis, f., « louange, gloire » ; 
─ legatus, legati, m., « légat, envoyé » ; 
─ legio, legionis, f., « légion » ; 
─ lex, legis, f., « loi » ; 
─ liberi, liberorum, « enfants » ; 
─ locus, loci, m., « lieu, endroit » ; 
─ mare, maris, n., « mer » ; 
─ mater, matris, f., « mère » ; 
─ miles, militis, m., « soldat » ; 
─ moenia, moenium, « murs, murailles » ; 
─ mors, mortis, f., « mort » ; 
─ mulier, mulieris, f., « femme (♀) » ; 
─ navis, navis, f., « navire » ; 
─ nomen, nominis, n., « nom » ; 
─ nox, noctis, f., « nuit » ; 
─ numen, numinis, n., « volonté (des dieux), puissance divine » ; 
─ oppidum, oppidi, n., « place forte, oppidum » ; 
─ pars, partis, f., « partie, côté » ; 
─ pater, patris, m., « père » ; 
─ patria, patriæ, f., « patrie » ; 
─ pax, pacis, f., « paix » ; 
─ penates, penatium, m., « Pénates » ; 
─ pes, pedis, m., « pied » ; 
─ piscis, piscis, m., « poisson » ; 
─ populus, populi, m., « peuple » ; 
─ præda, prædæ, f., « butin, proie » ; 
─ preces, precum, f., « prières » ; 
─ proelium, proelii, n., « combat » ; 
─ puella, puellæ, f., « fille, jeune fille » ; 
─ puer, pueri, m., « enfant, jeune esclave » ; 
─ pugna, pugnæ, f., « bataille, combat » ; 
─ res publica, rei publicæ, f., « république » ; 
─ rex, regis, m., « roi » ; 
─ sacerdos, sacerdotis, m., « prêtre » ; 
─ Senatus, Senatus, m., « Sénat » ; 
─ senex, senis, m., « vieillard » ; 
─ servus, servi, m., « esclave » ; 
─ signum, signi, n., « signe, enseigne » ; 
─ silva, silvæ, f., « forêt » ; 
─ socius, socii, m., « allié, associé » ; 
─ soror, sororis, f., « sœur » ; 
─ spatium, spatii, n., « espace, distance » ; 
─ templum, templi, n., « temple » ; 
─ tempus, temporis, n., « moment, temps 
─ terra, terræ, f., « terre » ; 
─ unda, undæ, f., « eau » ; 
─ urbs, urbis, f., « ville » ; 
─ uxor, uxoris, f., « épouse, femme » ; 
─ ver, veris, n., « printemps » ; 
─ via, viæ, f., « voie, route » ; 
─ victoria, victoriæ, f., « victoire » ; 
─ vir, viri, m., « homme (♂) » ; 
─ virtus, virtutis, f., « courage » 
─ vita, vitæ, f., « vie » ; 
─ vitium, vitii, n., « vice, défaut ».

 

En bordeaux, les adjectifs qualificatifs : ils se présentent avec trois formes : le masculin, le féminin puis le neutre. Les adjectifs en us, -a, -um font partie de la première classe et se déclinent sur le modèle de la 1ère et 2e conjugaison (modèle : rosa et domnius, templum). Les adjectifs en is (m. et f.) et -e (n.) appartiennent à la 2e déclinaison et se déclinent sur le modèle de consul, -lis pour les m.et f. et sur le modèle de mare, maris pour les neutres.

 

─ Augustus, augusta, augustum, « sacré, majestueux » ; 
─ bonus, bona, bonum, « bon » ; 
─ clarus, clara, clarum, « célèbre » ; 
─ dignus, digna, dignum, « digne » ; 
─ divus, diva, divum, « divin » ; 
─ felix (felicis), felice « heureux » ; 
─ fortis, fortis, forte, « fort, courageux » ; 
─ impius, impia, impium, « impie, sacrilège » ; 
─ magnus, magna, magnum, « grand » ; 
─ malus, mala, malum, « mauvais » ; 
─ multi, multæ, multa, « beaucoup de…, nombreux » ; 
─ omnis, omnis, omne, « tout » ; 
─ optimus, optima, optimum, « très bon, meilleur » ; 
─ pauci, paucæ, pauca, « peu de…, peu nombreux » ; 
─ pius, pia, pium, « pieux, juste » ; 
─ pulcher, pulchra, pulchrum, « beau » ; 
─ sacer, sacra, sacrum, « sacré » ; 
─ sanctus, sancta, sanctum, « sacré, saint ».

