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02 avril 2014

Comment écrire un dialogue ?

La qualité fondamentale d'un dialogue, c'est qu'il puisse faire avancer l'action, livrer des informations importantes sur les personnages : leur tempérament, leur passé. Qu'on y sente leur façon de s'exprimer.  Son défaut principal, par conséquent, c'est le bavardage : parler pour ne rien dire, mettre quatre répliques à se dire bonjour, répéter par un verbe de parole ce que la parole en question fait déjà comprendre. 

Lançons-nous dans le vif du sujet : dialogue de récit ou de théâtre, seules la forme et la ponctuation vont changer.

Tout d'abord, un peu de réflexion : demandez-vous quelle est la situation de communication entre vos personnages. Où cet échange  a-t-il lieu ? Quand ? Pourquoi  se parlent-ils ? C'est une rencontre ? Ils veulent entrer en contact. C'est une discussion ? Ils veulent obtenir des informations, faire agir l'autre.

Quel est le thème du dialogue ? Quel est son but ? Raconter, expliquer, exprimer des sentiments, argumenter, défendre une opinion, attaquer l'opinion de l'autre ?

Quel est le caractère de vos personnages ? Cela va influer sur leur façon de parler, de questionner ou de répondre, sur leur quantité de paroles aussi. Il faudra adapter leur niveau de langue et toujours éviter les grossièretés ou les  grosses familiarités.

Dans un récit, vous pouvez faire parler vos personnages de trois manières différentes :

1 - le discours direct : les paroles sont retranscrites exactement comme elles ont été dites. Côté ponctuation, il faut des guillemets au début et  à la fin des paroles et tirets à partir du 2e interlocuteur. Il est écrit aux temps du présent (d'énonciation), on y trouve aussi de l'imparfait, du passés opposé, du conditionnel, du plus-que-parfait. On y trouve des marques d'oralité :

=>Il ricana : "Franchement, qu'est-ce que ça peut bien me faire, maintenant, hein ? Elle est partie hier, ta frangine ! "

2 - le discours indirect : un verbe de parole suivi de que (il dit que , il répondit que, il objecta que...) qui introduit une subordonnée conjonctive complétive , ou demanda si et une subordonnée interrogative indirecte. Les paroles sont modifiées dans leurs temps, leurs personnes pour respecter la concordance des temps. Souvent  les adverbes d'énonciation sont modifiés (hier devient la veille etc.) et les marque d'oralité sont supprimées.

=>Il demanda ironiquement ce que ça pouvait bien lui faire à présent. Sa sœur était partie la veille.

3 - le discours indirect libre : il démarre par un verbe de parole, sans que et sans subordination. Les personnes et les temps sont modifiés pour respecter la concordance des temps. Mais on conserve le phrasé de l'oral, les marques d'oralité et les adverbes qui sont références à l'énonciation (les déictiques).

=>Il ricana. Qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire, maintenant, hein ? Elle était partie hier, sa frangine !

Pour démarrer votre dialogue une phrase représentation, narrative, permettra de comprendre la situation.

Un dialogue, c'est bien. Surtout s'il présente de l'intérêt.

Evitez absolument les salamalecs, du type :

" Bonjour !

- Bonjour !

- Ça va ?

 - Oui, ça va, et toi ?

- Ça va." 

Au final, vous avez gaspillé cinq lignes pour ne rien dire. Supprimez-les. Vous pouvez avantageusement les remplacer par un récit de paroles :

Ils se saluèrent.

Rapide, précis, rien d'inutile.

Variez les façons d'introduire la parole. Utilisez "dit-il" en incise, pas trop souvent non plus. Si vous n'avez que deux personnages, vous pouvez introduire la parole par une phrase narrative avant ou la récapituler après.

Choisissez quelques verbes de paroles, et les bons.  Pas de redondances. Regardez cet exemple :

" Je vais te dire une bonne chose, annonça Jules.

- Ah ? quoi donc ? demanda  Jim.

-J'en ai vraiment assez, j'arrête, ça fait des heures qu'on marche, répondit Jules.

La première phrase est une annonce : annonça est une redondance ; ensuite la réplique suivant est une question : le point d'interrogation nous a déjà donné l'information. Inutile d'ajouter "demanda", d'autant que la question n'est pas importante, elle n'est là que pour maintenir le contact entre les deux locuteurs. Et puisque la réplique de Jules vient juste après, c'est forcément une réponse. Là aussi, le verbe est inutile, il n'apporte aucune précision.  Cet échange pourrait s'écrire ainsi :

" Je vais te dire une bonne chose", annonça Jules. J'en ai vraiment assez, j'arrête, ça fait des heures qu'on marche."

Utilisez ces verbes , ou d'autres, s'ils apportent une vraie information : le ton de la voix, le volume, le rythme. Si les actions et les paroles disent la même chose, enlevez l'une ou l'autre. Voyez ici :

http://lateliercarpediem.midiblogs.com/archive/2009/06/24/verbes-pour-enrichir-les-dialogues.html

Par exemple :

Romain était hors de lui. Il frappa la table d'un violent coup de poing.

" Retire tes sales pattes de là ! hurla-t-il avec colère.  Tu me fais honte ! "

Le lecteur sait déjà que le personnage est hors de lui et qu'il a frappé la table. Inutile d'ajouter avec colère : on a compris son émotion. Inutile aussi de préciser qu'il hurle : le coup de poing et le point d'exclamation nous l'ont déjà dit, on se doute bien que dans un pareil état il ne va pas parler normalement ni calmement. On pourrait donc écrire à la place :

Romain était hors de lui. Il frappa la table d'un violent coup de poing.

" Retire tes sales pattes de là ! Tu me fais honte ! "

Conséquence : utilisez tous les signes de ponctuation qui vous permettront de traduire les intentions ou les intonations de vos personnages.

