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27 novembre 2014

Correction de la rédaction 2 : décrire un paysage

Bonjour, 

Voici l'article dans lequel nous travaillerons la correction de la rédaction. Reprenons un peu la méthode de travail : d'abord : 

I - Je lis le sujet

C'est une description, donc un texte à l'imparfait, avec une phrase de récit pour introduire le narrateur et le personnage qui voit (est-ce le même ?) et embrayer sur la description ; on décrit un paysage ou bien un monument en ruines ; ce qu'on voit est sous la lumière du jour (il faut choisir l'heure) ; on écrira une description organisée, donc avec des connecteurs qui orientent le regard et guident la "visite" ; trois obligations de style : comparaison, métaphore et personnification ; trois expansions du nom : épithète (ce sont des adjectifs, donc un mot à chaque fois), complément du nom et proposition relative (là c'est un groupe, noyauté autour d'un verbe et qui commence par qui que quoi dont où lequel auquel duquel). 

Il ne suffira pas de les insérer, il faudra les repérer, soit par leur nom soit par un code couleur : donc  garde 5 minutes pour relire avant la fin et les souligner ou les nommer.

II - Je prépare le brouillon

 Le mieux, c'est de dessiner un arbre de description et même de faire un vrai dessin, avec ou sans couleurs,   pour se représenter ce qu'on veut décrire, même s'il est fait de façon schématique.

Vous trouverez ci-dessous un exemple d'arbre de description que l'on peut construire au brouillon, préparé avec le logiciel gratuit XMind. C'est à partir de cet arbre que nous allons écrire notre texte. Cliquez sur l'image pour l'agrandir. J'ai choisi l'exemple d'un paysage avec une modélisation désagréable ou inquiétante, mais on peut modifier ce choix : tout dépendra des adjectifs et des verbes, voire des adverbes , que l'on ajoutera.

Pour compléter directement ta carte heuristique, enregistre  puis ouvre le fichier Ruines.xmind que tu trouveras au collège sur le serveur NAS de ta classe. Sinon tu pourras travailler sur papier

écriture,description

Paysage de montagne.jpg

III - Je prévois ensuite au brouillon les contraintes de style que le sujet impose : deux adjectifs épithètes, deux CDN et deux relatives, ainsi qu'une comparaison, une métaphore et une personnification.

Pour y arriver, il faut que vous puissiez les identifier puis les reproduire. Alors révisons un peu :

Ex 1 : Relève sur ton classeur les adjectifs épithètes de cette phrase :

De vieilles pierres jonchaient le sol comme des soldats morts au combat. Derrière ces pierres mousseuses, le soleil semblait verdâtre.

Ex 2 : Dans la phrase ci-dessus, pourquoi l'adjectif verdâtre n'est-il pas épithète ?

Ex 3 : Recopie les compléments du nom de ces phrases +le nom dont ils dépendent. Quelles phrases n'en contiennent pas ?

1 -Les feuilles des arbres étaient vertes et développées.

2 -Le soleil au fond de la prairie descendait lentement.

3 -Les épis de blé étaient prêts à être ramassés.

4 -La  mousse recouvrait les arbres d'une chevelure verte et gluante.

Ex 4 : Où est la métaphore ? Où est la comparaison? Qu'est-ce qui t'a aidé(e) ?

Je me sentais comme une petite tortue menée par des mouettes hurlantes et dévorantes.

 Je me tenais devant l'usine, petite tortue fragile face à l'océan inquiétant.

Ex 5 : Crée une comparaison  puis une métaphore où tu assimileras le lac à un visage d'humain en colère (ou souriant, à ta guise). Tu peux développer cette idée à ton gré.

Ex 6 : voir ici.