En vert, les verbes, qui se présentent par les 5 temps primitifs :

présent de l'indicatif 1ère personne, présent de l'indicatif 2e personne, infinitif présent, parfait de l'indicatif 1ère personne et enfin supin. (Le symbole Ø signifie qu'il n'y a pas de supin au verbe).

─ Abeo, -is, -ire, abii, abitum, « s’éloigner, partir » ; 
─ adeo, -is, -ire, adii, aditum, « aller à, vers » ; 
─ ago, -is, -ere, egi, actum, « conduire, amener, faire, agir » ; 
─ amo, -as, -are, -avi, -atum, « aimer, être amoureux » ; 
─ audio, -is, -ire, audivi, auditum, « entendre, entendre dire, écouter » ; 
─ capio, -is, -ere, cepi, captum, « prendre » ; 
─ cedo, -is, -ere, cessi, cessum, « marcher, s’en aller, céder, concéder » ; 
─ certo, -as, -are, -avi, -atum, « combattre, concourir » ; 
─ cogito, -as, -are, -avi, -atum, « penser, réfléchir » ; 
─ cogo, -is, -ere, coegi, coactum, « réunir, forcer » ; 
─ colo, -is, -ere, colui, cultum, « honorer, cultiver, habiter » ; 
─ condo, -is, -ere, condidi, conditum, « cacher, enterrer, fonder (une ville) » ; 
─ credo, -is, -ere, credidi, creditum, « croire » ; 
─ curo, -as, -are, -avi, -atum, « se charger de, prendre soin de » ; 
─ dico, -is, -ere, dixi, dictum, « dire, raconter, établir, vouloir dire » ; 
─ do, das, dare, dedi, datum, « donner » ; 
─ eo, is, ire, i(v)i, itum, « aller » ; 
─ facio, -is, -ere, feci, factum, « faire » ; 
─ fugio, -is, -ere, fugi, Ø: « s’enfuir, fuir » ; 
─ gero, -is, -ere, gessi, gestum, « porter, faire » ; 
─ habeo, -es, -ere, habui, habitum, « avoir, tenir, considérer comme » ; 
─ inquit, « dit-il, dit-elle » ; 
─ jubeo, -es, -ere, jussi, jussum, « ordonner » ; 
─ laudo, -as, -are, -avi, -atum, « louer, approuver » ; 
─ lego, -is, -ere, legi, lectum, « cueillir, choisir, lire » ; 
─ metuo, -is, -ere, metui, metutum, « craindre » ; 
─ mitto, -is, -ere, misi, missum, « envoyer, jeter, lancer » ; 
─ moveo, -es, -ere, movi, motum, « déplacer, émouvoir » ; 
─ oro, -as, -are, -avi, -atum, « prier » ; 
─ pervenio, -is, -ire, perveni, perventum, « parvenir » ; 
─ peto, -is, -ere, petivi, petitum, « chercher à atteindre, attaquer, chercher à obtenir, demander » ; 
─ pono, -is, -ere, posui, positum, « poser, déposer, placer, établir » ; 
─ possum, potes, posse, potui, « pouvoir » ; 
─ pugno, -as, -are, -avi, -atum, « combattre » ; 
─ puto, -as, -are, -avi, -atum, « estimer, penser, croire, supposer » ; 
─ rapio, -is, -ere, rapui, raptum, « emporter, ravir, se saisir vivement de » ; 
─ rogo, -as, -are, -avi, -atum, « demander » ; 
─ servo, -as, -are, -avi, -atum, « veiller sur, sauver » ; 
─ sum, es, esse, fui, « être » ; en tête de phrase, « il y a » ; 
─ teneo, -es, -ere, tenui, tentum, « tenir, diriger, garder, maintenir, soutenir, retenir » 
─ venio, -is, -ire, veni, ventum, « venir » ; 
─ video, -es, -ere, vidi, visum, « voir » ; 
─ videor, -eris, -eri, visus sum, « paraître, sembler » ; 
─ vinco, -is, -ere, vici, victum, « vaincre » ; 
─ vivo, -is, -ere, vixi, victum, « vivre » ; 
─ voco, -as, -are, -avi, -atum, « appeler » ; 
─ volo, vis, velle, Ø « vouloir ».