Alternez les répliques longues et les répliques courtes pour donner du rythme au dialogue.

Glissez de courts passages narratifs ou descriptifs entre les paroles rapportées.

Et surtout : lisez des auteurs qui écrivent bien. Agatha Christie, Fred Vargas écrivent de bons dialogues : prenez modèle sur elles.

 

31 mars 2014

Comment débuter un récit ?

L'incipit est un moment important, où vous allez nouer un pacte avec votre lecteur et qui va conditionner la suite de sa lecture et l'atmosphère du récit. Voici quelques pistes pour écrire ce début :

I - Vous faites entrer les personnages en scène :

1 - Présentez les personnages et  décrivez-les, à l'imparfait, pour indiquer leur situation par la suite.
Modèle : conte de fées / Il était une fois ; narrateur externe / omniscient à la 3e personne.
puis : Vous continuez logiquement  avec la suite de l'action.
 
II - Vous vous intéressez au décor, au cadre spatio-temporel : 
 
2 - Vous présentez un élément du décor visuel pour comprendre l'action ou les personnages : modèle Balzac
3 - Vous présentez un élément du décor sonore pour entrer dans l'action, puis vous zoomez sur un détail de l'action.
 
III - Vous vous intéressez à l'action :
 
4 - Vous entrez directement dans l'action faite par un personnage, au passé simple. C'est une attaque "in medias res " qui possède l'avantage de plonger le lecteur directement au cœur de l'action.  Mais il vous faudra quand même délivrer des informations essentielles pour comprendre le récit, et cela rapidement, pour ne pas perdre votre lecteur en route. Ensuite trois possibilités s'offrent à vous  :
a) vous continuez avec cette action et ses conséquences, de façon chronologique et logique.
b) vous l'interrompez avec les pensées du narrateur- personnage. Modèle : Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier ou L'Ami retrouvé, Fred Uhlman
c) vous créez une analepse et vous revenez dans le passé de votre personnage.
 
5 - Vous rapportez des paroles directement par dialogue  ou indirectement.
 
6 - Vous entrez dans les pensées du narrateur- personnage
 
7 - Vous interpellez le lecteur réel (de l'auteur : un vrai lecteur de la vraie vie) ou supposé (du narrateur : c'est un personnage de votre histoire). Modèle : Jacques le Fataliste et son maître.
8 - Vous commencez par une remarque du narrateur, une réflexion. Modèle : Jane Austen, Orgueil et préjugés.
 

Comment écrire une rédaction ?

Voilà la question à se poser. Ces quelques  conseils simples vous permettront de réussir :

Lisez le sujet : les informations importantes sont dedans, ainsi que le type de texte attendu. Il vaut mieux y passer 5 minutes de plus que de risquer un Hors-Sujet qui vous privera de la moyenne.

Au brouillon :

1 - Analysez le sujet :

- quel type de texte?

Si vous choisissez le 2e sujet, (de réflexion), c'est un texte argumentatif qu'il vous faudra écrire. Au moins deux paragraphes détaillés, avec connecteurs, explications et exemples (trois, c'est encore mieux) plus l'intro et la conclusion pour arriver à 50 lignes.

Si vous choisissez le 1er sujet (d'imagination), vous devez faire attention : le type peut être :

a) Narratif : récit, roman, nouvelle, journal intime => quel narrateur ? 1ère personne ? 3e personne ? quel point de vue ? interne , omniscient, externe ?

b) Descriptif : à l’imparfait, avec une organisation de la description et des verbes de mouvement.

c) Théâtral : Pensez aux didascalies, (soulignées et entre parenthèses) et au nom de l’émetteur avant chaque réplique.

d) Dialogué : Attention à la ponctuation : Guillemets au début et à la fin des paroles ; tirets à partir du 2e interlocuteur.

Quelques incises mais pas trop, des verbes de paroles variés et utiles, (après une phrase interrogative, quel est l'intérêt d'écrire "demanda-t-il " ?)

Un dialogue qui fait avancer l’action ou livre les interrogations des personnages. Evitez les salamalecs, il n'y a que dans les parodies ou les mauvaise séries qu'on met dix lignes à se dire bonjour. Utilisez le discours indirect de temps et temps, et surtout le discours indirect libre qui donnera accès aux pensées des personnages. Je consacrerai un prochain billet à l'écriture du dialogue.

-Sur quel(s) thème(s) ? 

-A quelle personne ?

-A quels temps ? S'ils sont imposés par le sujet, notez-les et faites attention aux terminaisons.

Rappel : pour le passé simple : narrateur-personnage à la 1ère personne =  je …ai au 1er goupe, je…is au 2e, je …us / je…is au 3e et je …-ins pour les verbes en -enir.

Narrateur à la 3e personne : il …a au 1er groupe, il …it au 2e, il…it ou il…ut au 3e et il …int pour les verbe en -enir

Si vous écrivez au présent de narration et passé composé, attention aux accords du participe passé ! 

2 - Faites un brouillon : pas un premier jet  qu’il faudra recopier (aucun intérêt) mais une recherche d’idées et de mots et un PLAN, avec des paragraphes. C’est à ce moment-là que vous prévoyez la fin de votre texte.  Dans un récit, prévoyez les étapes qui vous feront passer du début à la fin et demandez-vous si vous voulez les raconter dans l'ordre chronologique ou bien perturber la chronologie : une analepse (un retour en arrière) ou une anticipation créeront toujours un rythme intéressant et dynamique.

Prévoyez toujours la fin. Si vous êtes pressé par le temps, vous saurez au moins où vous irez et vous pourrez rendre un devoir complet. (Ce ne sera pas le cas si vous rédigez votre devoir au brouillon pour le recopier ensuite : 50 lignes, c’est long !)

Toujours au brouillon, rédigez l’introduction et la conclusion, même pour le sujet d’imagination. Courtes (4 lignes) mais bonnes.