IV - Je complète les trous du brouillon, en prévoyant tout ce qui est demandé dans le sujet (voir partie I) (vérification obligatoire)

C'est à ce moment qu'on choisit les mots en liste, selon l'effet qu'on veut produire. Je cherche dans un dictionnaire des synonymes, dans un dictionnaire des cooccurrences ou dans mes souvenirs. Thème de l'essai : le sourire.

dans le dictionnaire du cnrtl :

dans le dictionnaire des cooccurrences : je trouve des adjectifs et des verbes qui "vont bien" avec le mot sourire ; j'en recopie au moins trois de chaque pour avoir de quoi choisir plus tard.

V- Je rédige, en soignant le choix des connecteurs et des images. 

On essaie les phrases dans sa tête, on les teste au brouillon avant de les écrire au propre. On peut même parler son texte avant de l'écrire. Pour les élève qui sont très lents à écrire, essayez d'utiliser une application comme Dragon Dictation, (voyez cet article sur le blog), qui permet d'enregistrer vos paroles et de les retranscrire en mots. Ensuite, évidemment , il faut relire pour traquer les erreurs de compréhension du logiciel et corriger les nombreuses erreurs d'accords possibles.

VI - Je me relis ! 

Etape obligatoire et nécessaire ; le but n'est pas de se relire comme on lit une histoire, mais de faire une relecture méthodique et linguistique. Ce qui veut dire que :

on fait une relecture par type d'erreurs à chasser : une relecture pour chercher les passe-partout du style "il y avait" et les supprimer (voir sur le blog une liste de verbes de mouvement pour dynamiser une description et chasser les passepartout) ; une relecture pour regarder et changer l'accord des noms, et seulement eux ; une troisième relecture pour l'accord des verbes. A chaque fois, on s'arrête dès qu'on trouve un nom ou un verbe, on cherche le mot avec lequel il doit être accordé ( le déterminant et l'adjectif pour le nom, le groupe ayant la fonction Sujet pour le verbe = >on pose la question "Qui est-ce qui fait...?" )

Il faut donc garder beaucoup de temps pour relire et corriger l'orthographe, et avoir sous la main un effaceur !

 

02 avril 2014

Comment écrire un dialogue ?

La qualité fondamentale d'un dialogue, c'est qu'il puisse faire avancer l'action, livrer des informations importantes sur les personnages : leur tempérament, leur passé. Qu'on y sente leur façon de s'exprimer.  Son défaut principal, par conséquent, c'est le bavardage : parler pour ne rien dire, mettre quatre répliques à se dire bonjour, répéter par un verbe de parole ce que la parole en question fait déjà comprendre. 

Lançons-nous dans le vif du sujet : dialogue de récit ou de théâtre, seules la forme et la ponctuation vont changer.

Tout d'abord, un peu de réflexion : demandez-vous quelle est la situation de communication entre vos personnages. Où cet échange  a-t-il lieu ? Quand ? Pourquoi  se parlent-ils ? C'est une rencontre ? Ils veulent entrer en contact. C'est une discussion ? Ils veulent obtenir des informations, faire agir l'autre.

Quel est le thème du dialogue ? Quel est son but ? Raconter, expliquer, exprimer des sentiments, argumenter, défendre une opinion, attaquer l'opinion de l'autre ?

Quel est le caractère de vos personnages ? Cela va influer sur leur façon de parler, de questionner ou de répondre, sur leur quantité de paroles aussi. Il faudra adapter leur niveau de langue et toujours éviter les grossièretés ou les  grosses familiarités.

Dans un récit, vous pouvez faire parler vos personnages de trois manières différentes :

1 - le discours direct : les paroles sont retranscrites exactement comme elles ont été dites. Côté ponctuation, il faut des guillemets au début et  à la fin des paroles et tirets à partir du 2e interlocuteur. Il est écrit aux temps du présent (d'énonciation), on y trouve aussi de l'imparfait, du passés opposé, du conditionnel, du plus-que-parfait. On y trouve des marques d'oralité :

=>Il ricana : "Franchement, qu'est-ce que ça peut bien me faire, maintenant, hein ? Elle est partie hier, ta frangine ! "

2 - le discours indirect : un verbe de parole suivi de que (il dit que , il répondit que, il objecta que...) qui introduit une subordonnée conjonctive complétive , ou demanda si et une subordonnée interrogative indirecte. Les paroles sont modifiées dans leurs temps, leurs personnes pour respecter la concordance des temps. Souvent  les adverbes d'énonciation sont modifiés (hier devient la veille etc.) et les marque d'oralité sont supprimées.