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21:02 Écrit par Vega dans Latin 4ème | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  Imprimer |

Bruti cuniculi ad theatrum eunt

Salve !

Tu connais les lapins crétins, ces bestioles roses et blanches imprévisibles et farfelues  ? Ils vont au théâtre aujourd'hui. Révisons avec eux la 2e déclinaison, grâce à cette petite histoire en images. La première image est une vidéo  muette en .mov qui fonctionnera bien avec Quick Time sous Mac, ou avec VLC sous PC. A la suite, les images de l'histoire.



 Diapositive1.jpg

 

Diapositive2.jpgDiapositive3.jpg 

Diapositive4.jpg 

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Diapositive6.jpg 

Diapositive7.jpg 

Diapositive8.jpg

18:43 Écrit par Vega dans Latin 4ème | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  Imprimer |

23 septembre 2014

Des dieux bienveillants

Quels dieux identifies-tu sur cette fresque pompéienne ? Quels indices t'ont mis sur la voie ?

https://www.flickr.com/photos/ckaiserca/8516594320/sizes/...

(clique sur l'image et choisis "taille originale" pour bien voir les détails)

21 septembre 2014

Des serpents à Pompéi

Salve,

que vois-tu représenté sur ces fresques de Pompéi ?

lararium Vettii.jpg  

ici:https://www.flickr.com/photos/70125105@N06/7861981308/

et là ?

bacchus-et-le-vésuve1.jpg 

Quel point commun présentent ces fresques ? Quel adjectif d'origine grecque qualifie cet animal ? Que symbolise-t-il ?

ÉDIT : bien entendu, mes questions concernent cet animal dans ce contexte et dans cette ville, et non en général.

07 septembre 2014

Premier cours d'épigraphie : la stèle de l'amphithéâtre de Pouzzoles

Salve, tu qui me legis, 

Pour commencer notre année, nous allons nous initier à l'épigraphie à partir de textes latins originaux gravés sur la pierre ou peints sur des murs. Le mot épigraphie lui-même est composé de deux racines grecques : épi, ἐπι,  "sur",  et graphie, γραφεία, "l'écriture". L'épigraphie, c'est donc l'étude des textes gravés dans des matières qui ne peuvent pas pourrir, comme la pierre, l'argile ou encore le métal. C'est une partie de l'archéologie et de l'histoire extrêmement importante pour les civilisations antiques, puisque toutes les autres matières, périssables, elles,  ont disparu.

Voici notre premier texte latin  : (photo Véronique GUILLAUME, D.R.). C'est une stèle de marbre située dans l'entrée de l'amphithéâtre de Pouzzoles, (Putteoli en latin ) en Italie, près de Naples et de Pompéi, et que nous verrons en vrai lors de notre voyage d'études en octobre.

épigraphie, stèle, Pouzzoles

Premier constat : toutes les lettres sont écrites en capitales. Il n'y a donc qu'une seule graphie pour le u et le v : le V. Même chose pour le i et le j : on trouve I. En effet, les capitales sont beaucoup plus faciles à tracer au burin car elles possèdent des angles et non des courbes contrairement aux minuscules de l'écriture cursive.

Deuxième constat : tout est écrit à la suite, sans espace entre les mots. Sans espace, mais non pas sans séparation : ouvrez l'image dans un onglet par un clic droit, vous verrez de petits signes, comme des points au milieu de la ligne, qui suivent certaines lettres : ils indiquent que le mot est terminé.

Exercice 1 : Recopie sur ton cahier les trois premières lignes, telles qu'elles sont écrites, en capitales, en marquant bien les points de séparation des mots.

