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02 avril 2014

Comment écrire un dialogue ?

La qualité fondamentale d'un dialogue, c'est qu'il puisse faire avancer l'action, livrer des informations importantes sur les personnages : leur tempérament, leur passé. Qu'on y sente leur façon de s'exprimer.  Son défaut principal, par conséquent, c'est le bavardage : parler pour ne rien dire, mettre quatre répliques à se dire bonjour, répéter par un verbe de parole ce que la parole en question fait déjà comprendre. 

Lançons-nous dans le vif du sujet : dialogue de récit ou de théâtre, seules la forme et la ponctuation vont changer.

Tout d'abord, un peu de réflexion : demandez-vous quelle est la situation de communication entre vos personnages. Où cet échange  a-t-il lieu ? Quand ? Pourquoi  se parlent-ils ? C'est une rencontre ? Ils veulent entrer en contact. C'est une discussion ? Ils veulent obtenir des informations, faire agir l'autre.

Quel est le thème du dialogue ? Quel est son but ? Raconter, expliquer, exprimer des sentiments, argumenter, défendre une opinion, attaquer l'opinion de l'autre ?

Quel est le caractère de vos personnages ? Cela va influer sur leur façon de parler, de questionner ou de répondre, sur leur quantité de paroles aussi. Il faudra adapter leur niveau de langue et toujours éviter les grossièretés ou les  grosses familiarités.

Dans un récit, vous pouvez faire parler vos personnages de trois manières différentes :

1 - le discours direct : les paroles sont retranscrites exactement comme elles ont été dites. Côté ponctuation, il faut des guillemets au début et  à la fin des paroles et tirets à partir du 2e interlocuteur. Il est écrit aux temps du présent (d'énonciation), on y trouve aussi de l'imparfait, du passés opposé, du conditionnel, du plus-que-parfait. On y trouve des marques d'oralité :

=>Il ricana : "Franchement, qu'est-ce que ça peut bien me faire, maintenant, hein ? Elle est partie hier, ta frangine ! "

2 - le discours indirect : un verbe de parole suivi de que (il dit que , il répondit que, il objecta que...) qui introduit une subordonnée conjonctive complétive , ou demanda si et une subordonnée interrogative indirecte. Les paroles sont modifiées dans leurs temps, leurs personnes pour respecter la concordance des temps. Souvent  les adverbes d'énonciation sont modifiés (hier devient la veille etc.) et les marque d'oralité sont supprimées.

=>Il demanda ironiquement ce que ça pouvait bien lui faire à présent. Sa sœur était partie la veille.

3 - le discours indirect libre : il démarre par un verbe de parole, sans que et sans subordination. Les personnes et les temps sont modifiés pour respecter la concordance des temps. Mais on conserve le phrasé de l'oral, les marques d'oralité et les adverbes qui sont références à l'énonciation (les déictiques).

=>Il ricana. Qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire, maintenant, hein ? Elle était partie hier, sa frangine !

Pour démarrer votre dialogue une phrase représentation, narrative, permettra de comprendre la situation.

Un dialogue, c'est bien. Surtout s'il présente de l'intérêt.

Evitez absolument les salamalecs, du type :

" Bonjour !

- Bonjour !

- Ça va ?

 - Oui, ça va, et toi ?

- Ça va." 

Au final, vous avez gaspillé cinq lignes pour ne rien dire. Supprimez-les. Vous pouvez avantageusement les remplacer par un récit de paroles :

Ils se saluèrent.

Rapide, précis, rien d'inutile.

Variez les façons d'introduire la parole. Utilisez "dit-il" en incise, pas trop souvent non plus. Si vous n'avez que deux personnages, vous pouvez introduire la parole par une phrase narrative avant ou la récapituler après.

Choisissez quelques verbes de paroles, et les bons.  Pas de redondances. Regardez cet exemple :

" Je vais te dire une bonne chose, annonça Jules.

- Ah ? quoi donc ? demanda  Jim.

-J'en ai vraiment assez, j'arrête, ça fait des heures qu'on marche, répondit Jules.

La première phrase est une annonce : annonça est une redondance ; ensuite la réplique suivant est une question : le point d'interrogation nous a déjà donné l'information. Inutile d'ajouter "demanda", d'autant que la question n'est pas importante, elle n'est là que pour maintenir le contact entre les deux locuteurs. Et puisque la réplique de Jules vient juste après, c'est forcément une réponse. Là aussi, le verbe est inutile, il n'apporte aucune précision.  Cet échange pourrait s'écrire ainsi :

" Je vais te dire une bonne chose", annonça Jules. J'en ai vraiment assez, j'arrête, ça fait des heures qu'on marche."