=>Il demanda ironiquement ce que ça pouvait bien lui faire à présent. Sa sœur était partie la veille.

3 - le discours indirect libre : il démarre par un verbe de parole, sans que et sans subordination. Les personnes et les temps sont modifiés pour respecter la concordance des temps. Mais on conserve le phrasé de l'oral, les marques d'oralité et les adverbes qui sont références à l'énonciation (les déictiques).

=>Il ricana. Qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire, maintenant, hein ? Elle était partie hier, sa frangine !

Pour démarrer votre dialogue une phrase représentation, narrative, permettra de comprendre la situation.

Un dialogue, c'est bien. Surtout s'il présente de l'intérêt.

Evitez absolument les salamalecs, du type :

" Bonjour !

- Bonjour !

- Ça va ?

 - Oui, ça va, et toi ?

- Ça va." 

Au final, vous avez gaspillé cinq lignes pour ne rien dire. Supprimez-les. Vous pouvez avantageusement les remplacer par un récit de paroles :

Ils se saluèrent.

Rapide, précis, rien d'inutile.

Variez les façons d'introduire la parole. Utilisez "dit-il" en incise, pas trop souvent non plus. Si vous n'avez que deux personnages, vous pouvez introduire la parole par une phrase narrative avant ou la récapituler après.

Choisissez quelques verbes de paroles, et les bons.  Pas de redondances. Regardez cet exemple :

" Je vais te dire une bonne chose, annonça Jules.

- Ah ? quoi donc ? demanda  Jim.

-J'en ai vraiment assez, j'arrête, ça fait des heures qu'on marche, répondit Jules.

La première phrase est une annonce : annonça est une redondance ; ensuite la réplique suivant est une question : le point d'interrogation nous a déjà donné l'information. Inutile d'ajouter "demanda", d'autant que la question n'est pas importante, elle n'est là que pour maintenir le contact entre les deux locuteurs. Et puisque la réplique de Jules vient juste après, c'est forcément une réponse. Là aussi, le verbe est inutile, il n'apporte aucune précision.  Cet échange pourrait s'écrire ainsi :

" Je vais te dire une bonne chose", annonça Jules. J'en ai vraiment assez, j'arrête, ça fait des heures qu'on marche."

Utilisez ces verbes , ou d'autres, s'ils apportent une vraie information : le ton de la voix, le volume, le rythme. Si les actions et les paroles disent la même chose, enlevez l'une ou l'autre. Voyez ici :

http://lateliercarpediem.midiblogs.com/archive/2009/06/24/verbes-pour-enrichir-les-dialogues.html

Par exemple :

Romain était hors de lui. Il frappa la table d'un violent coup de poing.

" Retire tes sales pattes de là ! hurla-t-il avec colère.  Tu me fais honte ! "

Le lecteur sait déjà que le personnage est hors de lui et qu'il a frappé la table. Inutile d'ajouter avec colère : on a compris son émotion. Inutile aussi de préciser qu'il hurle : le coup de poing et le point d'exclamation nous l'ont déjà dit, on se doute bien que dans un pareil état il ne va pas parler normalement ni calmement. On pourrait donc écrire à la place :

Romain était hors de lui. Il frappa la table d'un violent coup de poing.

" Retire tes sales pattes de là ! Tu me fais honte ! "

Conséquence : utilisez tous les signes de ponctuation qui vous permettront de traduire les intentions ou les intonations de vos personnages.

Alternez les répliques longues et les répliques courtes pour donner du rythme au dialogue.

Glissez de courts passages narratifs ou descriptifs entre les paroles rapportées.