L’introduction : Elle débute par un alinéa de 2 carreaux. L’intro du sujet 1 présente la situation, le décor ; l’intro du sujet 2 présente le thème et annonce le plan. Ensuite sautez une ligne.

La conclusion : Elle débute par un alinéa de 2 carreaux. La conclusion clôt le récit évoque une ouverture (par une question), donne des nouvelles du personnage des années plus tard ;  celle du sujet 2 résume vos idées générales et ouvre également (encore une question, ou une évocation d’un art, d’un autre domaine, d’un sujet proche … )

Le développement : le plus gros du travail. Faites toujours des paragraphes, avec des alinéas de 2 carreaux et des connecteurs logiques (de temps, d’opposition, de concession…) qui feront la transition entre vos idées. Même si vous écrivez  plusieurs paragraphes avec des thèmes différents, on doit pouvoir suivre le fil de votre pensée sans revenir au début : à vous de faire le lien pour votre lecteur.  A la fin du développement sautez une ligne. 

A ce moment de l'épreuve, vous êtes à la moitié du temps imparti.

Quand votre PLAN est très détaillé, très précis et que vous avez le début et la fin de votre texte, vous pouvez écrire "au propre" : c'est le moment de penser aux alinéas et aux saut s de ligne. Prenez le temps de penser vos phrases dans la tête, de tester une expression au brouillon

Vocabulaire : écrivez précis, utilisez le dictionnaire que vous avez apporté. Glissez des figures de style : comparaison, métaphore, périphrase, anaphore. Supprimez les répétitions maladroites, employez des pronoms relatifs, des verbes de mouvement, chassez être et avoir s'ils ne sont pas auxiliaires de conjugaison, surtout dans les passages descriptifs. Autorisez-vous un ou deux "Il y a", pas plus ! Vous manquez de verbes de mouvement ? de verbes de dialogue ? Vous avez oublié vos figures de style ? Voyez le magasin des mots ici : http://lateliercarpediem.midiblogs.com/le-magasin-des-mots/

Relisez-vous : faites comme si c’était un journal, le texte de quelqu’un d’autre : si vous trouvez ça intéressant, vous pouvez déjà être fier (ère) de vous !

Orthographe : Relisez-vous avant à nouveau de rendre votre devoir et corrigez les accords. Heureusement que vous écrivez à l'encre effaçable, pas avec un stylo-bille ou feutre :) 

On vous pardonnera de ne pas connaître un mot de vocabulaire, mais on attend de vous que vous sachiez accorder les nom-déterminant-adjectif du GN, le sujet et son verbe et les temps de la conjugaison : revoyez-les régulièrement. Ces règles sont toujours les mêmes. Vous devez non seulement les connaître mais surtout les appliquer.

 

12 mars 2014

Comment parler d'un livre ?

L'objectif est d'éviter les adjectifs banals et triviaux qui complimentent ou détruisent en bloc sans dire précisément les choses. (Du type « c'est bien, c'est génial, c'est nul, c'est bof »)

Dans un avis personnel, on cherche avant tout à être précis, nuancé.

 

 

I – Si le livre t'a plu, c'est que tu y as trouvé le plaisir que tu cherchais :

 

1 – Des émotions, de la sensibilité :

  • Il est émouvant, poignant, intense, sensible, tendre, gai, joyeux, optimiste, frais ;

  •  

  • les personnages sont attachants, réalistes, bien campés ; tu t'es identifié(e) aux personnages , ils sont denses, complexes, vivants, vrais ;

  •  

  • le livre t'a fait rire, c'est un livre drôle, comique, et même hilarant, plein de fantaisie, sa lecture est tonifiante

2 – de l'aventure :

  • l'histoire est dépaysante si elle te permet de découvrir d'autres univers, d'autres paysages ;
  • elle est palpitante, prenante, captivante, pleine de suspense, à rebondissements

3 – de l'intrigue (roman à énigme, roman policier) :

  • l'histoire est captivante, pleine de suspense, à rebondissements, bien / habilement construite, ingénieuse, bien ficelée (fam.),
  • la chute est surprenante, inattendue, l'intrigue est habile

4 – de l'évasion :

  • c'est un livre distrayant, il est d'une lecture divertissante, dépaysante, exotique, pittoresque

5 – des connaissances nouvelles :

  • il est intéressant, instructif, érudit, bien documenté, original, sa lecture est stimulante, fructueuse, utile.

 

Tu as vraiment beaucoup aimé le livre : il est passionnant, fascinant, foisonnant, magnifique ; tu l'as lu d'une traite, il t'a captivé(e), ensorcelé(e).

 

 

II – Si le livre t'a déplu, c'est peut-être que tu l'as trouvé :

 

  • difficile d'accès : il parle de choses difficiles à comprendre à ton âge, il emploie un vocabulaire ancien car il a été écrit il y a plusieurs siècles ; l'intrigue confuse, embrouillée

  • décevant : tu t'attendais à mieux ; il est inégal : parfois agréable et vif, parfois ennuyeux et raté ;

  • mal écrit, truffé de fautes, lourd, répétitif ;

  • ennuyeux, sans épaisseur : les personnages manquent de vie, ils sont peu fouillés, inconsistants ; personne ne se conduit comme ça.

  • dépourvu d'intérêt, bête, stupide, inepte, pitoyable ( il fait pitié) ; médiocre, fade, banal, trivial, commun, insipide, superficiel

  • pénible, sa lecture est fastidieuse, il est inintéressant, soporifique, bavard ;

  •  

  • invraisemblable, on n'y croit pas une seconde,

  •  

  • mièvre (syn. fam : gnangnan), simplet ;

  • inquiétant, sinistre ; sa lecture t'a mis(e) mal à l'aise, gêné(e), dégoûté(e) ; tu as trouvé le livre répugnant

  • énervant, agaçant, horripilant

 

 

Si tu n'as pas compris, il ne t'a ni plu ni déplu, tu ne peux pas donner ton avis.