Exercice 2 : A la fin de la ligne 2, est-ce le mot DIOS ? Justifie ta réponse.

 

Compare à présent avec la mise en page suivante :

           D.M.

M.CAECILIO.DIOS

CORO.QVI.VIXIT. 

ANNIS.XVII.M.XI.DIE.

            XXVII

M.CAECILIVS.PRIM 

VS.ALVMNO.PROBISSIM

BENE.MERENTI.FECIT

A présent, un peu d'analyse : tous le mots ne sont pas écrits en entier, certains sont abrégés, ce qui explique par exemple la petitesse du caractère M au dernier mot de l'avant-dernière ligne.

D.M. sont les initiales de Diis Manibus = Aux Dieux Mânes. As-tu retrouvé le cas et la fonction de ce groupe nominal ?

Les Dieux Mânes désignent chez les Romains les âmes des morts qui ont reçu une sépulture convenable. On leur rend un culte, public et privé en famille. Il s'agit d'un vieux mot étrusque qui désigne les "Bons", les "Bienfaisants". L'inscription est donc une inscription funéraire.

M. est l'abréviation d'un prénom masculin très courant en latin : Marcus. Mais à quel cas est-il ? Pour le savoir et développer l'inscription, il faut regarder les tria nomina en entier : M. Caecilio Dioscoro. Il s'agit donc du mot Marco, au datif / COI, qui désigne la personne défunte à qui la stèle est consacrée : Marcus Caecilius Dioscorus.

Cela donne pour les trois premières lignes, une fois que l'on a rétabli les mots complets (en rouge :)

Diis.Manibus.

Marco.CAECILIO.DIOS

CORO.QVI.VIXIT.

Le M. de la 4e ligne pose un nouveau problème. on peut vouloir l'interpréter à nouveau comme l'initiale du prénom, mais il n'est suivi d'aucun nomen ni cognomen et se trouve encadré de chiffres romains : XVII, XI puis XVIII à la 5e  ligne, soit 17, 11 et 18. Associé à vixit, qui signifie " a vécu" et à annis, "années" puis die, abréviation de diebus "jour" on peut déduire facilement que M. est l'abréviation du mot "mois" : Mensibus, à l'ablatif comme les deux autres noms. On trouve donc ici la durée de vie du petit Marcus : 17 ans, 11 mois, 18 jours.

 

ANNIS.XVII.Mensibus.XI.DIEbus.

            XXVII

 

Vient ensuite un 3e M. suivi à nouveau de Caecilius puis Primus  (le mot n'est pas fini à la fin de la ligne puisqu'il n'y a pas de point séparant les mots) : cette fois c'est le prénom Marcus ; mais il ne s'agit pas du petit défunt : ce qui le prouve, c'est le cognomen, la troisième partie du nom, la plus personnelle, qui permet d'identifier chaque homme parmi tous ceux de la gens Caecilia. C'est ici Primus, qui signifie  "le premier" : il s'agit très vraisemblablement du père de famille, le paterfamilias : même praenomen, même nomen gentilicum. De plus le cas nominatif nous montre que c'est lui le sujet, celui qui a fait graver la stèle et l'a dédiée.  Cela donne :

Marcus.CAECILIVS.PRIM 

VS.

Enfin le petit M à la fin de PROBISSIm indique une abréviation, sans doute par manque de place, qui vient du mot probissimus, superlatif de l'adjectif probus : honnête, bon vertueux, donc très bon, très vertueux, très honnête. En tant qu'adjectif, il s'accorde en genre, nombre et cas avec le nom auquel il se rapporte. L'as-tu trouvé ? quel est le mot complet à ton avis ?