Et surtout : lisez des auteurs qui écrivent bien. Agatha Christie, Fred Vargas écrivent de bons dialogues : prenez modèle sur elles.

 

31 mars 2014

Comment débuter un récit ?

L'incipit est un moment important, où vous allez nouer un pacte avec votre lecteur et qui va conditionner la suite de sa lecture et l'atmosphère du récit. Voici quelques pistes pour écrire ce début :

I - Vous faites entrer les personnages en scène :

1 - Présentez les personnages et  décrivez-les, à l'imparfait, pour indiquer leur situation par la suite.
Modèle : conte de fées / Il était une fois ; narrateur externe / omniscient à la 3e personne.
puis : Vous continuez logiquement  avec la suite de l'action.
 
II - Vous vous intéressez au décor, au cadre spatio-temporel : 
 
2 - Vous présentez un élément du décor visuel pour comprendre l'action ou les personnages : modèle Balzac
3 - Vous présentez un élément du décor sonore pour entrer dans l'action, puis vous zoomez sur un détail de l'action.
 
III - Vous vous intéressez à l'action :
 
4 - Vous entrez directement dans l'action faite par un personnage, au passé simple. C'est une attaque "in medias res " qui possède l'avantage de plonger le lecteur directement au cœur de l'action.  Mais il vous faudra quand même délivrer des informations essentielles pour comprendre le récit, et cela rapidement, pour ne pas perdre votre lecteur en route. Ensuite trois possibilités s'offrent à vous  :
a) vous continuez avec cette action et ses conséquences, de façon chronologique et logique.
b) vous l'interrompez avec les pensées du narrateur- personnage. Modèle : Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier ou L'Ami retrouvé, Fred Uhlman
c) vous créez une analepse et vous revenez dans le passé de votre personnage.
 
5 - Vous rapportez des paroles directement par dialogue  ou indirectement.
 
6 - Vous entrez dans les pensées du narrateur- personnage
 
7 - Vous interpellez le lecteur réel (de l'auteur : un vrai lecteur de la vraie vie) ou supposé (du narrateur : c'est un personnage de votre histoire). Modèle : Jacques le Fataliste et son maître.
8 - Vous commencez par une remarque du narrateur, une réflexion. Modèle : Jane Austen, Orgueil et préjugés.
 

Comment écrire une rédaction ?

Voilà la question à se poser. Ces quelques  conseils simples vous permettront de réussir :

Lisez le sujet : les informations importantes sont dedans, ainsi que le type de texte attendu. Il vaut mieux y passer 5 minutes de plus que de risquer un Hors-Sujet qui vous privera de la moyenne.

Au brouillon :

1 - Analysez le sujet :

- quel type de texte?

Si vous choisissez le 2e sujet, (de réflexion), c'est un texte argumentatif qu'il vous faudra écrire. Au moins deux paragraphes détaillés, avec connecteurs, explications et exemples (trois, c'est encore mieux) plus l'intro et la conclusion pour arriver à 50 lignes.

Si vous choisissez le 1er sujet (d'imagination), vous devez faire attention : le type peut être :

a) Narratif : récit, roman, nouvelle, journal intime => quel narrateur ? 1ère personne ? 3e personne ? quel point de vue ? interne , omniscient, externe ?

b) Descriptif : à l’imparfait, avec une organisation de la description et des verbes de mouvement.

c) Théâtral : Pensez aux didascalies, (soulignées et entre parenthèses) et au nom de l’émetteur avant chaque réplique.

d) Dialogué : Attention à la ponctuation : Guillemets au début et à la fin des paroles ; tirets à partir du 2e interlocuteur.

Quelques incises mais pas trop, des verbes de paroles variés et utiles, (après une phrase interrogative, quel est l'intérêt d'écrire "demanda-t-il " ?)