Utilisez ces verbes , ou d'autres, s'ils apportent une vraie information : le ton de la voix, le volume, le rythme. Si les actions et les paroles disent la même chose, enlevez l'une ou l'autre. Voyez ici :

http://lateliercarpediem.midiblogs.com/archive/2009/06/24/verbes-pour-enrichir-les-dialogues.html

Par exemple :

Romain était hors de lui. Il frappa la table d'un violent coup de poing.

" Retire tes sales pattes de là ! hurla-t-il avec colère.  Tu me fais honte ! "

Le lecteur sait déjà que le personnage est hors de lui et qu'il a frappé la table. Inutile d'ajouter avec colère : on a compris son émotion. Inutile aussi de préciser qu'il hurle : le coup de poing et le point d'exclamation nous l'ont déjà dit, on se doute bien que dans un pareil état il ne va pas parler normalement ni calmement. On pourrait donc écrire à la place :

Romain était hors de lui. Il frappa la table d'un violent coup de poing.

" Retire tes sales pattes de là ! Tu me fais honte ! "

Conséquence : utilisez tous les signes de ponctuation qui vous permettront de traduire les intentions ou les intonations de vos personnages.

Alternez les répliques longues et les répliques courtes pour donner du rythme au dialogue.

Glissez de courts passages narratifs ou descriptifs entre les paroles rapportées.

Et surtout : lisez des auteurs qui écrivent bien. Agatha Christie, Fred Vargas écrivent de bons dialogues : prenez modèle sur elles.

 

31 mars 2014

Comment débuter un récit ?

L'incipit est un moment important, où vous allez nouer un pacte avec votre lecteur et qui va conditionner la suite de sa lecture et l'atmosphère du récit. Voici quelques pistes pour écrire ce début :

I - Vous faites entrer les personnages en scène :

1 - Présentez les personnages et  décrivez-les, à l'imparfait, pour indiquer leur situation par la suite.
Modèle : conte de fées / Il était une fois ; narrateur externe / omniscient à la 3e personne.
puis : Vous continuez logiquement  avec la suite de l'action.
 
II - Vous vous intéressez au décor, au cadre spatio-temporel : 
 
2 - Vous présentez un élément du décor visuel pour comprendre l'action ou les personnages : modèle Balzac
3 - Vous présentez un élément du décor sonore pour entrer dans l'action, puis vous zoomez sur un détail de l'action.
 
III - Vous vous intéressez à l'action :
 
4 - Vous entrez directement dans l'action faite par un personnage, au passé simple. C'est une attaque "in medias res " qui possède l'avantage de plonger le lecteur directement au cœur de l'action.  Mais il vous faudra quand même délivrer des informations essentielles pour comprendre le récit, et cela rapidement, pour ne pas perdre votre lecteur en route. Ensuite trois possibilités s'offrent à vous  :
a) vous continuez avec cette action et ses conséquences, de façon chronologique et logique.
b) vous l'interrompez avec les pensées du narrateur- personnage. Modèle : Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier ou L'Ami retrouvé, Fred Uhlman
c) vous créez une analepse et vous revenez dans le passé de votre personnage.
 
5 - Vous rapportez des paroles directement par dialogue  ou indirectement.
 
6 - Vous entrez dans les pensées du narrateur- personnage
 
7 - Vous interpellez le lecteur réel (de l'auteur : un vrai lecteur de la vraie vie) ou supposé (du narrateur : c'est un personnage de votre histoire). Modèle : Jacques le Fataliste et son maître.
8 - Vous commencez par une remarque du narrateur, une réflexion. Modèle : Jane Austen, Orgueil et préjugés.
 

Comment écrire une rédaction ?

Voilà la question à se poser. Ces quelques  conseils simples vous permettront de réussir :

Lisez le sujet : les informations importantes sont dedans, ainsi que le type de texte attendu. Il vaut mieux y passer 5 minutes de plus que de risquer un Hors-Sujet qui vous privera de la moyenne.

Au brouillon :

1 - Analysez le sujet :

- quel type de texte?

Si vous choisissez le 2e sujet, (de réflexion), c'est un texte argumentatif qu'il vous faudra écrire. Au moins deux paragraphes détaillés, avec connecteurs, explications et exemples (trois, c'est encore mieux) plus l'intro et la conclusion pour arriver à 50 lignes.

Si vous choisissez le 1er sujet (d'imagination), vous devez faire attention : le type peut être :

a) Narratif : récit, roman, nouvelle, journal intime => quel narrateur ? 1ère personne ? 3e personne ? quel point de vue ? interne , omniscient, externe ?

b) Descriptif : à l’imparfait, avec une organisation de la description et des verbes de mouvement.

c) Théâtral : Pensez aux didascalies, (soulignées et entre parenthèses) et au nom de l’émetteur avant chaque réplique.

d) Dialogué : Attention à la ponctuation : Guillemets au début et à la fin des paroles ; tirets à partir du 2e interlocuteur.

Quelques incises mais pas trop, des verbes de paroles variés et utiles, (après une phrase interrogative, quel est l'intérêt d'écrire "demanda-t-il " ?)