ALVMNO.PROBISSIMo

BENE.MERENTI.FECIT

  Bravo, tu as bien identifié le datif en rapport avec alumno. Ce terme d'alumnus désigne à la fois un nourrisson, un élève, une disciple, un enfant qu'on a élevé mais qui n'est pas de la famille : un enfant trouvé, qui n'a pas le statut d'esclave, ni de fils. Je te propose enfant, ou élève, bien qu'il n'y ait aucun rapport scolaire entre les deux Marcus Caecilius.

la dernière ligne contient enfin le verbe en rapport avec le nominatif de la ligne 6- 7 : c'est le verbe fecit, 3e sing. du parfait de l'indicatif de facere,  faire. Comment le traduiras-tu ? Il n'y a pas de COD exprimé, il faut sous-entendre quelque chose comme hanc stelam, "cette stèle".

Bene merenti signifie "qui l'a bien mérité".

Je reprends donc le texte entièrement développé, en mettant en couleurs les différents cas : jaune pour le datif, bleu pour le nominatif, rose pour l'ablatif.

 

  Diis.Manibus.

 

Marco.CAECILIO.DIOS

 

CORO.QVI.VIXIT. 

 

ANNIS.XVII.Mensibus.XI.DIEbus.

 

            XXVII

 

Marcus.CAECILIVS.PRIM 

 

VS.ALVMNO.PROBISSIMo

 

BENE.MERENTI.FECIT

 

 Muni de toutes ces informations, rédige la traduction de cette stèle, en respectant l'ordre des groupes.

 

 

15:52 Écrit par Vega dans Latin 4ème | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : épigraphie |  Facebook | | |  Imprimer |

25 août 2014

Ubi est Carolus ? Tutoriel de retouche des images.

Salve, 

Vous avez vu le travail des latinistes de 5e

carolus-arcum.jpg (voir ici, ici, ou bien  encore ), vous aimez jouer à " où est Charlie ? "  et vous souhaitez en faire autant ? Rien de plus simple.

Pour arriver à placer Charlie dans le forum romain, il faudra :

- une image du forum pour servir de fond, 

- une ou plusieurs images de Charlie qu'il faudra rogner et redimensionner pour le mettre à l'échelle des immenses bâtiments romains, en lui conservant une taille humaine.

- superposer deux images distinctes et les "souder" avec le logiciel en ligne pixlr.com

Vous trouverez des images dans cet article : http://lateliercarpediem.midiblogs.com/archive/2014/04/02...

mais vous pouvez en utiliser d'autres de votre cru bien sûr... 

Le tutoriel de prise en main du logiciel est dans le fichier ci-joint : Ubi est Carolus-elève.pdf

Envoyez-moi par mail vos images : si elles sont libres de droit, je les publierai ici. Amusez-vous bien !

06 août 2014

Latin oral, premier cours de l'année : faisons connaissance

Latin  - Première séance : Politesse élémentaire.

I – L’accueil :

Salve : Bonjour (à un/e)

Salvus sis : Bonjour (à un garçon)

Salva sis : Bonjour (à une fille)

Salvi sitis : Bonjour (à plusieurs)

Salvae sitis : Bonjour (à plusieurs filles)

Salvete vos omnes : Bonjour à vous tous.

Quomodo vales / quomodo valetis ? : Comment vas-tu / Comment allez-vous ?

Bene valeo / male valeo / optime valeo / pessime valeo / non ita bene valeo : Je vais bien / mal / très bien / très mal /ça va moyen, ça peut aller.

 

II – La fin du cours :

Vale : Au revoir. (à une/e)

Valete : Au revoir (à plusieurs)

Curate ut valeatis /  Curate quam optime valeatis : Prenez soin de vous. (à plusieurs)

In crastinum (diem) : À demain

In proximum Lunae diem, Martis diem, Mercurii diem, Jovis diem, Veneris diem : À lundi / mardi / mercredi / jeudi / vendredi prochain.

In proximam septimanam : À la semaine prochaine.

 

III – Les présentations et l’appel :

 

Quid nomen tuum est ? Quel est ton nom ?

Quis vocaris, tu ? Comment t’appelles-tu, toi ?

Velisne mihi quis vocaris commemorare, quaeso ? Est-ce que tu veux bien me rappeler comment tu t’appelles, s’il te plaît ?

Meum nomen est Iohannes : mon nom est Jean.

Ego vocor Iohannes / ego nominor Iohannes : Je m’appelle Jean.

Qui es ? Qui es-tu ?