Un dialogue qui fait avancer l’action ou livre les interrogations des personnages. Evitez les salamalecs, il n'y a que dans les parodies ou les mauvaise séries qu'on met dix lignes à se dire bonjour. Utilisez le discours indirect de temps et temps, et surtout le discours indirect libre qui donnera accès aux pensées des personnages. Je consacrerai un prochain billet à l'écriture du dialogue.

-Sur quel(s) thème(s) ? 

-A quelle personne ?

-A quels temps ? S'ils sont imposés par le sujet, notez-les et faites attention aux terminaisons.

Rappel : pour le passé simple : narrateur-personnage à la 1ère personne =  je …ai au 1er goupe, je…is au 2e, je …us / je…is au 3e et je …-ins pour les verbes en -enir.

Narrateur à la 3e personne : il …a au 1er groupe, il …it au 2e, il…it ou il…ut au 3e et il …int pour les verbe en -enir

Si vous écrivez au présent de narration et passé composé, attention aux accords du participe passé ! 

2 - Faites un brouillon : pas un premier jet  qu’il faudra recopier (aucun intérêt) mais une recherche d’idées et de mots et un PLAN, avec des paragraphes. C’est à ce moment-là que vous prévoyez la fin de votre texte.  Dans un récit, prévoyez les étapes qui vous feront passer du début à la fin et demandez-vous si vous voulez les raconter dans l'ordre chronologique ou bien perturber la chronologie : une analepse (un retour en arrière) ou une anticipation créeront toujours un rythme intéressant et dynamique.

Prévoyez toujours la fin. Si vous êtes pressé par le temps, vous saurez au moins où vous irez et vous pourrez rendre un devoir complet. (Ce ne sera pas le cas si vous rédigez votre devoir au brouillon pour le recopier ensuite : 50 lignes, c’est long !)

Toujours au brouillon, rédigez l’introduction et la conclusion, même pour le sujet d’imagination. Courtes (4 lignes) mais bonnes.

L’introduction : Elle débute par un alinéa de 2 carreaux. L’intro du sujet 1 présente la situation, le décor ; l’intro du sujet 2 présente le thème et annonce le plan. Ensuite sautez une ligne.

La conclusion : Elle débute par un alinéa de 2 carreaux. La conclusion clôt le récit évoque une ouverture (par une question), donne des nouvelles du personnage des années plus tard ;  celle du sujet 2 résume vos idées générales et ouvre également (encore une question, ou une évocation d’un art, d’un autre domaine, d’un sujet proche … )

Le développement : le plus gros du travail. Faites toujours des paragraphes, avec des alinéas de 2 carreaux et des connecteurs logiques (de temps, d’opposition, de concession…) qui feront la transition entre vos idées. Même si vous écrivez  plusieurs paragraphes avec des thèmes différents, on doit pouvoir suivre le fil de votre pensée sans revenir au début : à vous de faire le lien pour votre lecteur.  A la fin du développement sautez une ligne. 

A ce moment de l'épreuve, vous êtes à la moitié du temps imparti.

Quand votre PLAN est très détaillé, très précis et que vous avez le début et la fin de votre texte, vous pouvez écrire "au propre" : c'est le moment de penser aux alinéas et aux saut s de ligne. Prenez le temps de penser vos phrases dans la tête, de tester une expression au brouillon

Vocabulaire : écrivez précis, utilisez le dictionnaire que vous avez apporté. Glissez des figures de style : comparaison, métaphore, périphrase, anaphore. Supprimez les répétitions maladroites, employez des pronoms relatifs, des verbes de mouvement, chassez être et avoir s'ils ne sont pas auxiliaires de conjugaison, surtout dans les passages descriptifs. Autorisez-vous un ou deux "Il y a", pas plus ! Vous manquez de verbes de mouvement ? de verbes de dialogue ? Vous avez oublié vos figures de style ? Voyez le magasin des mots ici : http://lateliercarpediem.midiblogs.com/le-magasin-des-mots/

Relisez-vous : faites comme si c’était un journal, le texte de quelqu’un d’autre : si vous trouvez ça intéressant, vous pouvez déjà être fier (ère) de vous !