Un dialogue qui fait avancer l’action ou livre les interrogations des personnages. Evitez les salamalecs, il n'y a que dans les parodies ou les mauvaise séries qu'on met dix lignes à se dire bonjour. Utilisez le discours indirect de temps et temps, et surtout le discours indirect libre qui donnera accès aux pensées des personnages. Je consacrerai un prochain billet à l'écriture du dialogue.

-Sur quel(s) thème(s) ? 

-A quelle personne ?

-A quels temps ? S'ils sont imposés par le sujet, notez-les et faites attention aux terminaisons.

Rappel : pour le passé simple : narrateur-personnage à la 1ère personne =  je …ai au 1er goupe, je…is au 2e, je …us / je…is au 3e et je …-ins pour les verbes en -enir.

Narrateur à la 3e personne : il …a au 1er groupe, il …it au 2e, il…it ou il…ut au 3e et il …int pour les verbe en -enir

Si vous écrivez au présent de narration et passé composé, attention aux accords du participe passé ! 

2 - Faites un brouillon : pas un premier jet  qu’il faudra recopier (aucun intérêt) mais une recherche d’idées et de mots et un PLAN, avec des paragraphes. C’est à ce moment-là que vous prévoyez la fin de votre texte.  Dans un récit, prévoyez les étapes qui vous feront passer du début à la fin et demandez-vous si vous voulez les raconter dans l'ordre chronologique ou bien perturber la chronologie : une analepse (un retour en arrière) ou une anticipation créeront toujours un rythme intéressant et dynamique.

Prévoyez toujours la fin. Si vous êtes pressé par le temps, vous saurez au moins où vous irez et vous pourrez rendre un devoir complet. (Ce ne sera pas le cas si vous rédigez votre devoir au brouillon pour le recopier ensuite : 50 lignes, c’est long !)

Toujours au brouillon, rédigez l’introduction et la conclusion, même pour le sujet d’imagination. Courtes (4 lignes) mais bonnes.

L’introduction : Elle débute par un alinéa de 2 carreaux. L’intro du sujet 1 présente la situation, le décor ; l’intro du sujet 2 présente le thème et annonce le plan. Ensuite sautez une ligne.

La conclusion : Elle débute par un alinéa de 2 carreaux. La conclusion clôt le récit évoque une ouverture (par une question), donne des nouvelles du personnage des années plus tard ;  celle du sujet 2 résume vos idées générales et ouvre également (encore une question, ou une évocation d’un art, d’un autre domaine, d’un sujet proche … )

Le développement : le plus gros du travail. Faites toujours des paragraphes, avec des alinéas de 2 carreaux et des connecteurs logiques (de temps, d’opposition, de concession…) qui feront la transition entre vos idées. Même si vous écrivez  plusieurs paragraphes avec des thèmes différents, on doit pouvoir suivre le fil de votre pensée sans revenir au début : à vous de faire le lien pour votre lecteur.  A la fin du développement sautez une ligne. 

A ce moment de l'épreuve, vous êtes à la moitié du temps imparti.

Quand votre PLAN est très détaillé, très précis et que vous avez le début et la fin de votre texte, vous pouvez écrire "au propre" : c'est le moment de penser aux alinéas et aux saut s de ligne. Prenez le temps de penser vos phrases dans la tête, de tester une expression au brouillon

Vocabulaire : écrivez précis, utilisez le dictionnaire que vous avez apporté. Glissez des figures de style : comparaison, métaphore, périphrase, anaphore. Supprimez les répétitions maladroites, employez des pronoms relatifs, des verbes de mouvement, chassez être et avoir s'ils ne sont pas auxiliaires de conjugaison, surtout dans les passages descriptifs. Autorisez-vous un ou deux "Il y a", pas plus ! Vous manquez de verbes de mouvement ? de verbes de dialogue ? Vous avez oublié vos figures de style ? Voyez le magasin des mots ici : http://lateliercarpediem.midiblogs.com/le-magasin-des-mots/

Relisez-vous : faites comme si c’était un journal, le texte de quelqu’un d’autre : si vous trouvez ça intéressant, vous pouvez déjà être fier (ère) de vous !

Orthographe : Relisez-vous avant à nouveau de rendre votre devoir et corrigez les accords. Heureusement que vous écrivez à l'encre effaçable, pas avec un stylo-bille ou feutre :) 

On vous pardonnera de ne pas connaître un mot de vocabulaire, mais on attend de vous que vous sachiez accorder les nom-déterminant-adjectif du GN, le sujet et son verbe et les temps de la conjugaison : revoyez-les régulièrement. Ces règles sont toujours les mêmes. Vous devez non seulement les connaître mais surtout les appliquer.