Ego sum magister tuus : Je suis ton professeur.

Ego sum magistra vestra : Je suis votre professeure.

Ego sum discipulus : Je suis un élève. (pour un garçon)

Sum puer : Je suis un garçon.

Ego sum discipula tua : Je suis ton élève. (pour une fille)

Sum puella : Je suis une fille.

Quis abest hodie ? Qui est absent aujourd’hui ?

Adsum : Présent ( = Je suis là)

Nihil abest hodie : Personne n’est absent aujourd’hui.

Abestne Petrus hodie ? Est-ce que Pierre est absent aujourd’hui ?

Abest : Oui, il est absent.

Illum igitur in libello absentem noto : Alors je le note absent sur le billet.

Quis libellum scribit ? Qui écrit le billet ?

IV - Rappels et demandes :

Cave : Attention ( à une seule personne)

Cavete : Attention ( à plusieurs)

Tace : Tais-toi

Tacete : Taisez-vous

Quaeso : S'il te plaît

Gratias ago : Merci

Gratias tibi ago : Je te remercie

Gratias vobis ago : Je vous remercie (à plusieurs personnes)

Gratias plurimas ago / gratias maximas ago : Merci beaucoup

Januam claude : ferme la porte

Fenestram claude : ferme la fenêtre

Libros apertos habete : Ouvrez vos livres.

 

 

14 avril 2014

Le nouveau Collatinus est sorti

Salve, 

Je tire aujourd'hui un grand coup de chapeau à Yves Ouvrard, professeur de latin dans l'académie de Poitiers.

Une énorme mise à jour du logiciel de traduction latine  Collatinus est sortie depuis quelques jours ; il en est  à sa version 10.2. Yves Ouvrard, son inventeur, l'a enrichi de nombreux dictionnaires, dans toutes les langues européennes modernes : anglais, allemand, espagnol, italien, catalan, portugais, et surtout a intégré la consultation du dictionnaire de latin Gaffiot, ainsi qu'un repérage des expressions. Il a conservé les flexions qui permettent de consulter la déclinaison de n'importe quel nom, adjectif ou pronom, ainsi eu la conjugaison active et passive de n'importe quel verbe, ce qui le rend vraiment complet.

La version est disponible pour Windows et pour Mac jusqu'à 10.8, mais pas encore pour linux. Il y travaille encore  un peu.

Il a également changé d'adresse, vous pouvez la télécharger ici : http://outils.biblissima.fr/

20 décembre 2013

En Février, il explosera de nouveau

Paul W.S. ANDERSON a filmé Pompei en 3D : ce péplum américano-allemand raconte quelques jours de cette terrible année 79 av.J.-C., au moment où la ville est à son apogée et où explose le volcan.

En vedette : Kit HARINGTON, le héros qui lutte pour sauver sa bien-aimée.

A voir : Scènes de combats dans l'amphithéâtre, casque de myrmillon, gladiateurs sanguinolents, amour, port et bateaux, explosion de lave et de fumée, reconstitution de la ville et même un tsunami !

Ci-dessus une version plus longue, anglophone ; ci-dessous une version plus courte avec d'autres images, notamment des corps statufiés comme on les voit au musée de Pompei, et sous-titrés en allemand. 



21 novembre 2013

Ludi circenses : ludi Circi Maximi et Amphitheatri flaviani

Sous forme de webquest, voici une promenade dans les jeux de l'Antiquité romaine. 

Les Ludi, que nous appelons les Jeux, ou les spectacles, sont au départ pour les Romains une pratique religieuse. Les plus anciens sont les Ludi Magni ou Ludi Romani. Selon Tite-Live, leur origine remonterait au roi étrusque Tarquin l'Ancien : après avoir conquis une ville prise aux Latins et amassé un immense butin, il offrit aux Romains des jeux magnifiques à titre de récompense :

Tum primum circo, qui nunc maximus dicitur, designatus locus est. […] Ludicrum fuit equi pugilesque.[…] Solemnes deinde annui mansere ludi, Romani Magnique varie appellati".  Ab Urbe Condita, I, 35

Ensuite, en 364 av. J.-C., ce fut la fin des longues querelles entre Patriciens et Plébéiens. Pour fêter le retour de la paix si longtemps attendue, le Sénat proposa, "car jamais à plus juste titre on n'aurait rendu ce libre hommage aux dieux immortels", ut ludi maximi fierent, et dies unus ad triduum adjicereturAb Urbe Condita, VI, 42.