11 mars 2014

Méthode pour réussir la dictée

La dictée nécessite de votre part concentration et méthode de relecture. Voici les six grands pièges dans lesquels les élèves tombent chaque année :

  • 1- Les fautes d'accord : sujet-verbe , déterminant-nom-adjectif
  • 2- les terminaisons des verbes
  • 3- L'orthographe des verbes et participes passés se terminant par le son "é" ou "è"
  • 4- Les consonnes doubles
  • 5- Les mots peu ou mal connus, y compris les invariables
  • 6 - Les oublis de mots

MÉTHODE DE TRAVAIL

1- Pendant la dictée :   Soyez très concentrés, notamment pendant la première lecture du professeur ; il lit avec "le ton", fait entendre les liaisons. Repérez- les à l'écoute et attendez-vous à les retrouver pour bien écrire les consonnes finales. C'est pendant cette première lecture que vous découvrirez des difficultés évidentes. Ne décrochez pas votre attention, vous risqueriez de paniquer.   Si vous ne savez pas comment orthographier un mot, mettez un  ? à côté pour  revenir lors de vos relectures. Par exemple : En cet* journée, l'ombre des pilliers(?) permettaient* de trouvé* un peu de fraîcheur.   Espacez      vos      mots      pour      avoir     la      place de    les       corriger         ensuite.                                         

2- Pendant la relecture du texte dicté par le professeur :   Soyez vigilants, ajoutez tout de suite les mots oubliés. Ex : En cet* chaude journée, l'ombre des pilliers (?) permettaient de trouvé* un peu de fraîcheur . Corrigez aussi les fautes évidentes repérées qui sont liées aux accords dans le groupe nominal, avec des mots qui se suivent : En cette chaude journée, l'ombre des pilliers (?) permettaient de trouvé un peu de fraîcheur.   Puis soulignez au crayon les mots sur lesquels vous hésitez encore. Ex : En cette chaude journée, l'ombre des pilliers (?) permettaient de trouvé* un peu de fraîcheur.

3- Au moment de votre relecture personnelle :     

 a)Vérifiez les accords, en reliant mentalement chaque sujet avec son verbe, chaque nom avec son adjectif . Ex : En cette chaude journée, l'ombre des pilliers (?) permettait de trouvé un peu de fraîcheur.                         

b) Cherchez ensuite à remplacer tous les sons en "é" qui posent problème par un verbe du 3è groupe, vouloir par exemple ; dans l'exemple, cela donne "permettait de vouloir"; donc j'écris un infinitif,  trouver avec -e-r. Ex : En cette chaude journée, l'ombre des pilliers ? permettait de trouver un peu de fraîcheur.    

c) Puis prenez une décision pour vos dernières difficultés. Demandez-vous quels mots vous  connaissez qui appartiennent à la même famille que pilliers ? : pile, empiler ; le nom prend donc un seul l. Ex : En cette chaude journée, l'ombre des piliers permettait de trouver un peu de fraîcheur.     

d)Gommez les traces de crayon, les mots soulignés : Ex : En cette chaude journée, l'ombre des piliers permettait de trouver un peu de fraîcheur.

 

Exercice

Que de fautes !  En te souvenant des six grands pièges de la dictée, applique un raisonnement logique à l'orthographe de ce texte et corrige les 31  erreurs qui y sont semées.

Cette dictée comporte trop de faute. Une relecture atentive vous permettrez de les corrigées. Mais hélas ! Vous n'êtes pas concentrer. Il est absolumant nécésaire de vous mettre au calme. Si vous  aviez eu à écrire le mot antropologue ou le mot mysentrope, je comprendré vos ésitations léjitimes ! Mais là, il n'enait rien. Avec un  peu de métode,vous pourrié réusir dans cet matière et comblées vos lacune. vos notes serait s'en nulle doute meilleure. Alors, ses dicters que vous avé toujour temps redouté ne vous feront plus peur et n'aurons plus aucuns secrets pour vous.

29 décembre 2013

Comment apprendre une leçon

 
Clique sur cette carte heuristique pour l'agrandir.Apprendre une leçon.gif

31 janvier 2012

La 400 è : je sais faire une capture d'écran

Bonjour !

Aujourd'hui, jour faste et béni des dieux : il a neigé et tout n'est pas fondu et je publie le 400è billet de ce blog.

J'inaugure en outre une nouvelle catégorie : je sais faire. J'en ai une autre en préparation qui va ravir Léo et Lucie  ( et moi aussi), mais vous en saurez bientôt plus et vous m'en direz des nouvelles, m'sieurs-dames.

On commence avec la capture d'écran :

Sur un iMac (à tout seigneur, tout honneur, et d'abord c'est mon blog et j'aime mes Apple d'amour <3 <3 )

Pour une cature d'écran partielle : appuie en même temps sur les touches Pomme (ou cmd), Maj et 4. Les pianistes sont avantagés ;-). Apparaît alors un petit viseur qui fait l'angle de la capture : étire avec la souris jusqu'à obtenir le cadre que tu souhaites. Lâche la souris : ça fait "clic" comme dans un appareil photo et tu obtiens une image partielle de l'écran d'ordi en .png qui se range toute seule sur le bureau (ensuite il faut ranger son bureau, n'est -ce pas ?) et se nomme Capture d'écran-date-heure. En allant sur le bureau ou dans Finder, on peut renommer ce fichier.

Pour une capture d'écran totale : cmd, maj et 3.

Sur un PC, quelle qu'en soit la marque : tu feras une capture d'écran complète en appuyant sur la touche à côté de F12 qui s'appelle de façon variable :" Scrn" ou "Print" ou "Impr écran syst". Ensuite pour l'insérer dans un document, un clic droit > coller , ou le raccourci "Ctrl+V".