 

11 mars 2014

Méthode pour réussir la dictée

La dictée nécessite de votre part concentration et méthode de relecture. Voici les six grands pièges dans lesquels les élèves tombent chaque année :

  • 1- Les fautes d'accord : sujet-verbe , déterminant-nom-adjectif
  • 2- les terminaisons des verbes
  • 3- L'orthographe des verbes et participes passés se terminant par le son "é" ou "è"
  • 4- Les consonnes doubles
  • 5- Les mots peu ou mal connus, y compris les invariables
  • 6 - Les oublis de mots

MÉTHODE DE TRAVAIL

1- Pendant la dictée :   Soyez très concentrés, notamment pendant la première lecture du professeur ; il lit avec "le ton", fait entendre les liaisons. Repérez- les à l'écoute et attendez-vous à les retrouver pour bien écrire les consonnes finales. C'est pendant cette première lecture que vous découvrirez des difficultés évidentes. Ne décrochez pas votre attention, vous risqueriez de paniquer.   Si vous ne savez pas comment orthographier un mot, mettez un  ? à côté pour  revenir lors de vos relectures. Par exemple : En cet* journée, l'ombre des pilliers(?) permettaient* de trouvé* un peu de fraîcheur.   Espacez      vos      mots      pour      avoir     la      place de    les       corriger         ensuite.                                         

2- Pendant la relecture du texte dicté par le professeur :   Soyez vigilants, ajoutez tout de suite les mots oubliés. Ex : En cet* chaude journée, l'ombre des pilliers (?) permettaient de trouvé* un peu de fraîcheur . Corrigez aussi les fautes évidentes repérées qui sont liées aux accords dans le groupe nominal, avec des mots qui se suivent : En cette chaude journée, l'ombre des pilliers (?) permettaient de trouvé un peu de fraîcheur.   Puis soulignez au crayon les mots sur lesquels vous hésitez encore. Ex : En cette chaude journée, l'ombre des pilliers (?) permettaient de trouvé* un peu de fraîcheur.

3- Au moment de votre relecture personnelle :     

 a)Vérifiez les accords, en reliant mentalement chaque sujet avec son verbe, chaque nom avec son adjectif . Ex : En cette chaude journée, l'ombre des pilliers (?) permettait de trouvé un peu de fraîcheur.                         

b) Cherchez ensuite à remplacer tous les sons en "é" qui posent problème par un verbe du 3è groupe, vouloir par exemple ; dans l'exemple, cela donne "permettait de vouloir"; donc j'écris un infinitif,  trouver avec -e-r. Ex : En cette chaude journée, l'ombre des pilliers ? permettait de trouver un peu de fraîcheur.    

c) Puis prenez une décision pour vos dernières difficultés. Demandez-vous quels mots vous  connaissez qui appartiennent à la même famille que pilliers ? : pile, empiler ; le nom prend donc un seul l. Ex : En cette chaude journée, l'ombre des piliers permettait de trouver un peu de fraîcheur.     

d)Gommez les traces de crayon, les mots soulignés : Ex : En cette chaude journée, l'ombre des piliers permettait de trouver un peu de fraîcheur.

 

Exercice

Que de fautes !  En te souvenant des six grands pièges de la dictée, applique un raisonnement logique à l'orthographe de ce texte et corrige les 31  erreurs qui y sont semées.

Cette dictée comporte trop de faute. Une relecture atentive vous permettrez de les corrigées. Mais hélas ! Vous n'êtes pas concentrer. Il est absolumant nécésaire de vous mettre au calme. Si vous  aviez eu à écrire le mot antropologue ou le mot mysentrope, je comprendré vos ésitations léjitimes ! Mais là, il n'enait rien. Avec un  peu de métode,vous pourrié réusir dans cet matière et comblées vos lacune. vos notes serait s'en nulle doute meilleure. Alors, ses dicters que vous avé toujour temps redouté ne vous feront plus peur et n'aurons plus aucuns secrets pour vous.

27 janvier 2013

Apprendre une leçon

Bonjour à tous,

Un bon dessin valant mieux qu'un long discours, je commencerai naturellement par une carte heuristique, que je viens de créer avec le site en ligne framapmind.org. Aucune installation de logiciel ou de connexion à un compte n'est nécessaire et la carte s'exporte en image en.jpg, que vous pouvez ensuite agrandir, imprimer et coller dans votre cahier.

apprendreTrois grands mots-clés : comprendre (pas utile si vous devez apprendre par coeur), répéter et vérifier.

En répétant, j'apprends, en vérifiant, je me rends compte que je sais  (ou pas) et ce n'est pas du tout pareil.

Voici deux techniques qui ont fait leur preuve : la boule de neige (pour tout ce qui doit être appris par coeur) et les loci, pour tout ce qui est long (exposé, théâtre).

La boule de neige, comme son nom l'indique, est un travail de répétition qui part de peu et va vers beaucoup.