Or, les premiers jeux que connait Rome se déroulent sous la royauté de Romulus, à une période où seuls brigands et repris de justice peuplaient Rome : des hommes sans femme à qui les cités voisines venaient de refuser le mariage avec leurs propres jeunes filles. Aussi le roi a une idée, dans une intention peu chevaleresque : ludo ex industria parat, Neptuno Equestri solemnes : Consualia vocat. Il invite les peuples voisins, notamment les Sabins, et c'est au cours de ces jeux qu'eut lieu l'enlèvement des Sabines.

Les Ludi se déroulaient à Rome dans ce type d'espace ci-dessous : un circus, ainsi nommé en raison de sa forme en fer à cheval, pourvu de tribunes sur les côtés pour les spectateurs et d'une ligne centrale appelée la spina ;  on y donnait un seul spectacle :  des courses de char. Les chars sortaient des écuries, les carceres,  logées sur le côté gauche de l'image puis faisaient le tour du Cirque, en passant le plus près de la spina pour gagner du temps, comme le font aujourd'hui les coureurs automobiles quand ils passent "à la corde".

circus_maximus.jpg

Circus Maximus, Rome

Ces courses étaient le spectacle le plus apprécié des Romains de toutes les classes sociales, des esclaves jusqu'au consul. A la fin de la Républiques, 76 jours dans le calendrier sont consacrés aux ludi, dont 16 rien que pour ces courses de chars. Comme tu l'as lu dans le premier extrait de Tite-Live, ci-dessus,  le plus vieux et le plus grand cirque de Rome est le Cirque Maxime, logé entre le mont Palatin et le mont Aventin. Les courses se déroulent rituellement entre 4 équipes, les factions. Comme les jockeys contemporains, les auriges portaient des casaques en couleur : rouge, bleu, blanc, vert , comme le montre cette mosaïque des quatre auriges du Musée national de Rome.

 

mosaique_auriges_couleur.jpg

Chaque faction avait ses supporteurs, exactement comme on peut être aujourd'hui "Fan des Bleus". Le terme faction continue de vivre dans le vocabulaire français mais avec une forte connotation politique.

Les auriges étaient des esclaves, mais leur victoire leur rapportait tellement d'argent qu'ils étaient en mesure d'acheter leur liberté. Certains étaient aussi  célèbres que nos héros du stade, comme en témoigne cette épitaphe de Martial à l'aurige Scorpus, mort à 27 ans :

Ille ego sum Scorpus, clamosi gloria Circi,

plausus, Roma, tui deliciaeque breves, 

invida quem Lachesis raptum trieteride nona ;

dum numerat palmas, credidit esse senes. 

Epigrammes, X, 53.

je suis le grand Scorpus, gloire du Cirque(1bruyant,

celui que tu as applaudi, Rome, l'objet de tes brefs délices,

celui que l'envieuse Lachesis(2a enlevé au bout de neuf fois trois ans.(3)

En comptant mes palmes,(4) elle m'a prise pour un vieillard.

1 - le Cirque Maxime

2- Lachesis, la Parque n°2 qui déroule le fil de la vie. Les Parques sont dans la mythologie 3 sœurs, des fileuses ; la 1ère, Clothô, , tisse le fil de la vie, la 2e, Lachesis,  le pèse puis la 3e, Atropos, le coupe. 

3- 3x9=27

4- au lieu de compter mes années ; il a donc dû gagner très souvent !

Nous ne savons pas précisément comment il est mort : il aura probablement heurté la borne, la meta, dans un de ces accidents que les Romains nomment "naufragia".