Pour une capture d'écran partielle, appuie en même temps sur Alt et la touche "Print" susnommée.

24 mars 2011

Ecrire une critique théâtrale


1er § : L'accroche . Résume ta critique en une ou deux phrases brèves et accrocheuses, comme un slogan de publicité, pour inciter le lecteur à lire ton texte. N'hésite pas à utiliser une image, des jeux de mots, de sons, une antithèse….En général tu trouveras ton accroche quand le texte sera fini.

2 è § : La mise en contexte. Tu dois répondre à ces questions, dans l'ordre qui te paraît le plus pertinent: qui ? où ? quand ? quoi ?

Ce serait bien également faire référence au moment où le spectateur attend le lever du rideau, distingue des bruits, un décor, où se crée une certaine attente.

3è § : L'histoire : de quoi ça parle ? Décris le spectacle et son histoire, ce qu'il raconte, pour informer le lecteur qui n'a pas vu le spectacle . Il doit pouvoir comprendre de quoi il s'agit.
Décris aussi la manière dont est racontée l'histoire : par ceux qui la vivent ? Par d'autres ? Sur le moment ou après coup ? Y a-t-il des analepses ? Y a -t-il des éléments de mise en scène particuliers ?

4è § : Ton avis. En te référant aux différents aspects du spectacle (lumières, décors, costumes, musique, jeu des comédiens), explique en quoi certains de ces éléments ou leur mariage ont été pour toi évocateurs, touchants, réussis ou décevants. Fais systématiquement référence à un aspect précis du spectacle. Que signifient-ils ? Ont-ils ajouté quelque chose à l'histoire ou lui ont-ils nui ? Cette critique fait appel à ta subjectivité ; tu dois être sincère, t'impliquer fortement dans ton analyse.

5è § : Conclusion. Rédige une dernière phrase qui résume ton appréciation du spectacle. Une phrase personnelle et libre, bien entendu !

19 septembre 2010

Méthodologie : comprendre les consignes.

QU'EST-CE QUE JE DOIS FAIRE ? Si tu te poses cette question, c'est bien, tu essaies de comprendre ! Voici une première série d'exercices. Poste ta réponse dans les commentaires et essaie d'expliquer tous les avantages que ta méthode t'apporte en les comparant aux inconvénients. Si ta balance n'est pas équilibrée, c'est  peut-être qu'il est temps de changer de méthode !

Si tu as besoin d'aide, regarde la note intitulée "Savoir lire une consigne " dans cette même caégorie ; il y a un document qui explique le sens des principaux verbes de consigne.

EXERCICES DE MÉTHODOLOGIE.

I – Quelle est la bonne méthode ? Lis bien les consignes ci-dessous ; pour chacune sélectionne la bonne méthode à utiliser. Aide- toi du document sur les verbes de consigne.

  1. Leçon p 40 et ex 1 et 3 p 41 :

    1. Je fais mes exercices d'abord pour être débarrassé, ensuite je lis ma leçon.

    2. Je lis la leçon une fois et je fais les exercices après.

    3. J'étudie ma leçon et je fais les exercices ensuite sans revenir à ma leçon.

    4. J'étudie ma leçon, je fais les exercices en vérifiant à chaque fois dans ma leçon que je fais juste.

    5. Je fais les exercices en 1er, après j'ai du temps pour apprendre par cœur ma leçon.

  2. Étudie la leçon p. 40

    1. J'apprends direct par cœur phrase par phrase.

    2. Je sors mes crayons de couleur, je colorie les titres, les mots importants ou que je ne comprends pas. Ensuite je lis plusieurs fois et je cherche à comprendre. Je n'essaie pas d'apprendre par cœur.

    3. Je lis une fois ma leçon et je l'apprend par cœur juste après.

    4. Je recopie ma leçon tout de suite.

    5. Je lis ma leçon et je la recopie.

    6. Je lis, je cherche à comprendre et je me pose des questions comme si c'était un contrôle ; je vérifie mes réponses dans la leçon.

  3. Expliquez en quoi l’appétit se distingue de la faim.

    1. Je vais utiliser des arguments pour montrer que l’appétit est différent de la faim.

    2. Je vais mettre en évidence les rapports de ressemblance et de différence entre ces deux phénomènes.

    3. Je vais donner des exemples qui montrent que l’appétit et la faim sont différents.

    4. Je vais exposer pourquoi il est important de faire la différence entre l’appétit et la faim.

    5. Je vais faire comprendre clairement quels facteurs différencient l’appétit de la faim en considérant l’origine, le fonctionnement et la finalité de ces deux phénomènes.

 

et pour terminer cet ardent brassage de neurones sur une note légère, lisez le texte  de Jacques charpentreau, un poète contemporain, qui illustre avec humour la difficulté  qu'ont les élèves de comprendre ce que les professeurs attendent d'eux .

LE CORBEAU ET LE PERROQUET.doc

14 septembre 2010

Savoir lire une consigne

Savoir lire une consigne c'est déjà 51 % de la réponse juste.

Demande-toi toujours :

  1. ce qu'on veut te faire faire
  2. à quel endroit se trouve la réponse.

Y a t-il un point d'interrogation, une phrase de type interrogatif ? Alors tu dois répondre à une question  en faisant une phrase.

Y a-t-il un point normal à la fin de la phrase ? Le verbe est-il au mode impératif ? Alors on veut te faire agir d'une certaine manière, avec ton esprit ou avec ton corps. Tu dois donc faire ce qu'on attend de toi.