Imaginons que je doive apprendre une chanson ou la déclinaison de consul, consulis, m. Je la lis une première fois, pour voir où je vais, puis je commence : 

 Je lis le nominatif consul, je le vois mentalement et je répète à voix haute : "consul".

 Je lis le nominatif et le vocatif : consul, consul, je le vois mentalement et je répète à voix haute : "consul, consul".

 Je lis le nominatif, le vocatif et l'accusatif : consul, consul, consulem, je le vois mentalement et je répète à voix haute : "consul, consul, consulem".

 Je lis le nominatif, le vocatif , l'accusatif et le datif, je le vois mentalement et... bref vous avez compris : à chaque fois j'ajoute + 1.

 Quand j'ai tout prononcé, je répète la ou les séries plusieurs fois.

Puis je passe à l'étape Vérification, qui pour la déclinaison (ou la conjugaison, c'est pareil) se fait de la même façon :  je me pose une question, à l'oral ou à l'écrit, et j'y réponds, à l'oral ou à l'écrit. Le vérificateur (moi ou la personne qui me fait travailler me donne immédiatement une validation (c'est bien / non, la réponse c'est ça)- donc on n'attend pas 10 questions pour corriger ; la vérification n'est pas un examen, c'est une réassurance.

Pour vérifier , je procède dans on exemple en 2 temps : je me donne une forme latine (consuli) ou je me donne une analyse (accusatif singulier) et je dois trouver immédiatement la solution correspondante (s'il y a plus de quatre secondes d'attente, ce n'est pas su et je reviens à l'étape répétition de la boule neige).

La deuxième technique est celle des Loci, inventée, dit la tradition, par Cicéron pour retenir ses très longs discours (il ne lisait pas ses notes à haute voix devant les juges.)

Loci signifie lieux en latin ; c'est une technique qui combine la répétition et la visualisation. Cicéron un lieu qu'il connait bien : sa maison ; elle possède un sens de circulation : on entre par l'entrée, laquelle donne accès à l'atrium, qui débouche sur le tablinum ou des cubicula, puis à l'arrière sur l'hortus avec un péristyle ; bref : à chaque lieu il attribue unparagraphe ou unepartie, à chaue objet une phrase, un mot ou une idée. Il apprend son texte en faisant le parcours de sa maison. Arrivé devant les juges, CIcéron n'a plus qu'à invoquer mentalemetn le plan de sa maison et le parcourir dans sa tête pour voir apparaître les mots, phrases idées ou gestes qu'il a associés à chque lieu.


Envie d'approfondir la question ?

Les techniques d'apprentissage sont liées à qui je suis ; c'est donc valorisant et efficace de bien se connaître pour bien apprendre. Est-ce que j'apprends mieux en marchant ? assis ? couché ? le matin ? le soir ? en écrivant ? en parlant ? en regardant ? avec des couleurs ? De quels détails est-ce que je me souviens le mieux, en général ? les voix ? les formes ? les places ? 

La première chose nécessaire pour apprendre ma leçon, c'est d'en avoir envie et d'y trouver de l'intérêt. Ca s'appelle la motivation : c'est une énergie qui vient de l'intérieur de moi-même, c'est lié à la façon dont je vois ma vie, mon travail, l'intérêt de ce que j'apprends pour moi. Quand j'ai conscience que je travaille pour moi, quand je prends plaisir à apprendre quelque chose, quand mes yeux brillent, je suis motivé. Sinon, je suis sous la pression extérieure (menaces, peur, cadeaux, récompenses etc.), une forme très différente de motivation,  qui ne fonctionnera qu'un temps : je travaille pour autrui,  pour obtenir de bonnes notes ou éviter les mauvaises, ne pas me sentir coupable, faire plaisir à autrui ; donc j'arrêterai assez vite dès qu'autrui m'ennuiera ou que la récompense (ou la punition) ne vaudra plus assez à mes yeux. C'est ainsi que j'apprendrai plus facilement ce qui me plaît, si j'y vois un intérêt, même si ça n'a rien à voir avec les cours et l'école (des chansons en langue étrangère exotique, une chorégraphie, le fonctionnement d'un moteur 6 cylindres en V etc.)

Mais il existe aussi des gens pas spécialement motivés qui apprennent vite, parce qu'ils ont beaucoup de connaissances et que ces nouvelles choses apprises se greffent vite et bien sur leurs connaissances antérieures.

La deuxième chose, c'est de savoir se relaxer, se détendre pour être en bonnes conditions d'apprendre, et de faire des pauses. 20 minutes de travail efficace, 3 minutes de pause (le temps d'une chanson).

Partons quand même du principe que je suis motivé.