Les palmas dont parle Martial sont la récompense du vainqueur. Elles sont représentées dans cette amusante mosaïque, où le jeune âge de l'aurige (et ses étranges montures !) ne l'empêche pas de gagner comme un grand :

 

garcon-aurige.jpg

Connais-tu de nos jours d'autres gagnants qui ont rempoté des palmes ? (indice : lors d'un festival français au tapis rouge)

Sur cette mosaïque de la Villa del Casale, piazza Armerina en Sicile, montre la procession de l'équipe gagnante. La couleur prouve qu'il s'agit de la faction verte ; au premier plan la trompette sonne sa victoire tandis que le consul vêtu de sa toge à bande pourpre lui remet la palme ; on voit encore les 4  rênes des 4 chevaux entourés autour de la taille de l'aurige.

 

armerina-les vertsgagnent.jpg


 

stade domitien.jpg

Ci-dessus, le stade de Domitien,

actuellement Piazza Navona à Rome :

piazza navona aerienne.jpg

Compare avec la photo du Circus Maximus : qu'est-ce qui manque ? A ton avis, quel genre de jeux y donnait-on ? (réponse sur cette page)

 

Comment appelle-t-on habituellement  l'amphithéâtre Flavien ci-dessous ?

800px-Colosseum_in_Rome-April_2007-1-_copie_2B.jpg

Pourquoi s'appelle-t-il ainsi ? (Une aide ici)

Quels types de spectacles y donnait-on ?

Voici à présent une illustration d'un rétiaire,  issu d'une représentation archéologique des combats de gladiateurs antiques. Observe-la  : tu y trouveras l'explication de son nom et tu pourras aussi identifier les armes dont il se servait. A quel autre métier moins violent te fait-il penser ?

 

Capture d’écran 2013-11-21 à 14.55.08.png

Quelles autres catégories de gladiateurs connais-tu ?

 

 


14:05 Écrit par Vega dans Latin 3ème, Latin 4ème | Lien permanent | Commentaires (44) |  Facebook | | |  Imprimer |

12 février 2013

Non jam habemus papam

C'est un évènement historique qui s'est produit lundi 11 février 2013 : le Pape Benoît XVI a démissionné.

La question "pourquoi ? " intéresse beaucoup de monde, même si l'on connaît un peu les réponses : l'âge, la fatigue, la lourdeur des responsabilités.

La question qui m'intéresse, moi, c'est "comment ?".

Dans quelle langue le Pape s'est-il exprimé ? En latin, bien sûr ! langue officielle de l'état du Vatican, avec laquelle il écrit les bulles et encycliques. OUi, on parle enore le latin au XXIe siècle, on écrit encore en latin au XXIe siècle.

C'est une journaliste italienne, Giovanna Chirri, envoyée spéciale au Vatican (ou vaticaniste), qui a réussi à comprendre dans le discours lati du pape qu'il se trouvait fatigué et annonçait sa renonciation à la fin du mois. Les agences de presse et les réseaux sociaux ont fait le reste pour diffuser l'information de Mme Chirri. Comme quoi ça devient utile dans notre monde moderne de connaître le latin.

Eh bien sachez qu'il fait des émules ! A l'occasion de cet évènement rarissime , le journal Libération a publié son éditorial  (enfin, celui de Nicolas Demorand) en latin (et aussi en français, tout le monde n'a pas la chance d'être latiniste;-) : vous pouvez le lire à cette adresse :

http://www.liberation.fr/monde/2013/02/11/cogitatio_881165

j'en reproduis le début :

De aliqua re Papa cogitat ? Munus mirandum exsequitur saeculo nostro, quod in civitate et principatu parvulissimo vivat spiritu tali regnando qualem Machiavellus etiam sexto decimo saeculo unum complurum regnorum formarum semper esse. De aliqua re Papa cogitat qui est cum vestibus tam insolitis et vehiculo proprie fabricato ut munera fungi possit et ultro homo Latinissimus attamen homo qui ita garrit ut novus ridicule sit ? Nonne auro escario cenare solere et simul mundi miseriam humeris octogenariis portare dicitur ?

Sans tricher (sans regarder la traduction;-) qu'est-ce que vous en avez compris, même un tout petit peu ? Réponse dans les commentaires (et on peut jouer même si on n'est pas latiniste ! )