Le vocabulaire des consignes ne varie pas énormément ; ce sont les verbes les plus importants et tu dois savoir ce qu'ils signifient.

verbes-de-consignes.doc


12 septembre 2010

Connais-toi toi-même

Je reprends en ce beau dimanche la phrase grecque inscrite au fronton du temple d'Apollon à Delphes, et qui a servi de devise au grand Socrate lui-même. Γνῶθι σεαυτὀν  ou Gnôthi seauton si vous ne lisez pas encore le grec ;-) Voilà une connaissance nécessaire pour vous permettre d'apprendre quelque chose, de vous sentir heureux, en bonne compagnie avec vous-mêmes et avec les autres et plus encore si vous voulez améliorer ce qui ne va pas, que ce soit dans vos relations avec les gens ou avec…les math, ou l'orthographe. Pour développer un peu plus cette connaissance, je vous ai proposé le jeu du j'aime/ j'aime pas ; à présent je vous offre un petit quizz de mon invention pour connaître vos multiples intelligences. Téléchargez le fichier ci-dessous, branchez l'imprimante, prenez vos crayons de couleur et accordez-vous une petite pause tranquille loin du bruit.

quiz-intelligencesmultiples.pdf

Vous avez besoin d'explications supplémentaires sur ces 8 intelligences ? Lisez ces 4 pages de synthèse  :

imquid.pdf

Et pour finir, je donne la parole à un grand monsieur très savant qui parle parfois sur les ondes d'une radio culturelle et nationale, Albert Jacquard ; avez-déjà lu ce texte ? Pas encore ? Dites-moi ce que vous en pensez, alors.

L'intelligence, ça se construit
 . A. Jacquard : C'est quoi l'intelligence ? Petit Point.

À l'école, je n 'aime pas être interrogée devant mes camarades et je déteste les travaux écrits. Même si j'ai bien appris mes leçons, mon cœur se met à battre très vite et j'ai de la peine à me concentrer. Ma copine répond toujours très bien aux questions de notre professeur ; pourtant elle n'étudie pas plus que moi. Elle est probablement plus intelligente!

Dans ta classe, certains sont forts en maths, d'autres savent raconter des histoires drôles ou sont les rois de la gymnastique, d'autres enfin s'inventent, tout éveillés, des rêves magnifiques. II y a beaucoup de manières d'être intelligent, sûrement autant qu'il y a d'êtres humains sur la Terre. Heureusement, car sinon on n'aurait rien à se dire, puisqu'on aurait le même avis sur tous les problèmes. Alors, que ce soit à l'école ou ailleurs, je crois qu'il vaut mieux simplement essayer d'être chaque jour un peu plus intelligent. Car l'important n'est pas d'être meilleur que son camarade. D'ailleurs tu n'apprécies pas davantage une copine parce qu'elle a de bonnes notes en classe. C'est plutôt parce qu'elle est sympa et que vous vous comprenez bien.

Mais l'intelligence, c'est quoi?

C'est comme si, à la naissance, tu avais reçu une grande feuille à dessin et des peintures de toutes les couleurs. Depuis lors, à chaque occasion, tu prends ton pinceau pour y dessiner des formes. C'est ainsi que, peu à peu, tu as fait apparaître, sur ce papier, un paysage et une maison. Puis tu as décidé d'y ajouter des couleurs. Chaque jour, ton dessin devient plus riche et plus beau. Comme ton intelligence. Chaque fois que tu fais travailler ton cerveau, que tu te poses des questions et que tu observes ce qui t'entoure, tu deviens plus intelligente. En utilisant ton cerveau, tu le rends capable de nouvelles performances. C'est le contraire d'une pile, qui, elle, s'use peu à peu, à mesure qu'on l'utilise. Le cerveau, au contraire, s'use lorsque l'on ne s'en sert pas. C'est merveilleux, non?
 Et cela sera sans fin. Car chaque fois que tu obtiens une réponse, que tu comprends un raisonnement nouveau, tu constates que de nouvelles questions se posent, que des raisonnements encore plus subtils doivent être mis au point. Oui, ce sera sans fin. Heureusement. Car la vie serait triste si l'univers n'avait plus de secrets. Par chance, il est si riche que nous n'en aurons jamais fini de l'explorer.

On devient donc intelligent grâce aux autres ?

Oui. Et même lorsqu'on est une grande personne, les autres nous sont indispensables. Ça peut paraître surprenant puisqu'un adulte est capable de se faire à manger, de conduire une voiture, de s'occuper de son appartement, et de bien d'autres choses encore, sans aucune aide. Mais tout cela ne suffit pas pour vivre heureux. Que fera donc une personne sur une île déserte lorsqu'elle est gaie, qu'elle a du chagrin, ou qu'elle a découvert quelque chose? Elle aura envie de le dire, de le raconter, de poser des questions. Elle aura besoin aussi de se sentir aimée et de pouvoir aimer. Et tout cela, seuls les autres peuvent le lui apporter, et lui permettre ainsi de devenir plus ouverte, plus intelligente.
Échanger des questions, des réponses, des idées est un jeu où tout le monde est gagnant. Lorsque deux hommes se rencontrent chacun avec une idée, ils se sépareront avec, chacun, deux idées, peut-être trois. Car la discussion en aura sûrement fait naître une nouvelle.
Les idées, les émotions, les interrogations, c'est le contraire de l'argent : les partager, c'est s'enrichir.

 

Alors, qu'est-ce que cela vous fait évoque ?

 

28 février 2010

Comment dessiner des personnages en 5 étapes avec 4 majuscules ?