Orthographe : Relisez-vous avant à nouveau de rendre votre devoir et corrigez les accords. Heureusement que vous écrivez à l'encre effaçable, pas avec un stylo-bille ou feutre :) 

On vous pardonnera de ne pas connaître un mot de vocabulaire, mais on attend de vous que vous sachiez accorder les nom-déterminant-adjectif du GN, le sujet et son verbe et les temps de la conjugaison : revoyez-les régulièrement. Ces règles sont toujours les mêmes. Vous devez non seulement les connaître mais surtout les appliquer.

 

03 juillet 2013

Cadeau d'intelligence, Anissa

Anissa a participé à l'atelier d'écriture ce matin; voici les images qu'elles a tirées pour déclencher son imagination :

et voici le texte qu'elle a inventé.



Cadeau d'intelligence

 

 

Une petite fille marche sur la plage

Regarde la mer et reste sage

Voit le sable doré entre ses orteils

Et à côté d'elle une vieille bouteille

En l'ouvrant elle s'aperçoit

Que sur son épaule se tient un rat

Calme et sereine demande son nom

La bête repondit tout bas Gédeon

Le rat lui propose un cadeau

S'ils échangent leurs deux noms

Naïve, accepte et un contrat se crée

Et Gédeon s'appelle à présent Chloé

Le rat lui propose trois cadeaux

La force, l'intelligence et les joyaux

Elle demande l'intelligence

Et avec beaucoup de chance

Devient une grande scientifique

Avec une écriture magnifique

 

06 décembre 2011

Carnet de voyage imaginaire

PROJET D'ÉCRITURE  LONGUE : CARNET DE VOYAGE

Lectures offertes :

François Place : Atlas des géographes d'Orbae

Les îles Indigole pays des Zizotls

 

 

 

Un jour j'ai envie de partir, de larguer les amarres ; pourquoi ?

=>pour aller à l'aventure, découvrir des terres inconnues, quitter le quotidien, voir si tout compte fait c'est si bien que ça ailleurs ; parce qu'on est obligé de partir alors qu'on aimerait mieux rester.

 

Qu'est-ce que je me donne comme objectif ? Combien de temps de séjour ?

 

Je pars. Comment ? Quand ? A quelles saison, quelle heure ? Ai-je préparé ce moment ?

 

Je voyage. Comment se passe le voyage ? Que vois-je, qu'entends-je, que ressens-je ? Quelles sont mes perceptions (les 5 sens ) ? Qui rencontre-je?

 

Enfin j' arrive quelque part. Où ? A quelle heure ? Quel temps fait-il ? Que perçoit-on ? Des odeurs, des bruits, des paysages, des couleurs. Qui rencontre-t-on ? Que mange-t-on ? Qu'est-ce qui est comme chez soi ? Qu'est-ce qui change ? Qu'est-ce qu'on aime ? Qu'est-ce qu'on aime moins ? Qu'est-ce qu'on n' aime pas du tout ?

 

Je prends des notes par écrit,  je dessine, je peins, je colle :

  1. le nom et la forme du "pays" où j'arrive (inspiré des pays- alphabet de François Place)
  2. les gens qu'on croise, les activités qu'ils font, les habits qu'ils portent, ce qu'ils disent, le son de leur langue

  3. Le paysage , ce qu'on voit autour de soi

  4. Les odeurs et les bruits

  5. Qu'est-ce qu'on y mange ? Une recette de cuisine de là-bas ?

  6. Les moyens de transport

  7. mes activités ; ai-je une journée-type, avec des horaires fixes ? quelles sont les activités quotidiennes des habitants ? Qu'est-ce qu'on apprend ? Comment l'apprend-on ?

  8. L'accueil des gens : cordial, sympathique, réservé, distant, froid, craintif ?

  9. Les animaux : y en a -t-il ? Lesquels ? A quoi ressemblent-ils ? Où vivent-ils ?