Une leçon apprise doit être sue, et pour longtemps, sinon il faudra recommencer, donc  attention aux informations parasites ; mieux vaut solliciter ma mémoire à long terme (celle qui me permet de me rappeler comment on fait du vélo, les poèmes appris en CE2, les visages des gens que j'ai connus enfant, des dates, des évènements anciens, des concepts, des savoir-faire, des façons de faire). Le meilleur moyen, c'est de savoir si ma mémoire fonctionne mieux en regardant, en écoutant, en bougeant. Pour le savoir, quelques tests faciles existent, à commencer par le quiz des intelligences multiples, mais aussi d'autres trouvables dans la liste Apprendre à apprendre ci-contre, notamment la BD pour apprendre.

Mais peut-être as-tu d'autres techniques, d'autres idées très efficaces, quels que soient ton âge et ton expérience scolaire, que tu accepterais de partager dans les commentaires ?


31 janvier 2012

La 400 è : je sais faire une capture d'écran

Bonjour !

Aujourd'hui, jour faste et béni des dieux : il a neigé et tout n'est pas fondu et je publie le 400è billet de ce blog.

J'inaugure en outre une nouvelle catégorie : je sais faire. J'en ai une autre en préparation qui va ravir Léo et Lucie  ( et moi aussi), mais vous en saurez bientôt plus et vous m'en direz des nouvelles, m'sieurs-dames.

On commence avec la capture d'écran :

Sur un iMac (à tout seigneur, tout honneur, et d'abord c'est mon blog et j'aime mes Apple d'amour <3 <3 )

Pour une cature d'écran partielle : appuie en même temps sur les touches Pomme (ou cmd), Maj et 4. Les pianistes sont avantagés ;-). Apparaît alors un petit viseur qui fait l'angle de la capture : étire avec la souris jusqu'à obtenir le cadre que tu souhaites. Lâche la souris : ça fait "clic" comme dans un appareil photo et tu obtiens une image partielle de l'écran d'ordi en .png qui se range toute seule sur le bureau (ensuite il faut ranger son bureau, n'est -ce pas ?) et se nomme Capture d'écran-date-heure. En allant sur le bureau ou dans Finder, on peut renommer ce fichier.

Pour une capture d'écran totale : cmd, maj et 3.

Sur un PC, quelle qu'en soit la marque : tu feras une capture d'écran complète en appuyant sur la touche à côté de F12 qui s'appelle de façon variable :" Scrn" ou "Print" ou "Impr écran syst". Ensuite pour l'insérer dans un document, un clic droit > coller , ou le raccourci "Ctrl+V".

Pour une capture d'écran partielle, appuie en même temps sur Alt et la touche "Print" susnommée.

22 novembre 2010

Un marque-page pour prendre des notes pendant qu'on lit

Voici une aide pour tous les lecteurs nomades qui auront besoin de noter quelque chose de leur lecture sans tout interrompre (là, c'est vrai, j'ai un peu pensé à moi…). Je l'ai conçue comme un marque-page à imprimer autant de fois qu'on veut, à découper/plier/coller (intelligence kinesthésique !!). On s'en sert facilement pour les comités de lecture

Au fur et à mesure de la lecture, ou par étapes, on remplit les cases.

Les 2 premières se passent de commentaires.On dessine, on fait des taches de couleur, comme on veut. Ça peut être beau ou non. L'important est de faire attention à la silhouette et aux détails. Les deux. Oui je sais, ça n'est pas facile du premier coup mais essayez, vous verrez on prend vite le coup d'œil photographique, même en recopiant des mots.

Petit Prince permet d'établir des connexions entre ce qu'on lit et le reste de ce qu'on connait, c'est-à-dire le monde (c'est très vaste : ce qu'on vient de lire, sa vie, ses autres lectures, quelque chose qu'on a entendu ou vu…au choix). L'intérêt est de créer des connexions par associations d'idées qui permettront à la mémoire affective de stocker davantage d'informations ; c'est cette mémoire qui prend le relais dès qu'on est un tout petit peu concerné par quoi que ce soit et elle a l'avantage de stocker à long terme. C'est ce qui explique qu'on retient mieux un cours dès qu'on y a participé activement. Et qu'on met à la corbeille tout ce qui n'a pas l'air de nous concerner. L'oubli fait partie intégrante de la mémoire.

Chercheur permet de se poser les bonnes questions pour mieux lire. Le genre de question qu'une prof peut poser pendant les contrôles de lecture mais pas seulement : celles qu'un écrivain se pose aussi. Et écrivain, ça commence à la première rédaction…Il y a beaucoup de questions de narratologie dedans : elles ont l'avantage de faire appréhender des questions transversales au roman et plus profondes que le simple résumé de l'intrigue.

Boule de cristal demande de faire fonctionner son intelligence logique et de prédire la suite, ou ce qu'on pense être la suite. Très utile dans les romans policiers ou à suspense quand il faut trouver un coupable, résoudre une énigme, ou deviner la suite du chapitre sans tourner la page. On y prend très vite goût.