J'ai trouvé sur le blog d'une collègue qui utilise les cartes heuristique encore plus que moi un moyen d'apprendre à dessiner des bonshommes façon dessin animé, à partir des quatre majuscules S Y V I, le tout en 5 étapes seulement. c'est une invention de Paul Foreman , pour tous ceux qui sont persuadés ne pas savoir dessiner et qui ont des dessins à faire, ou qui veulent illustrer à la main leurs cartes heuristiques…J'ai essayé et croqué quelques personnages, ça marche ! Tout est dans le détail qu'on apporte ensuite à la figure de base. Regardez le document ci-joint, il est en anglais mais

  1. C'est illustré
  2. C'est facile à comprendre

Drawing a Cartoon Character in 5 steps.pdf

Je l'ai trouvé chez Marie à cette adresse :

http://lewebpedagogique.com/litterae/dessiner-un-personna...

06 novembre 2009

Comment trouver la fonction d'un GN ?

Comment trouver la fonction d'un GN ?.jpg

01 octobre 2009

Carte heuristique, mind map, carte mentale et topogramme

 

Voilà plusieurs mots différents pour une seule technique inventée dans les années 1970 par l'Anglais Tony Buzan qui a fait des recherches sur l'apprentissage et le cerveau humain. Son but a été de créer un outil facile d'accès, une façon de penser qui sollicite le cerveau tout entier et libère son potentiel.

C'est quoi ce mot ?

Heuristique est à rapprocher d'Eurèka, la formule d'Archimède ( qui criait " J'ai trouvé ! " en grec en sortant de son bain ) ; c'est l'art d'inventer, de faire des découvertes et cela concerne tout ce qui peut aider à trouver. Le cerveau fonctionne par découvertes successives et par association d'idées, ce qu'ont déjà montré il y a plus d'un siècle les travaux de Sigmund Freud (quelques citations et une photo sur Evene ) sur les associations libres, l'accès à l'inconscient et aux rêves. Idem pour l'écrivain Marcel Proust avec l'épisode de la madeleine, qui fait revivre au narrateur tout un pan de son enfance - visions, goûts, émotions…-  grâce à un bout de madeleine trempée dans du thé : " tout cela qui prend forme et solidité est sorti, ville et jardins, de ma tasse de thé ".

Une carte heuristique , qu'est ce que c'est ?

Pour faire simple , c'est une technique de représentation graphique des idées et des relations entre ces idées qui fait travailler la totalité du cerveau (droit + gauche, limbique, émotionnel et cortex). pour ceux que le fonctionnement du cerveau passionne, c'est par ici qu'il faut regarder : site canadien le cerveau à tous les niveaux.

Alors comment je fais ?

Eh bien je commence par prendre mes crayons de couleur et une grande feuille (au moins A4) en format paysage.

  • * Je dessine (pas besoin d'être Picasso ou Vinci) au centre mon thème et partant de lui mes sous-thèmes : de grosses branches près du tronc, des branches plus fines au fur et à mesure qu'elle s'éloignent.
  • * J'utilise une couleur pour chaque branche afin de mieux les différencier, donc de mieux les mémoriser.
  • Chacune porte un mot, pour générer davantage d'associations d'idées, et chaque branche est de la même longueur que le mot pour que mon cerveau associe les deux.
  • * Je dessine une image par mot,
  • * Je trouve des mots-clés,
  • * Je varie les tailles des lettres,
  • * J'associe des codes, des couleurs, des symboles qui vont rendre mon travail PERSONNEL, propre à mon cerveau.
  • * Je dessine des flèches pour établir les connexions entre les idées.

Et comme on voit mieux avec des exemples :

Un exemple d'arbre à idées dessiné par Émile Zola pendant la préparation des Rougon -Macquart sur le site de la BNF

Un exemple ici, tout plein d'exemples là sur le site Pétillant

Des cartes heuristiques dessinées à la main : 

voici la galerie de Marion Charreau sur Flickr : en cliquant ur la première carte vous verrez défiler en diaporama toutes celles qu'elle a créées 

 

A quoi ça sert ?

  1. A coucher sur le papier des idées de façon visuelle.
  2. A trier ses idées, apprendre à developper et détailler.
  3. A trouver et organiser ses idées pour une rédaction.
  4. A préparer une prise de parole : cours, exposé, réunion etc.
  5. A éviter de lire à haute voix un texte lors d'un exposé.
  6. A prendre des notes. Dessiner, colorier et classer les informations font intervenir le cerveau droit et gauche. Alors que quand on écrit son cours de haut en bas  (en mode texte), c'est le cerveau gauche qui travaille, celui qui gère la logique et le langage (mais pas les émotions qui permettent de mémoriser ! )
  7. A inventer des associations d'idées quand on se prépare à écrire, quand on imagine quelque chose, ce qui favorise non seulement la créativité mais aussi la mémoire longue, celle qui a besoin de représentations personnelles.
  8. A résumer ce qu'on lit.
  9. A apprendre autrement, à réfléchir plus clairement : comme on utilise son cerveau droit, on développe son intelligence visuelle et spatiale et on mémorise donc mieux.
  10. A prendre des notes rapides et personnelles pendant la lecture d'un roman au lieu d'écrire toute une page et de perdre le fil (ou le plaisir) de la lecture.
  11. A provoquer des synapses (les connexions des neurones entre eux qui génèrent la mémoire des informations rencontrées et traitées ensuite par le cerveau). Pour en savoir plus sur les synapses, voyez le lien à gauche dans la catégorie "Apprendre"= >BD pour savoir comment fonctionne… Cliquez ensuite sur Sommaire, puis sur Aile Changeux. 

N'oublions pas que l'important, ce n'est pas l'outil, c'est la façon de s'en servir ! Donc vous n'êtes pas obligés d'adopter la carte heuristique : soyez libres de trouver ce qui vous convient le mieux. Mais n'en ayez pas peur non plus : c'est nouveau pour vous, probablement, cela va donc vous demander de vous adapter à une situation nouvelle, donc de développer vos intelligences !

Pour aller plus loin :

Des ressources sur la Toile :

le site Pétillant, en français http://www.petillant.com/rubrique1.html  ; une introduction aux cartes heuristiques

le blog d'une de mes collègues, prof de français et latin et spécialiste des cartes heuristiques : http://lewebpedagogique.com/litterae/

Le site créativité.net : ,http://www.creativite.net/mindmap-schema-heuristique-topo...