3 choses à retenir fait trier ce qui nous paraît important de tout le reste : ce peut être des idées, des évènements, des scènes, des mots…chacun sa manière de voir ce qui est essentiel.

Ce que je ne comprends pas : parce qu'il y a toujours quelque chose de bizarre ou de pas encore très clair : un mot, un évènement, la façon d'agir d'un personnage.

A vos ciseaux, et bonnes lectures !

Dites-moi aussi -et surtout- si ça vous a aidés ou non : avec votre aide on peut encore améliorer ce marque-pages!

signet.pdf

19 septembre 2010

Méthodologie : comprendre les consignes.

QU'EST-CE QUE JE DOIS FAIRE ? Si tu te poses cette question, c'est bien, tu essaies de comprendre ! Voici une première série d'exercices. Poste ta réponse dans les commentaires et essaie d'expliquer tous les avantages que ta méthode t'apporte en les comparant aux inconvénients. Si ta balance n'est pas équilibrée, c'est  peut-être qu'il est temps de changer de méthode !

Si tu as besoin d'aide, regarde la note intitulée "Savoir lire une consigne " dans cette même caégorie ; il y a un document qui explique le sens des principaux verbes de consigne.

EXERCICES DE MÉTHODOLOGIE.

I – Quelle est la bonne méthode ? Lis bien les consignes ci-dessous ; pour chacune sélectionne la bonne méthode à utiliser. Aide- toi du document sur les verbes de consigne.

  1. Leçon p 40 et ex 1 et 3 p 41 :

    1. Je fais mes exercices d'abord pour être débarrassé, ensuite je lis ma leçon.

    2. Je lis la leçon une fois et je fais les exercices après.

    3. J'étudie ma leçon et je fais les exercices ensuite sans revenir à ma leçon.

    4. J'étudie ma leçon, je fais les exercices en vérifiant à chaque fois dans ma leçon que je fais juste.

    5. Je fais les exercices en 1er, après j'ai du temps pour apprendre par cœur ma leçon.

  2. Étudie la leçon p. 40

    1. J'apprends direct par cœur phrase par phrase.

    2. Je sors mes crayons de couleur, je colorie les titres, les mots importants ou que je ne comprends pas. Ensuite je lis plusieurs fois et je cherche à comprendre. Je n'essaie pas d'apprendre par cœur.

    3. Je lis une fois ma leçon et je l'apprend par cœur juste après.

    4. Je recopie ma leçon tout de suite.

    5. Je lis ma leçon et je la recopie.

    6. Je lis, je cherche à comprendre et je me pose des questions comme si c'était un contrôle ; je vérifie mes réponses dans la leçon.

  3. Expliquez en quoi l’appétit se distingue de la faim.

    1. Je vais utiliser des arguments pour montrer que l’appétit est différent de la faim.

    2. Je vais mettre en évidence les rapports de ressemblance et de différence entre ces deux phénomènes.

    3. Je vais donner des exemples qui montrent que l’appétit et la faim sont différents.

    4. Je vais exposer pourquoi il est important de faire la différence entre l’appétit et la faim.

    5. Je vais faire comprendre clairement quels facteurs différencient l’appétit de la faim en considérant l’origine, le fonctionnement et la finalité de ces deux phénomènes.

 

et pour terminer cet ardent brassage de neurones sur une note légère, lisez le texte  de Jacques charpentreau, un poète contemporain, qui illustre avec humour la difficulté  qu'ont les élèves de comprendre ce que les professeurs attendent d'eux .

LE CORBEAU ET LE PERROQUET.doc

14 septembre 2010

Savoir lire une consigne

Savoir lire une consigne c'est déjà 51 % de la réponse juste.

Demande-toi toujours :

  1. ce qu'on veut te faire faire
  2. à quel endroit se trouve la réponse.

Y a t-il un point d'interrogation, une phrase de type interrogatif ? Alors tu dois répondre à une question  en faisant une phrase.

Y a-t-il un point normal à la fin de la phrase ? Le verbe est-il au mode impératif ? Alors on veut te faire agir d'une certaine manière, avec ton esprit ou avec ton corps. Tu dois donc faire ce qu'on attend de toi.

Le vocabulaire des consignes ne varie pas énormément ; ce sont les verbes les plus importants et tu dois savoir ce qu'ils signifient.

verbes-de-consignes.doc


01 octobre 2009

Carte heuristique, mind map, carte mentale et topogramme

 

Voilà plusieurs mots différents pour une seule technique inventée dans les années 1970 par l'Anglais Tony Buzan qui a fait des recherches sur l'apprentissage et le cerveau humain. Son but a été de créer un outil facile d'accès, une façon de penser qui sollicite le cerveau tout entier et libère son potentiel.

C'est quoi ce mot ?