16 avril 2009

D'accord, pas d'accord

"Docteur, faut-il vraiment accorder les adjectifs?"

- Eh bien oui, en un mot comme en cent, l'adjectif est un être fragile et délicat, très sensible, qui ne supporte pas la mésentente ni le désaccord. Il se pare le plus souvent d'un "s" pour être d'accord avec son meilleur ami, le nom commun  (GN pour les intimes), parfois d'un x s'il est de bonne humeur .

Mon ordonnance : un exercice interactif une fois par jour sur l'accord adjectif / attribut


16 mars 2009

Je ne sais toujours pas accorder le participe passé, c'est grave docteur?

Problème: Ça fait deux ou cinq ou dix ans que je le revois tous les ans, mais je ne sais toujours pas accorder le participe passé.

Solution: Accorde- le dès que tu l'écris. Pose-toi une seule et bonne question, que voici: 

Au moment où j'écris le participe, est-ce que j'ai déjà écrit le mot qui répond à la question "qu'est-ce qui est + participe passé ?

SI  OUI: J'ACCORDE AVEC CE MOT.

SI NON: JE N'ACCORDE PAS.

Vérifions tout de suite en pratique. Dans la phrase

J'ai repensé(…) à toutes les bêtises que j'ai *fait(…),

comment écrire le 1er participe "repensé"?

Question: au moment où j'écris ce mot, est-ce que je sais déjà ce qui est repensé ?

NON (on le saura plus tard; ce sont les bêtises). Donc pas d'accord.

Et pour le 2ème, "fait"?

Au moment où j'écris "fait", est -ce que j'ai déjà écrit ce qui est fait?

OUI: ce sont les bêtises. Donc j'accorde avec bêtises, fém.pl. et j'écris "que j'ai faites"

 

D'accord, me dira-t-on, mais ça ne marche pas avec les verbes pronominaux… eh bien si ! Il faut se demander ce qui s'est + participe passé

Les oiseaux qui se sont envolés => Ai-je écrit ce qui est envolé? Oui, les oiseaux; donc envolés, -és.

Je me suis lavé les mains => Quand j'écris lavé, est-ce que je sais déjà ce qui est lavé? Non, pas encore; donc pas d'accord.

Ils se sont souri : Ai je déjà écrit ce qui est souri? Là, la question n'a pas de sens, il n' y a rien qui puisse être souri. Donc comme je ne peux pas répondre à une question qui n'a pas de sens, je ne fais aucun accord.

Cette méthode qui fait appel à une logique simple, efficace à tous les coups et sans s'occuper du repérage des fonctions a été mise au point par un éminent universitaire belge, Marc Wilmet. Tu peux lire en ligne ici une fiche récapitulative de sa méthode sur le site Langue Française.

Si tu veux vérifier ton orthographe, voici un premier exercice en ligne interactif sur le site canadien du CCMD, destiné à l'amélioration de la pratique du français et même un deuxième  un peu plus difficile sur le même site.


J'entends [e] ou [ε] mais qu'est-ce que je dois écrire?

 

Problème: Je n'entends pas la différence entre les sons [e] et [ε] et j'écris n'importe quoi à la fin des verbes.

Solution: Arrête-toi pour réfléchir.

             Rappelle-toi les règles que tu connais déjà et utilise la clé du remplacement.

Les règles:

  1. Quand deux verbes se suivent, le second est à l'infinitif : donc tu écris -er. 
  2. Derrière une préposition (1ère version:  à dans par pour en vers avec de sans sous) (2ème version: à de dans par pour sur avec en sans sous vers), j'emploie l'infinitif: donc tu écris encore -er
  3. Derrière l'auxiliaire avoir ou l'auxiliaire être, j'emploie le participe passé. J'ai le choix entre 4 formes: -é, -ée, -és, -ées. (voir la note qui le concerne)
  4. Derrière un sujet et en l'absence de ponctuation j'utilise un verbe conjugué qui s'accorde avec son sujet. J'ai le choix entre 6 formes selon la personne du verbe : je=> -ai ou -ais ;  tu => -ais ;  il ou elle ou on => -ait ; vous => -ez ; ils ou elles => -aient.

      La clé:

 

Pour vérifier, utilise la clé du remplacement par un verbe du 3è groupe, qui n'est pas une règle mais une astuce; elle ne te dispense pas d'apprendre les règles ci-dessus. Par exemple, remplace avec venir et écoute ce que tu entends:

  • cas a : tu entends "venir" : alors ton verbe est à l'infinitif et tu dois écrire -er.
  • cas b : tu entends "venu" : alors ton verbe est u participé passé et tu dois écrire l'une des 4 formes possibles: -é, -ée, -és, -ées (voir note )
  • cas c : tu entends [v∂nε] : alors ton verbe est à l'imparfait et tu dois écrire - ais pour la 1 ère et la 2 ème personne du singulier, -ait pour la 3 ème du singulier, -aient pour la 3 ème du pluriel.

 Voyons ce que ça donne:

1) Personne ne voulait mangé .

Deux verbes se suivent: "venir" et "manger"; le 2 ème s'écrit donc à l'infinitif (règle n°1). En remplaçant par venir, j'obtiens "personne ne voulait venir".

Donc: Personne ne voulait manger.

2) Cette photo, elle datée de 2001.

Un seul verbe, pas d'auxiliaire en vue, un sujet "elle" sans virgule: c'est donc un verbe conjugué.

Je remplace: elle venait de 2001. J'entends encore {è}, je suis donc à l'imparfait; accord avec la 3 ème du singulier: j'écris -ait.

Donc: Cette photo, elle datait de 2001.