Heuristique est à rapprocher d'Eurèka, la formule d'Archimède ( qui criait " J'ai trouvé ! " en grec en sortant de son bain ) ; c'est l'art d'inventer, de faire des découvertes et cela concerne tout ce qui peut aider à trouver. Le cerveau fonctionne par découvertes successives et par association d'idées, ce qu'ont déjà montré il y a plus d'un siècle les travaux de Sigmund Freud (quelques citations et une photo sur Evene ) sur les associations libres, l'accès à l'inconscient et aux rêves. Idem pour l'écrivain Marcel Proust avec l'épisode de la madeleine, qui fait revivre au narrateur tout un pan de son enfance - visions, goûts, émotions…-  grâce à un bout de madeleine trempée dans du thé : " tout cela qui prend forme et solidité est sorti, ville et jardins, de ma tasse de thé ".

Une carte heuristique , qu'est ce que c'est ?

Pour faire simple , c'est une technique de représentation graphique des idées et des relations entre ces idées qui fait travailler la totalité du cerveau (droit + gauche, limbique, émotionnel et cortex). pour ceux que le fonctionnement du cerveau passionne, c'est par ici qu'il faut regarder : site canadien le cerveau à tous les niveaux.

Alors comment je fais ?

Eh bien je commence par prendre mes crayons de couleur et une grande feuille (au moins A4) en format paysage.

  • * Je dessine (pas besoin d'être Picasso ou Vinci) au centre mon thème et partant de lui mes sous-thèmes : de grosses branches près du tronc, des branches plus fines au fur et à mesure qu'elle s'éloignent.
  • * J'utilise une couleur pour chaque branche afin de mieux les différencier, donc de mieux les mémoriser.
  • Chacune porte un mot, pour générer davantage d'associations d'idées, et chaque branche est de la même longueur que le mot pour que mon cerveau associe les deux.
  • * Je dessine une image par mot,
  • * Je trouve des mots-clés,
  • * Je varie les tailles des lettres,
  • * J'associe des codes, des couleurs, des symboles qui vont rendre mon travail PERSONNEL, propre à mon cerveau.
  • * Je dessine des flèches pour établir les connexions entre les idées.

Et comme on voit mieux avec des exemples :

Un exemple d'arbre à idées dessiné par Émile Zola pendant la préparation des Rougon -Macquart sur le site de la BNF

Un exemple ici, tout plein d'exemples là sur le site Pétillant

Des cartes heuristiques dessinées à la main : 

voici la galerie de Marion Charreau sur Flickr : en cliquant ur la première carte vous verrez défiler en diaporama toutes celles qu'elle a créées 

 

A quoi ça sert ?

  1. A coucher sur le papier des idées de façon visuelle.
  2. A trier ses idées, apprendre à developper et détailler.
  3. A trouver et organiser ses idées pour une rédaction.
  4. A préparer une prise de parole : cours, exposé, réunion etc.
  5. A éviter de lire à haute voix un texte lors d'un exposé.
  6. A prendre des notes. Dessiner, colorier et classer les informations font intervenir le cerveau droit et gauche. Alors que quand on écrit son cours de haut en bas  (en mode texte), c'est le cerveau gauche qui travaille, celui qui gère la logique et le langage (mais pas les émotions qui permettent de mémoriser ! )
  7. A inventer des associations d'idées quand on se prépare à écrire, quand on imagine quelque chose, ce qui favorise non seulement la créativité mais aussi la mémoire longue, celle qui a besoin de représentations personnelles.
  8. A résumer ce qu'on lit.
  9. A apprendre autrement, à réfléchir plus clairement : comme on utilise son cerveau droit, on développe son intelligence visuelle et spatiale et on mémorise donc mieux.
  10. A prendre des notes rapides et personnelles pendant la lecture d'un roman au lieu d'écrire toute une page et de perdre le fil (ou le plaisir) de la lecture.
  11. A provoquer des synapses (les connexions des neurones entre eux qui génèrent la mémoire des informations rencontrées et traitées ensuite par le cerveau). Pour en savoir plus sur les synapses, voyez le lien à gauche dans la catégorie "Apprendre"= >BD pour savoir comment fonctionne… Cliquez ensuite sur Sommaire, puis sur Aile Changeux. 

N'oublions pas que l'important, ce n'est pas l'outil, c'est la façon de s'en servir ! Donc vous n'êtes pas obligés d'adopter la carte heuristique : soyez libres de trouver ce qui vous convient le mieux. Mais n'en ayez pas peur non plus : c'est nouveau pour vous, probablement, cela va donc vous demander de vous adapter à une situation nouvelle, donc de développer vos intelligences !

Pour aller plus loin :

Des ressources sur la Toile :

le site Pétillant, en français http://www.petillant.com/rubrique1.html  ; une introduction aux cartes heuristiques

le blog d'une de mes collègues, prof de français et latin et spécialiste des cartes heuristiques : http://lewebpedagogique.com/litterae/

Le site créativité.net : ,http://www.creativite.net/mindmap-schema-heuristique-topo...